Loi du port

Par la grâce de Yun, empereur des morts, ici sont inscrites les lois relatives au bon comportement au sein du port. Elles sont appliquées sous le dôme khitan et ses environs directs à portée de flèche, à l’exception des sols reconnus comme territoire d’ambassade. Ces derniers résultent d’accords spécifiques dont la nature est à définir entre la noblesse du port et l’autorité dont dépend l’ambassade.

Privilèges

Au sein des terres du port du soleil couchant, il existe plusieurs classes. Ces dernières sont décrites ci-dessous.

Noblesse du port – La noblesse du port, est représentée par la dynastie de Shang. Elle doit être notifiée et reconnue par la Gongzhu. Respect et déférence sont dus à un membre de la noblesse, des châtiments pouvant être appliqués en cas de manquement. La noblesse a le droit de résider au port, dans les limites des places disponibles. La noblesse ou son représentant désigné juge des crimes de sang, et peut intervenir dans tout jugement ou litige, disposant notamment du droit de grâce.

Gardes du port – Représentants de l’ordre au sein des terres du port, les gardes sont habilités à questionner, fouiller, arrêter ou neutraliser toute personne suspectée d’un crime. Elle est également habilitée à faire fouiller, sous ordre du capitaine de la garde, toute habitation sur ses terres. Elle est autorisée à confisquer les armes des individus reconnus violents et à leur interdire le port d’arme au sein du port à titre temporaire ou définitif. Elle peut également garder sous séquestre un bien soupçonné d’avoir été volé jusqu’à ce que l’affaire soit réglée. Le capitaine de la garde ou son représentant désigné juge les crimes mineurs. Les gardes sont logés dans les baraquements du fort.

Artisans du port – Les artisans du port représentent l’aspect commercial du port. Ils ont interdiction de traiter avec les bannis, mais peuvent conduire le reste de leurs affaires commerciales comme ils le souhaitent, dans le respect et la dignité qui est demandée à tout représentant du port. Ils peuvent demander à loger au sein du port.

Partenaires du port – Les partenaires sont comme les résidents, à la différence qu’ils ont reçu la charge d’un aspect quelconque de l’économie ou de la gestion du port, et ont donc une autorité limitée à certains domaines autour de ces charges. Aucun logement au fort ne leur est donné, mais ils peuvent ponctuellement avoir accès à certaines zones limitées.

Résidents extérieurs au port – Les résidents extérieurs au fort sont tolérés sur ses terres et peuvent librement circuler dans les zones accessibles du fort. Ils ne possèdent aucun droit d’accès aux espaces limités du port.

Bannis du port – Les bannis du port n’ont aucun droit de circulation dans l’enceinte du fort en lui-même, mais peuvent continuer de vivre paisiblement sous le dôme. Ils n’ont plus le droit de plainte s’ils subissent un préjudice, mais peuvent venir chercher refuge auprès de la garde en cas de danger de mort.

Statuts particuliers – Au bon vouloir de la noblesse et notamment dans le cadre de délégations diplomatiques entre celle-ci et les groupements extérieurs, il peut-être accordé à un individu n’étant pas dépendant du port, des prérogatives et des privilèges particuliers associés aux fonctions ou au statut qui sont les siens. Un document présentant les prérogatives et privilèges sera confié à l’individu qui devra le présenter à la garde sur demande.

Deux catégories de crimes sont reconnues par les autorités du port. Les crimes mineurs, jugés par la garde du port, et les crimes de sang, jugés par la noblesse. La noblesse peut cependant se saisir de toute affaire.

Crimes mineurs

Vol

Le vol des biens qui ne vous appartiennent pas est défendu. Même si le bien a l’air abandonné ou se trouve à l’écart d’un camp, il est interdit de se servir sans l’autorisation du propriétaire. La garde se réserve le droit de faire fouiller chaque campement présent sous sa juridiction, avec ou sans autorisation des habitants, afin de retrouver les biens perdus et dénicher le voleur.

Trouble de la tranquillité ou de la sûreté des lieux

De manière générale, tout comportement qui pourrait troubler la tranquillité ou la sûreté des lieux est interdit. Pour exemples, sont à proscrire :

– La construction de temples non-autorisés.
– La construction sur le plan d’eau.
– La provocation.
– Le sacrilège et la profanation.
– Le vandalisme.
– Les conflits entre clans.
– Les rixes non amicales.
– L’irrespect envers la noblesse.

Liste non exhaustive.

Tout grief doit être signalé à la garde du port.

Crimes de sang

Agressions et assassinat

Il est expressément interdit de blesser, tuer, torturer, ou de manière générale s’en prendre physiquement à autrui sur le territoire défini du port, sans autorisation de la garde ou de la noblesse du port.

Un individu victime d’une attaque doit avant tout chercher à se réfugier dans le fort où la garde le protégera. Si cela s’avère difficile, il est autorisé à se défendre, mais il est obligatoire de limiter ses actions afin de ne causer que les blessures strictement nécessaires à l’agresseur pour l’empêcher de nuire.

En aucun cas, il n’est autorisé de se faire justice soi-même.

Trahison

Toute atteinte majeure ou répétée aux intérêts et à la sécurité du port pourra être qualifié d’acte de trahison et sera jugé comme tel par la noblesse.

Châtiments

Les châtiments pour avoir enfreint les lois sous l’œil vigilant de Yun, sont les suivants.

La simple corvée – Le châtié devra réaliser une ou des taches quelconques pour combler les besoins du port, et ne sera pas payé en retour. Refuser de réaliser cette tache le conditionne à recevoir un châtiment plus sévère. 

Le bannissement du fort – Le châtié sera banni du fort et ne pourra plus y entrer, sous aucune condition. Son bannissement pourra être révoqué si ce dernier est jugé avoir fait des progrès comportementaux satisfaisant la noblesse du port.

Bannissement préventif – En cas de suspicion de crime, la garde et les représentants du fort se réservent le droit de refuser l’accès au port à un individu jusqu’à ce que la situation soit éclaircie.

La confiscation – Qu’il s’agisse d’une manière d’indemniser une victime, de dédommager le port, ou de ponctionner une amende, les biens d’un criminel peuvent être confisqués à titre temporaire ou définitif.

Le châtiment corporel – Par le pouvoir de la Gongzhu Yu Huan Shang ou l’application d’une sentence par la garde, le châtié sera soumis au supplice de quelque manière que ce soit, incluant mais n’étant pas limité à : douleur, enchaînement pour une longue durée à un mur, suppression d’un sens, castration, blessure. Les châtiments avec séquelles physiques et mutilations de quelque sorte qu’elles soient, ne peuvent être prononcés que pour les crimes de sang.

Le retour au Néant – Une simple forme d’exécution, réservée au cas les plus graves, la Gongzhu renverra le châtié dans le Néant d’où il a été sauvé, mettant fin à son existence à jamais, dans cette vie comme dans toutes les suivantes. Ce châtiment ne peut être prononcé que pour les crimes de sang.