Polythéisme Shémite

Une ziggurat

La religion Shémite

La religion Shémite est polythéiste et très largement basée sur la fertilité et le destin. A l’origine, cette religion animiste était une combinaison de culte tribaux et de la nature aux déités littérales. La religion d’origine des Shémites était une religion de la nature à cause de l’importance des troupeaux et de leur fertilité ; le soleil la lune et les étoiles étaient leurs dieux. Les choses naturelles et non-vivantes comme les montagnes étaient considérées comme étant imbibées d’énergie divine. Les humains, en particulier les Fils de Shem, étaient les gardiens du monde sous l’œil attentif des dieux. Leur religion d’origine était aussi tribale dans le sens ou les Fils de Shem ne convertissaient pas les autres. L’un était soit un membre de la tribu et donc un Fils de Shem ou il ne l’était pas.  Cette forme primaire de religion Shémite leur a donné une cosmologie et une cosmogonie – La structure et l’origine du monde et la place de l’homme dans celui-ci.

Les Fils de Shem proviennent peut-être d’une zone montagneuse car leurs dieux vivaient en haut des montagnes. Pour de raisons obscures ils furent forcés de quitter leur terre natale. Cet exode changea également la nature de leur religion. Avec leur déplacement jusqu’aux plaines et déserts de Shem ils n’avaient plus de grandes montagnes à vénéré, alors ils érigèrent des montagnes artificielles appelées Ziggurats. Avec la construction des Ziggurats, la religion basée sur la nature devint progressivement plus sacramentelle. D’autres sacrements furent ajoutés aux religions, comme des prostituées sacrées, qui sont considérées comme des hôtes vivants pour les divins quand elles exécutent leurs arts érotiques. Des statues des dieux furent considérées comme des manifestations des dieux. Ces sacrements et ces rites furent créés pour imprimé au Fils de Shem leur obligations envers les dieux.

Poussés depuis leur terres natales jusqu’à des plaines désertiques, conquis par les Stygiens et forcés à combattre chaque jour contre les éléments pour leur simple survie, leur religion évolua pour expliquer la dureté de la vie Shémite. Ainsi l’aspect de la religion Shémite qui touche à la nature devint prophétique. Une caste de prêtres se développa pour guider et avertir les Fils de Shem. Les prêtres et les soigneurs de Shem reflètent encore cette nouvelle étape. Les prêtres n’interprètent pas les révélations passés mais en reçoivent de nouvelles. La société et ses actions sont des manifestations de la volonté des dieux. Si de bonnes choses arrivent, les dieux sont contents. Si des mauvaises choses se passent, c’est que ce doit être la rétribution divine. Les prêtres doivent ensuite révéler ce que les dieux attendent des hommes pour améliorer la société. Le comportement correct est emphasé au travers des croyances correctes, créant une acceptation quasi unanime des codes d’honneurs parmi les Shémites. Ainsi, la religion d’origine naturelle des Shémite devint une religion principalement prophétique aux aspects sacramentaux et aux quelques vestiges tribaux.

Prédestination & péché

Les prêtres Shémites enseignent le sinistre concept de prédestination, résultant dans un fatalisme parmi les Shémites, qui croient que leur jour de mort arrive et qu’ils ne peuvent rien faire pour y remédier. Les Fils de Shem ne luttent pas contre le destin car ils le voient comme inévitable. Les Shémites de l’est, en particuliers, rendent hommage au destin, et plusieurs de leurs dieux et déesses sont des déités du sort et de la destinée. Les Shémites croient également en un au-delà juste, une sorte de résurrection ou de réincarnation. Les âmes des hommes mauvais, d’après les Shémites, sont emprisonnées dans le corps de singes en guise de punition pour leurs péchés.

La religion Shémite offre une explication aux tribulations et aux obstacles dans la vie. Des actes déplaisant aux dieux les poussent à envoyer des démons et des afflictions à l’offenseur, sa famille ou même sa ville, dépendant de la sévérité du péché. Ces démons apportent avec eux maladies, pestes, folie, conquérants ennemis, mortalité infantile, monstres, et désastres environnementaux. Les dieux ont des intentions nobles et ont donné aux Shémites tout ceux qu’ils avaient, mais ils ont également un grand pouvoir et ne se gênent pas de les démontrer quand ils sont raillés. Tous sont nés avec la capacité de déplaire aux dieux, donc les Shémites enseignent que si l’un soufre, ils ne doit pas jurer par le nom des dieux, mais les glorifier dans une tentative de diminuer leurs actes déplaisants et prier leur nature clémente pour recevoir le pardon. Ainsi la particularité des Shémites au comportement correct avant la foi correcte est démontrée. Si les dieux décident de tourmenter, l’un ne peut que prier ou endurer. Les Shémites des prairies avec les mains autour du torse et l’espoir que les dieux aient pitié et clémence.

A l’inverse des dieux Cimmériens, les dieux Shémites répondent supposément aux prières, vénérations et sacrifices. En effet, toute la vitalité, la fertilité et prospérité des Fils de Shem, collectivement et individuellement, dépend de ces cérémonies. Les dieux contrôlent le passé comme le futur autant que les événements naturels. L’expression de la colère de dieux peut être des tsunamis, des sécheresses, des tremblements de terre et d’autres désastres naturels. Les dieux manipulent les destins des hommes, comme il se doit d’être car les dieux ont créé les Fils de Shem dans l’exact but de les servir. L’idée derrière la religion Shémite est que l’humanité est constamment à la merci des dieux – d’où le fatalisme des Shémites. Ils savent que si un dieu a pris une décision, alors cette décision ne changeras pas sauf si quelqu’un connait le rituel correct pour apaiser la colère du dieu.

Esprits & magie

La religion Shémite était à l’origine fortement animiste, ce qui veut dire que tout ce qui était autour des Shémites possédait de l’énergie divine voir même des pensées conscientes. Les pierres, les arbres et les rivières peuvent toutes être attribuées aux émotions humaines. La magie était et reste la seule explication pour le fonctionnement du monde. Tout est divin et vient des dieux. Les Shémites des prairies en particulier n’ont pas de sens d’eux même en tant que civilisation grandissante.  D’après eux, ils ne faisaient rien pour construire une civilisation, c’était simplement l’œuvre des dieux. Parmi les Pelishtims, les aspects animistes des religions Shémites sont restés plus fort qu’ailleurs en Shem. Les Pelishtims croient que chaque personne a un fantôme, un esprit ou une incarnation mineure d’une déité qui le suit en permanence. Une grande partie de leurs prières sont dirigées vers leurs dieux personnels, les implorants de plaider en leur faveur aux assemblées des dieux.

Pour assurer la continuité des faveurs des dieux et des déesses dans les cieux, les prêtres de Shem sont supposés offrir des prières journalières et des sacrifices. Des repas sont cuits pour les dieux et les déesses. Leurs portions sont les jambes droites, les reins et la croupe des animaux. Le reste des animaux sacrifiés est mangé par les participants au rituel. Les prêtres effectuent des cérémonies rituelles pour assurer la richesse et la prospérité, comme en versant de l’eau sur des gerbes de graminées ou des paniers de fruits pour apporter la pluie et les crues. Les rituels sexuels sont effectués pour assurer la fertilité des champs et des troupeaux. La plupart de la magie est de la magie « blanche » et non pas de la sorcellerie. La magie fonctionne parce que celui qui envoie le sort croit qu’elle fonctionne. La plupart du temps, si le lanceur croit en la magie, elle fonctionnera.

Étant donné que la vie de la plupart des Shémites des prairies orbite autour de la volonté des dieux, donc la forme de magie principale pratiquée en Shem est divinatoire. Les Shémites ont souvent peu de confiance en eux-mêmes, ne pouvant jamais être totalement sûrs des intentions des dieux envers eux. Les prêtres les relèvent de ce manque de confiance en pratique la divination à travers une variété de façons, révélant à travers des signes et des présages la volonté des dieux. Ceux qui peuvent s’offrir le meilleur amènent avec eux un animal ou un esclave pour le sacrifier. Après le sacrifice rituel, le prêtre examine les organes de l’animal ou de l’esclave et divine ainsi les volontés futures des dieux. Les plupart des prêtres pratiquent l’hépatoscopie, ou l’art de lire les foies pour y déceler les signes des dieux. D’autres méthodes incluent l’interprétation de motifs de fumées créés en brûlant des encens noirs, l’interprétation des motifs que forme l’huile quand elle est versée à la surface de l’eau, les motifs laissés par les restes de thé ou de café, le mouvement des astres et l’interprétation des rêves sont autant d’autres techniques courantes. Les étoiles sont observées de près par les prêtres ; chaque mouvement des planètes visibles est catalogué avec soin (à noter que Vénus est considérée comme étant l’étoile d’Ishtar en Shem, et non pas une planète). Tout forme de phénomène observable est scruté et enregistrer, incluant la météo, le comportement des animaux et les mouvements astronomiques. De grands volumes d’observations sont compilés et stockés pour les générations futures. D’autres magie utilisées par les Shémites incluent des formules rituelles, des hymnes ou des amulettes conçues pour repousser les démons ou influencer positivement le jugement des dieux.

En plus des oracles, une partie des prêtres est composée de véritables sorciers ou conjurateurs, mais la magie est utilisée uniquement pour influencer les dieux et jamais la volonté des hommes.

La mort & l’après-monde

Les Fils de Shem n’ont pas de vue établie de ce qui vient après la vie comme beaucoup de nations Hyboriennes l’auraient. L’enfer et le paradis sont des idées floues aux mieux pour eux. Au lieu de ça, ils ont une terre sombre pour les morts. Ce qu’une personne fait durant sa vie ne fait aucune différence ; quand une personne meurt, les dieux la consigne à l’après-monde, aussi appelé Aralu. Même si il est dirigé par Nergal et Ereskigal, les dieux n’ont pas vraiment de pouvoir là-bas. Ils n’ont de pouvoir que sur le monde des vivants. Ce qui veut dire que l’un peut prier l’aide des dieux durant sa vie, mais leur envoyer une prière après être mort est inutile. La mort scelle le destin des hommes et rien ne peut changer ce fait.

L’après-monde est un endroit sombre ou les fantômes des morts errent sans but, lassés et misérables. Leur errance peut les conduire hors de l’après-monde où ils peuvent hanter les vivants et se nourrir d’eux comme des vampires. Pour éviter cela, les Fils de Shem tentent de pacifier les morts en le faisant dons de nourriture et de bière, les soutenant dans leur vie sans sommeil. Beaucoup de maladies sont considérées comme étant causé par l’oubli dans un ancêtre défunt et de son appétit.

L’après-monde des Shémite est accessible via une variété d’entrées, en particulier à travers les cavernes et les rivières souterraines. Une autre entrée se trouverait dans la vie d’Eruk. Pour entrer dans l’après-monde, l’on doit entrer totalement nu et passer à travers les sept portes. Une fois la septième porte derrière soi, on doit s’occuper du passeur.

En plus des fantômes et des démons, le soleil et la lune s’y reposeraient également pour des courtes périodes de temps. La nuit, le soleil se repose dans l’après-monde ; la lune s’y repose quelques jours par mois, l’explication des Shémites pour la nouvelle lune. Les morts reçoivent certaines règles quand ils entrent dans l’après-monde, notamment la nudité, de ne pas porter d’arme et de rester silencieux.

Mythes & mystères

La religion Shémite est faite de mythologie et de mystères. Le plus important des mythes est celui de la Création du Monde, du Grand Cataclysme, de la Descente d’Ishtar dans l’Après-monde et du mariage des Dieux-Patrons. Presque tous ces mythes révèlent les mystères de la naissance, la mort et la résurrection, en parallèle avec les cycles de l’agriculture.

Mort et enterrement

Enterrement chez les Shémites des prairies.

Les Shémites des Prairies et les Pelishtims sont des gens de coutumes, de traditions et de rituals. Les funérailles rituelles sont vitales pour la survie des civilisations car si les morts ne sont pas correctement enterrés, ils reviendront terroriser les vivants. Dans ce but, les Shémites enterrent leurs morts dans de grands cimetières éloignés des villes et des prairies sous un grand tertre qui peut contenir des milliers de tombes organisées en lots réguliers, complétés par des allées et des ruelles. Ces cimetières sont en général en dessous d’un mile carré mais certains sont plus grands. Le site mortuaire de 4 miles carrés rattaché à Asgalun est réputé pour contenir des centaines de milliers de tombes.

Les cadavres des roturiers sont enroulés dans des tapies de natte, ou, si ils peuvent se le permettre, dans un cercueil d’argile ou d’osier. Les morts plus riches sont placés dans des cercueils de briques. Une substance collante appelée bitumen est utilisée comme mortier pour scellé les cercueils. A l’intérieur du cercueil, le corps est placé sur son flanc, les jambes repliées et les mains sur le visage. Les possessions personnelles, armes et bijoux, sont placés avec le corps. Certains rituels pour piéger l’âme et l’empêcher de sortir du cercueil sont lus. Si le défunt était riche, il peut être escorté à la tombe par des servants et des musiciens qui boivent ensuite une drogue pour se rendre inconscients. Après le rituel, les prêtres et les ouvriers scellent la tombe, enfermant avec le défunt les servants vivants qui ont été désignés pour le servir même dans la mort.

La croyance dans les fantômes et les esprits est tellement forte parmi les Shémites qu’il est traditionnel pour un roi Shémite qui conquiert une nouvelle cité-état d’ouvrir les tombes pour que les défunts pourchassent les soldats qui ont pu réussir à s’échapper.

L’enterrement chez les nomades.

Les nomades sont toujours enterrés dans une orientation est-ouest dans des tombes creuses. Des pierres marquent la tête et les pieds du défunt. Si les nomades est enterré dans un endroit particulièrement hostile, toute la tombe est couverte de pierres. Ses vêtements sont déposés sur la tombe et laissés aux voyageurs qui pourraient en avoir besoin. Les femmes de certaines tribus sont parfois enterrées avec leurs bijoux.

Croyances étrangères & Mitra

La croyance des Shémites dans leurs dieux est si forte que leur vénération s’est peu à peu étendue aux nations étrangères. Anu le dieu-taureau est vénéré en Corinthie, le culte du pernicieux Dagon et sa concubine Derketo a trouvé son chemin au sud jusqu’en Zembabwei, les fervents d’Ishtar peuvent être trouvés dans beaucoup de royaumes Hyboriens plus au nord. Particulièrement en Koth. Les Shémites, dans l’ensemble, ridiculisent en particulier le culte de Mitra en tant que seul ‘vrai’ dieu, car c’est un homme. Les cultes Shémites sont centrés autour du renouveau annuel, qui requiert une femme. Comment Mitra peut-il renouveler le monde alors qu’il n’a pas de vagin ni l’accès à un ? Ainsi, pour les Shémites, la religion Mitrane est condamnée à stagner. L’aspect stagnant du culte de Mitra est plus évidant pour les Shémites car c’est une religion basées sur des révélations, données jadis par Mitra et interprétées et appliquées depuis par les érudits et les prêtres. Si Mitra a donné ses règles une et une seule fois, alors qu’est-il comme dieu ? N’a-t-il rien à dire sur le présent ? La vie change constamment mais pas le culte de Mitra. Tout ce qu’il peut s’offrir sont de nouvelles interprétations d’anciennes, stagnantes lois, qui poussent les Shémites à se demander pourquoi Mitra n’a pas fait les lois plus clair pour commencer, ne laissant pas place à l’interprétation.

Les dieux de Shem

‘« Mais les dieux sont réels. » dit-elle, poursuivant à haute voix sont train de pensées. Et au-dessus de tous sont les dieux des Shémites – Ishtar et Ashtoreth et Derketo et Adonis – Bel, également, est Shémite, car il est né dans l’ancienne Shumir, il y a bien, bien longtemps, et marcha en riant, avec sa barbe frisée et ses yeux perçants, pour voler les gemmes des rois de jadis.’ Robert E. Howard, La reine de la côte noire.


Les Shémites polythéistes ont un penchant pour les dieux et déesses. Chaque cité-état vénère l’une ou l’autre divinité obscène de la fertilité en tant que saint-patron, croyant que les idoles trapues en bronze contiennent l’essence de leur dieu. La plupart des déités de la fertilité sont des ‘Mères-nature’ ordinaires dans les contrées agraires. Les cultures poussent parce qu’un dieu mâle s’est accouplé avec une déesse. Quand le chaud et sec été arrive et que les champs sèchent et brunissent, ils savent que les dieux mâles se meurent, mais quand les champs fleurissent à nouveau en automne, leurs dieux sont à nouveau vivants. C’est comme ça que dans les religions Shémites, le consort mâle est tué et revient à la vie chaque année, coïncidant avec le cycle de pousse et de récolte des champs. Beaucoup de rituels Shémites impliquent l’imitation de ce sacrifice et de renaissance à travers des manières caricaturales et symboliques qui impliquent souvent un sacrifice humain et des rituels sexuels. En effet, même devant ces dieux craints et imposants, l’humanité doit se montrer humble, ce qui implique souvent de s’approcher des autels nus en se déplaçant sur les mains et les genoux.

La plupart de ces déités sont des concepts simples accompagnées de cérémonies étranges et élaborées destinées à leur vénération. Les dieux reçoivent des apparences à travers des statues de cuivre ou de bronze ventripotentes et grossières aux appareils sexuels grossièrement exagérés, taillées par des artisans de renoms. Les idoles sont considérées comme possédant l’esprit du dieu ou de la déesse en question. Même si les districts des temples des villes on en général une variété d’autels dédiés à bien des dieux, chaque cité-état  tend à s’identifier plus directement avec l’un ou l’autre de ces dieux en particulier. Ces symboles du pouvoir des dieux deviennent le Saint-Patron de la ville. Bel, par exemple, est le Patron de Shumir et Pteor celui de Pelishtia. Les Saints-Patrons ont plus que du pouvoir religieux ; ils donnent également du pouvoir politique. Un roi fort est considéré comme ayant le soutient du Patron, au contraire d’un roi faible.

Certains des dieux et déesses les plus célèbres des décadents Fils de Shem sont listés ci-dessous :

Adonis (Tammuz)

Le fils d’Anu et le compagnon d’Ishtar, Adonis est un dieu de la fertilité, à la fois dans le sens phallique et sexuel du terme mais aussi en termes de dieu de l’agriculture, de la végétation et des pousses. Ses statues sont des représentations nues et grossières en bronze, mettant l’emphase sur ses appareils génitaux. Le sexe, pour les Shémites, n’est pas un acte honteux, mais au contraire un rite jouissif qui est bénéfique physiquement et spirituellement. Les Shémites sont friands de toutes sortes de techniques élaborées pour l’acte sexuel. Les mythes d’Adonis indiquent qu’il fut tué ou assassiné pendant qu’il chassait, soit pas un sanglier, ou par des consorts de sa concubine, Ishtar. Dans les deux cas, le mythe apprends que la mort est nécessaire à la vie. D’ailleurs, Adonis est souvent représenté par un sanglier, sa mort par un sanglier est un bon indicateur du fatalisme caractéristique des Fils de Shem – Il était l’instrument de sa propre mort, se la donnant à lui-même. Ishtar voyagea jusqu’aux enfers pour le ramener à la vie, passant à travers les sept portes, déchirants ses vêtements sur le chemin et menaçant les démons qui gardaient les portes. Pour pouvoir retourner sur la terre, Adonis a dû accepter de passer 6 mois par an dans l’après-monde, et c’est pour cela que la moitié de l’année, la terre subit l’hiver, froid et infertile. Au printemps, Adonis revient, et les prêtres organisent des fêtes et rituels ou les prêtresses imitent le voyage d’Ishtar vers les enfers et ou les prêtres s’entaillent pour répandre leur propre sang sur le sol pour symboliquement éveiller la fertilité du monde. Encore plus importants que les rites annuels, les Shémites vénèrent Adonis pour leur fertilité et vitalité sexuelle personnelle. L’amour entre Ishtar et Adonis soutient le monde et l’acte sexuel physique est une allégorie de l’accouplement des dieux. Certaines cité-états l’appellent Tammuz. Certaines cité-états donnent à Anu ou Pteor le rôle d’Adonis dans leurs mythes. Le nom n’est pas très important pour les Shémites, car le comportement correct compte plus que la croyance correcte.

Ahuramazda

Ahuramazda est un dieu de la sagesse et la création, unique en Shem à la grande cité-état impériale du barbare Shushan.

Anu

Le dieu du ciel nocturne Anu est vénéré à travers Shem. C’est un dieu des rois et il n’est pas particulièrement bon envers les roturiers. Il est le dieu des cieux au-dessus des vents (les vents sont le domaine d’El-Lil) et son domaine est le plus beau de nuit. La domestication des troupeaux est un événement important dans le développement d’une civilisation, donc Anu reçoit souvent l’apparence d’un taureau, un symbole de pouvoir masculin et de virilité. Le bétail, les bœufs et les taureaux sont sacrés pour lui, et, à l’exception des vaches les plus utiles, ils lui sont donnés en sacrifice. La symbolique du taureau est la force, la furie et le labeur. Les bœufs sont utilisés pour labourer la terre pour y faire pousser les cultures, et donc Anu est lui aussi considéré comme un dieu-créateur, labourant l’univers pour y créer les dieux. Son rugissement effraie les cieux pour en libérer l’eau, créant la pluie sur la terre. Il rappelle la terre de son pouvoir à travers le croissant de lune, qui est la représentation de ses cornes.

Anu est un dieu redoutable et distant qui ne souhaite pas être troublé par les problèmes de tous les jours des mortels et qui enverra son courroux sur ceux qui le dérangent pour rien. Il est prié pour obtenir la pluie, car son rugissement secoue les cieux pour en faire tomber de l’eau. Dans certaines régions, Ishtar, sa seconde compagne et sa fille, est priée pour amener la semence d’Anu dans la pluie et fertiliser la terre. Le rituel est souvent symboliser par l’union du grand-prêtre d’Anu et de la grande-prêtresse d’Ishtar. Dans l’est, Anu est vénéré par les tribus du désert pour rendre le soleil moins dur, car l’apparition de ses cornes dans le ciel refroidis le sol chaud.

Le symbole d’Anu est un autel surmonté par des cornes. Son nombre est le 60 et sa place sacrée dans les cieux est « l’équateur sacré ». Tout ce qu’il peut formuler par des mots devient réalité dans l’instant. Sa première compagne, Antu, fut remplacée par Ishtar, sa fille. Antu et Anu créèrent les démons avant qu’il la remplace. Antu est représentée par la planète terre dans son entièreté.

Ashnan

Ashnan, sœur de Lahar, est la déesse fertile du grain. Comme son frère, elle est vaniteuse et arrogante, diminuant son frère pour se faire voir comme meilleure. Ashnan fut créée par les dieux pour leur apporter de la nourriture. Ne voulant pas être une servante, elle refusa. Son refus (avec le refus similaire de son frère) poussa les dieux à créer l’humanité pour les servir. Ashnan est vue comme puissante et est appréciée par les Shémites, car elle est vue comme leur plus grande partisane, possiblement par peur de devoir servir les dieux si ils décident de détruire l’humanité. Elle est aussi vue comme la sainte-patronne de la bière, une autre source de sa popularité chez les Shémites. Elle est connue comme une servante douce par les Shémites. Elle est la compagne d’El-Lil, le dieux des vents, et est la mère de Nergal et de la lune.

Ashtoreth

Ashtoreth est la servante d’Ishtar, la déesse des prostituées. La sexualité n’est pas considérée comme basse ou honteuse en Shem. De fait, les prostituées sont des servantes d’Ishtar, commandées de coucher avec tous les adorateurs contre de l’argent. Les danseuses d’Ashtoreth symbolisent l’acte sexuel à travers les mouvements de leur danse.  Dans certaines parties de Shem,  Ashtoreth et Ishtar sont la même divinité, les deux noms étant utilisés et inter-changés. Elle est souvent représentée sous trois formes : Une jeune femme, vierge ; une femme d’âge moyen, fertile au ventre rond ; une vielle femme, sage dans sa connaissance des hommes et des femmes, une professeures pour les prostituées et les jeunes mariées.

Bel

Bel est un des dieux Shémites les plus répandu à l’étranger. Vénéré en Zamora, Brythunie et ailleurs en Shem, Bel est le dieu des voleurs, Saint-Patron de Shumir et Arenjun en Zamora. Il est souvent représenté sous la forme d’un aigle portant un éclair entre ses pattes, sous-entendant qu’il peut voler le pouvoir des cieux s’il le désire, pouvant même voler le pouvoir des dieux. Sa vénération n’implique aucun sacrifice animal ou humain. Conan parle favorablement de Bel, et il parle rarement en bien des dieux qui demandent des sacrifices. Le lieu principal pour sa vénération reste son Ziggurat à Shumir.

Dagon

Ce dieu mi-homme, mi-poisson, est également un dieu de la fertilité. Comme la plupart des dieux Shémites, il demande d’être approché nu. Il convoitise Derketo et dans certaines cité-états est considéré comme son compagnon principal. Ses adorateurs s’abstiennent de manger du poisson mais c’est à peu près la seule limite qu’ils s’imposent ; ses rites sont orgiastiques et libertin. C’est également un dieu de la guerre. Il aime voir les trophées de ses victoires empilés devant lui, en particulier les têtes de ses ennemis. Il est dit qu’il favorise ceux qui promettent de les lui apporter. Il est aussi un dieu agraire, favorisant le maïs.

Derketo

Derketo est une déesse séductrice, une tentatrice qui tente de regagner Adonis/Ptoer des bras d’Ishtar. Elle est l’essence même de la sexualité dépravée. Ses rites font partis des plus orgiastiques de toutes les religions de Shem, même en considérant le caractère sensuel des cérémonies d’Ishtar et d’Adonis. Les danseuses et les prêtresses de Derketo sont également des prostituées des temples, trouvant que le coït est la meilleure manière pour captivé et retenir les adorateurs masculins. Certaines sombres cérémonies mettent en scène sa manipulation habile du viol d’Ashnan par El-lil car elle souhaitait être déesse du grain et de la bière. Les techniques exotiques apprises dans les temples de Derketo sont extrêmement intenses et peuvent causer la corruption. Ses prostituées sacrées sont considérées comme sa représentation sur terre. C’est un prédateur sexuel qui vole la vitalité de ses concubins soit en tant que sacrifice ou en moyen d’auto-gratification. Elle copule avec d’autres, en particulier les jeunes hommes, via des ruses et des illusions, la contrainte ou même sa forme réelle. Elle est la sainte-patronne de Nippr.

Ellael

Ellael est le dieu soleil de la justice. Il tombe dans le monde d’en-bas à la fin de chaque jour. Là-bas, il dort et décrète du sort de ceux qui sont morts. Il est représenté comme un homme dont les épaules dégagent une lumière solaire. Son arme est un couteau en croisant à dents de scies. Il possède aussi le pouvoir de transformer tout être en tout objet et est pour cela vu comme un dieu de l’alchimie. Il encourage l’honnêteté, la justice et un comportement vertueux. Il fait don de la loi aux hommes et est considéré comme le saint-patron des oracles. Sa Ziggurat est située à Abbadrah.

El-Lil (Enlil, Ashar)

El-Lil est le terrible dieu du vent, fils d’Anu et de Ki. En tant que dieu du vent, il sépare le jour de la nuit et créée l’hiver et l’été. Il a donné forme à l’humanité depuis un morceau d’argile et soufflé le vent de la vie dans les humains. Il a également inventé la pioche et la houe pour qu’ils puissent mieux servir les dieux à la place d’Ashnan, qu’il aimait. Les premiers mythes des Fils de Shem parlent de son viol d’Ashnan et de son bannissement par Anu dans le monde d’en-bas. Ashnan est tombé amoureux d’El-Lil et le suivit dans le monde d’en-dessous. Il la viola à chacune des sept portes, se faisant passé pour les gardiens des portes. Après chaque viol, elle donna naissance à un dieu ou un monstre. Un de ses enfants est Nergal et un autre la lune. Il retourna au royaume des dieux quand il apprit que c’était Derketo, sous l’apparence d’Ashnan, l’avait en fait séduit et poussé par magie à la violer. Ashnan comprit cela et devint l’épouse d’El-Lil pour le ramener aux cieux diriger le vent. La chute et l’ascension d’El-Lil depuis les enfers au début de la saison des semis et à la fin des moissons à travers de grandes parades et des théâtres de moralité sexuelle, remplaçant les histoires d’Adonis et Pteor dans certaines cité-états, ou se déroulant en concurrence avec ces célébrations en tant que renforcement de la représentation de l’influence des dieux dans la vie des mortels. Dans la plupart des cité-états, cependant, le rôle d’El-Lil a changé avec le gain de popularité d’Ishtar et d’Adonis. El-Lil est un dieu de l’apocalypse, le seigneur des tempêtes venteuses, des inondations et des cataclysmes, particulièrement en Pelishtia, Nippr et Eru

El-Lil est fort, puissant, et absolument dépourvu de merci. C’est un dieu favori dans les rangs des asshuri, qui désirent ardemment être aussi impitoyable que ce terrible dieu des tempêtes et des vents. C’est aussi le dieu qui donne aux rois leur couronne, père de Yakin-Ya, le premier roi des Pelishtim. Cela en fait également un dieu de fierté raciale. Il ne tolère par les mariages mixtes entre les Fils de Shem et les étrangers. Bien des enfants de ces unions sont jetés dans les feux de ses autels en tant qu’abominations. Son nombre sacré est le 50. Il était autrefois le saint-patron de Nippr, mais, à cause de son viol d’Ashnan, fut supplanté par sa véritable séductrice, Derketo. Il a toujours une petite Ziggurat dans un plus grand temple dédié à Derketo à Nippr. Il est toujours le saint-patron d’Eruk. Son temple y abrite un grand gong créé de magie noire, connu comme sa Voix. Il est souvent représenté tenant les tablettes de la destinée, qui lui donne le pouvoir sur le destin des hommes. Il porte aussi une couronne cornue en tant que symbole de son pouvoir.

Plus tard, El-Lil est annoncé comme reprenant le patronage de Nippr, et le grand temple à six-niveaux de Derketo (qui fut construit sur sa propre Ziggurat à cinq-étages) sera la fondation de sa monstrueuse Ziggurat à sept étages. Bien plus tard, après le prochain cataclysme, son centre de vénération sera déplacé dans une ville connue sous le nom d’Eridu, où une Ziggurat haut de dix étages sera construite. El-Lil est connu sous le nom d’Ashar à Ashabal.

Emesh

Emesh est le dieu de l’été et le frère d’Enten, le dieu de l’hiver. Emesh s’occupe des arbres, des maisonss, des temples et des cités. Lui et son frère se querellent sur qui sera le dieu des fermiers.

Enten

Enten est le dieu de l’hiver et le frère d’Emesh, dieu de l’été. Enten est en charge de la faune et des troupeaux domestiqués.  Il se considère comme le dieu des fermiers, un point de vue vivement contesté par Emesh.

Ereskigal

Ereskigal est la crainte et froide déesse des enfers. Son conjoint est Nergal et elle est servie par des dieu-démons comme Namtar. Elle est la sœur d’Ishtar. Quand Nergal fut envoyé vers elle pour avoir manqué de respect à un autre dieu, elle fut attirée par sa férocité  et l’invita à coucher avec elle. Il accepta et s’enfuit ensuite, ce qui la mit en colère. Elle en appela à Anu, le suppliant de forcer Nergal à la marier.  Anu n’aimait pas l’idée, mais elle pointa qu’elle, contrairement aux autres dieux, n’a jamais demandé de faveur au grand Anu. Anu finit par accepter et envoya Nergal vers elle et ils se marièrent. Les danseurs et les prêtresses d’Ereskigal sont également des prostituées des temples, trouvant que le sexe est la meilleure des manières pour attirer et garder des adorateurs masculins.

Le Paon Doré

Le Paon Doré de Sabatea dérive d’un dieu Shémite connu par les nomades sous le nom d’Azazel. Son nom parmi les Shémites des prés est Melek ou Melek Taus. Pendant que les autres dieux donnent aux hommes des constructions et des outils pour travailler la terre, le Paon Doré leur donne les outils pour faire la guerre et des accessoires de vanité comme le maquillage. Tout comme le paon est beau et orgueilleux, ceux qui portent des accessoires de mode le sont aussi, et ainsi se doit d’être le Paon Doré également. Il inventa la fonte du cuivre d’un minerai appelé Melekite. Il est aussi le fondateur de l’alchimie Shémite et est un symbole de longévité. C’est un être de lumière, ce qui le rend immortel. Pour vivre pour l’éternité, il faut exister au-delà du temps. A ce niveau, le passé le présent et le futur ne sont qu’un seul. Le corps de lumière du Paon Doré est multicolore et frappant de beauté, à la manière d’un vrai paon. Le but final de l’alchimie Sabatéenne est de changer le corps d’argile de l’un en un corps de lumière, seul véritable moyen d’atteindre la divinité ainsi que l’immortalité.

Les couleurs du Paon Doré sont le rouge et le noir, c’est un dieu de la destruction et de la rébellion. Il est aussi un dieu de la bestialité charnelle. La poussée religieuse principale du Paon Doré est que l’un doit toujours questionner les traditions et les dogmes. Les idéologies fixées sont l’anthologie de ce culte. Même l’idée de Destin acceptée par la plupart des Shémites est remise en question par les Sabatéens. Leur habileté à tâter et détruire les fondations de base des croyances et des idées forment l’arrière-plan de la réputation des Sabatéens pour la torture.

Le Paon Doré est un dieu tentateur et ses adorateurs refusent de suivre un « bon comportement » comme indiqué par la plupart des Shémites. Beaucoup de Shémites considèrent le Paon Doré comme étant un dieu déchu et, possiblement, l’origine du péché et des démons.

Inshushinak

Inshushinak est le saint-patron de Shushan, qui sied sur un trône en forme de serpent d’où sort de l’eau précieuse. C’est un dieu bon pour la plupart, qui aide dans le jugement des morts.

Ishtar (Beltiya)

Ishtar est la déesse à la peau d’ivoire de Koth, Shem, Khauran et l’Est en général. C’est la fille d’Anu ainsi que sa seconde femme. C’est la Reine des Cieux, une déesse de la fertilité et de la guerre. La satisfaction sexuelle des femmes fait partie de ses mystères divins. Son culte use de rites langoureux mais orgiastiques pour stimuler la terre et la rendre fertile et productive. Beaucoup de déesses primaires furent embrassées et identifiées comme étant Ishtar. La déesse d’ivoire de Punt est probablement Ishtar, ou, dans les siècles à venir, finira par être identifiée comme telle. C’est une déesse de l’art et du désir. En tant que déesse des arts, elle enseigne que la plus belle forme d’art vient du chagrin et de la douleur, et elle envoie donc des maux sur les hommes pour les pousser à produire de l’art.

D’après les Shémites, Ishtar est la fille d’Anu et la sœur d’Adonis, son amant (ou, à Pelishtia, la sœur et amant du répugnant Pteor). C’est la dominante de la paire, sexuellement agressive comme sied à une déesse fertile de la guerre. Elle est en général représentée comme ayant des ailes et est symbolisée par le lion. Il est dit qu’elle est née adulte d’une pierre fendue en deux par un éclair vert lancé par Anu sur l’endroit où se trouve aujourd’hui Asgalun. Anu envoie la pluie, sa semence, pour fertiliser la terre en offrande à Ishtar. Elle dirige le cosmos et les étoiles, les choses qui gouvernent le comportement des hommes. Ses prêtresses pensent que la sexualité dirige également le comportement des humains, elle est donc également une déesse de la sexualité. Le Zodiac est sa ceinture et donc la divination est un aspect important de sa religion, pratiquée dans les cours de Shem. La magie, souvent sous la forme de charmes ou d’horoscopes célestes, est également pratiquée par ses prêtres et prêtresses. La Loi, dans les terres sous l’œil d’Ishtar, est aussi une forme de magie, et la briser est l’équivalent d’un sacrilège. Ainsi, les prêtres et les prêtresses d’Ishtar travaillent en conjoncture avec les rois et les reines, enseignant au peuple à suivre les lois comme un devoir religieux.

Les statues d’Ishtar doivent être approchées nu. Porter des vêtements est perçu comme une tentative de mensonge ou de tromperie aux yeux d’Ishtar. Ses rites sont conduits dans des orgies langoureuses dans lesquelles l’ordre cosmique est assuré en reconstituant l’union des dieux entre mortels. La prêtresse est considérée comme étant la représentation mortelle d’Ishtar lors de certains rites et distribue ses faveurs aux adorateurs pour leur assurer fertilité et prospérité. Les prostituées sacrées aident dans les rituels. Les prêtres d’Ishtar représentent ses enfants et ses amants et aident également lors des rituels ; si une femme est pensée infertile, les prêtres tentent de la féconder, lui donnant un enfant béni des dieux. Si les divers rituels d’Ishtar ne sont pas suivis, les adorateurs craignent que les cultures se dessèchent et que l’envie de se reproduire des hommes et des bêtes diminue jusqu’à disparaître. Les temples d’Ishtar sont exotiques, finement ornés dans la mode de l’Est, avec des décorations et des objets colorés et criards. Même si Ishtar ne demande pas de sacrifice humain, les sacrifices d’animaux font parfois partie de ses rites de fertilité. Ses temples incluent des idoles d’ivoire, et il est pensé qu’elle habite ces idoles. Les idoles ressentent les choses et sont entretenues avec soin par les prêtres et prêtresses, habillées et peintes suivant le rituel du jour ou de la saison.

Ishtar porte sept vêtements : une couronne grandiose sur la tête, des boucles d’oreilles, un collier de perles, des broches sur la poitrine pour maintenir son châle, une ceinture de pierre de naissances autour de sa taille, des bracelets aux poignets et aux chevilles et un vêtement traditionnel en lin, porté comme un châle et une robe, laissant son bras droit et son épaule nue (parfois son sein droit également). Les danses traditionnelles Shémites représentent ces sept vêtements avec des voiles. Car Ishtar retire chacun d’eux dans sa descente dans le monde d’en-bas, la danse retire lentement chaque voile jusqu’à ce que la danseuse soit aussi nue qu’Ishtar quand elle arriva en enfer. Ishtar est associée avec les oiseaux-chanteurs et ses jardins, dans les temples, en comptent parfois quelques-uns dans des cages. Ses prêtres les importent des régions exotiques du monde.

Le symbole d’Ishtar est une étoile à seize ou huit branches. Elle est aussi représentée par le nombre quinze et par son animal sacré, le lion, qu’elle monte parfois dans ses représentations. Le dragon est également un de ses symboles sacré. Elle est aussi la patronne de Dibalt (que l’on appelle Venus) et des Etoiles de l’Arc (que l’on appelle Sirius) Ishtar est appelée Beltiya dans le Shushan barbare.

Kiririsha

Kiririsha est une déesse du puissant Shushan. La Dame de la Vie, Kiririsha est la conjointe de Napirisha. Elle a la domination du bosquet sacré et est la mère des dieux.

Lahar

Lahar est le dieu des troupeaux, le frère d’Ashnan, déesse du grain. Il est vaniteux et ne désire rien d’autre que des prières. Il est l’inventeur des arcs Shémites selon ses prêtres et se bat avec un arc Shémite et une masse. Il fut créé pour apporter de la viande aux dieux mais refusa de s’y plier. Il était heureux de créer des troupeaux et des animaux d’élevage mais il n’était pas un servant. Ainsi, l’idée de créer l’humanité est née. Si Lahar et Ashnan ne veulent pas servir, alors les dieux devaient créer une race de servants : les humains. Lahar, n’est pas le patron d’une cité en particulier et n’a pas de ziggurat érigée en son honneur.

Lugal-Irra

Lugal-Irra est un dieu mineur des portes et des passages. Son image est parfois gravée près des portes pour en protéger les maisons. A part être gravé près des portes, il n’a pas de temple ou de Ziggurat. Il est le frère de Neti.

Nabu

Nabu est le dieu des scribes, ayant inventé l’écriture et l’apprenant aux humains pour qu’ils puissent écrire les événements et en garder une trace. Il a également écrit les Tablettes de la Destinée. Ses temples sont des lieux où l’on tient des comptes et des documents et peuvent être trouvés dans tous les temples majeurs des cités de Shem. Il est l’auditeur des cieux et des enfers.

Nahhunte

Nahhunte est à la fois le dieu-soleil et le dieu de la loi en Shushan, se tenant aux côtés d’Inshushinak.

Namtar

Namtar est un servent d’Ereskigal et est souvent appelé le « coupe-destin ». Il commande les soixante maladies des hommes et ceux-ci lui offrent des offrandes pour les garder à l’écart. Il n’a ni temples, ni Ziggurat.

Napirisha

Napirisha est le dieu des serpents et de l’eau en Shushan. Il est la déité en chef de la mythologie de Shushan. Il se tient sur un trône fait de serpents. Il a une oreille humaine et une oreille animale. Il est aussi la déité en chef de l’Iranistan traditionnel, vénéré par ceux qui ne vénèrent pas encore Asura. Sa conjointe est Kiririsha, la Dame de la Vie.

Nergal

Nergal, le dieu qui rôde de nuit, est le dieu de l’après-monde et le mari d’Ereskigal. Il est un dieu chasseur, un dieu guerrier et un dieu de la peste, la famine et la maladie. Nergal est le mari d’Ereskigal et le fils d’El-Lil et d’Ashnan. Il a le pouvoir d’ouvrir le passage vers les enfers pour permettre aux morts d’entrer son sombre royaume. Il porte un cimeterre et une masse à tête de lion. Certaines histoires apocryphales parlent d’un talisman appelé la Main de Nergal, pouvant invoquer l’ombre de Nergal, une sorte de démon. Il est l’ennemi d’Adonis (ou Tammuz) dans certaines histoires. Certaines traditions racontent qu’il n’est rien d’autre que la face noire d’Adonis née de sa mort.

Nergal est devenu seigneur de l’après-monde quand Ereskigal a tenté de le punir pour avoir manqué de respect à un autre dieu. Il la tira de son trône par les cheveux et menaça de lui couper la tête. Excitée, Ereskigal lui proposa de faire l’amour. Il coucha avec elle pendant sept jours et s’en alla. Ereskigal appela Anu et le supplia de lui envoyer Nergal pour qu’il devienne son conjoint. Anu accepta et fit revenir Nergal et le maria a Ereskigal.

Nergal commande sept démons connus sous le nom des Sebitti. Ils l’aident à tuer le surplus de population, en particulier les surplus d’hommes ou d’animaux bruyants. Nergal tue à travers les maladies. Il commande aussi un démon du nom d’Irra, qui est le dieu des maladies.

Nergal est associé avec le Zenith du soleil, qui peut tuer un homme, et la planète Mars. Il est souvent représenté comme un lion ou un colosse à tête de lion. Il est plus craint que vénéré et n’a pas de temples ou de prêtres.

Neti

Neti garde les sept portes de l’après-vie. Ishtar l’a rencontré dans sa descente aux enfers et il lui fit enlever un vêtement à chaque porte jusqu’à ce qu’elle soit forcée d’entrer dans l’après-monde totalement nue. Il n’a pas de temple, autel ou Ziggurat connus en Shem.

Nina

Nina est une déesse du poisson et de l’eau. Elle a courtisé Dagon mais l’a perdu à Derketa. Elle est représentée comme une sirène dans certains endroits mais aussi comme une créature plus repoussante, mi-femme mi-poisson, dans d’autres. Son culte est désapprouvé des Hyboriens qui ni voient rien d’autre que des orgies et de la prostitution. Ses adorateurs cherchent à se transformer en hommes-poissons.

Ninkasi

Ninkasi est le sainte-patronne de l’enivrement. Elle brasse de la bière depuis le pain et fait le vin pour les dieux. Elle est la sainte-patronne de Ghaza. Elle est une danseuse dans les cieux et est dite glorieuse dans sa nudité audacieuse et dans ses mouvements sensuels. Les danseurs et prêtresses de Ninkasi sont également des prostituées du temple.

Pagestindug (Gestin)

Pagestindug est le dieu du vin et sa femme est la superbe Ninkasi. Sa ville est Kyros et il y protège les vignes et le raisin.  Il est également un dieu des orgies et de la célébration.

Pinikir

Pinikir est une déesse féroce qui protège la puissante Shushan sur les ordres d’Inshushinak. C’est une déesse guerrière sauvage.

Pteor

Pteor est le saint-patron des Pelishtim et remplacent à la fois Adonis et El-Lil dans leurs mythes. Il est autrement un dieu mineur dans le panthéon, représenté par des idoles affreuses qui reflètent parfaitement le côté « sale » du culte. Il est le fils d’Anu et est un dieu de la fertilité, du ciel nocturne et de la sexualité masculine. Les Pelishtim vivent dans une région fertile de Shem, une région de troupeaux et de bergers. Pteor est en général symbolisé par un bélier ou un mouton. Une corne de bélier symbolise le pouvoir masculin. La chèvre mâle est souvent associée avec la vigueur sexuelle. En Asgalun, Pteor est un dieu à tête de taureau aux caractéristiques masculines exagérées de manière obscène. Son temple en Asgalun sied au-dessus d’une grande Ziggurat de sept niveaux depuis lequel ses prêtres lisent les volontés des dieux depuis les étoiles. La grande idole de Pteor dans Asgalun a une porte de bronze dans son estomac où un feu peut être allumé pour y jeter les sacrifices. Des aérations dans ses oreilles laissent la fumée s’échapper. En temps de crise des enfants y sont jeté pour apaiser Pteor et gagner sa grâce. En Pelishtia, Pteor est représenté comme omniscient. Le culte de Pteor célèbre la sexualité et le phallus ; leurs célébrations et leurs rituels finissent souvent en orgie. Bien des festivals des adorateurs de Pteor commencent avec spectacles joués par des gens nus, suivis de scènes rituelles montrant différentes personnes engagés dans des actes sexuels variés, incluant la bestialité. Au bout d’un moment, le public est invité à se joindre à eux.

Saditha

Saditha est la sainte-patronne de Qjara et elle enseigne à ses fidèles qu’elle est la seule vraie déesse. C’est une déesse guerrière autant qu’une déesse de la vie familiale et de la fertilité – Elle n’a pourtant pas de conjoint. Par tradition, le roi de Qjara s’accouple avec la haute-prêtresse pour donner le rituel de renouveau annuel nécessaire au peuple. Le prêtre de plus haut rang est son champion sacré. Les danseurs et les prêtresses de Saditha sont aussi des prostituées de temples.

Samkhat

Samkhat est une déesse du bonheur, de la joie et des orgasmes. Est la sœur d’Enki et l’amante de Siduri. C’est une déesse extrêmement sexuelle et sa vénération est plus érotique que presque tous les dieux ou déesses, exception faite de Derketo et Ishtar. Dans les mythes Shémites, elle et son conjoint sont ceux qui ont appris aux humains le plaisir sexuel. Elle est souvent représentée comme la servante d’Ishtar ou une esclave sexuelle de Derketo. Comme les adorateurs de Saditha, les danseurs et les prêtresses de Samkhat sont des prostituées du temple.

Siduri

Siduri, l’amant de Samkhat, est le dieu du mérite et de la joie. Il donne aux humains les joies et les plaisirs de courte durée. Il est représenté avec un phallus exagérément grand,  qu’il utilise pour le bonheur des dieux comme des déesses.

Volantha

Les gens de Sark vénèrent un dieu extrêmement assoiffé de sang appelé Volantha, l’Arbre de Bouches. Volantha est réputé pour avoir envoyé des cités et des empires dans le néant pour leurs péchés et leur comportement déviant. Il demande des sacrifices humains et est considéré comme un donneur de loi arriéré, également comme un héros, celui qui apporte le feu et un escroc. Il est souvent représenté sous la forme d’un beau guerrier.

Yakin-Ya

Yakin-Ya est tenu par les érudits Némédiens comme un des premiers dirigeant des Fils de Shem, du temps qui précède leur migration vers l’Ouest, et comme l’un des premier dirigeant à prétendre être descendu des dieux. Les Shémites des prairies le considèrent comme un descendant des dieux du temps où ils marchaient encore sur terre et le considère comme un dieu également. Pendant un temps il fut considéré comme une grande antilope Hyrkanienne et un dieu berger. Lorsque les Fils de Shem s’installèrent dans les plains de Pelishtia, il se transforma en un dieu de foi et de bonne conduite tout en gardant des éléments de son apparence de berger. Il est souvent représenté comme le pilier droit le plus proche des autels des temples au sommet de n’importe quel Ziggurat.

Yog

Yog est connu comme le Seigneur des Demeures Vides. Les Zuagirs croient que les Darfari vénèrent Yog en grillant et dévorant des victimes humaines et en calcinant leurs os par la suite. Il est dit qu’il a la domination sur tous les endroits vides, comme les déserts ou les Ténèbres Extérieures. Son association avec le feu vient du fait qu’on attrape vite des coups de soleils dans les déserts vides entre Shem et Turan. Yog immole ses victimes à travers le soleil, les Zuagirs ont donc lié la déité avec les habitudes pyromanes des Darfari de Zamboula.

Autres dieux

Il y a plus de dieux et des déesses Shémites que l’on peut en compter et la plupart d’entre elles sont mineures au mieux. Certaines ne semblent même pas avoir le moindre pouvoir mais sont tout de même vénérées car leur colère peut toujours affliger les hommes. Beaucoup de cité en Shem ont des autels à ces dieux mais pas de Ziggurats.

Enbilulu – dieu des rivières
Enki – Sperme, les abysses marines
Enkimidu – Canaux et fossés
Hendursanga – Le feu, la spécialisation des armes
Kabta – les pioches et les moules à briques
Mushdamma – Fondations et maisons
Nammu – La mer, les abysses marines
Nanna – La lune et le destin
Nanshe – Les orphelins et les veuves
Narunte – La victoire
Ninurta – Les vents du sud, dieu guerrier
Sumugan – Les plantes et les animaux des plantes
Uttu – La couture et les vêtements

La prêtrise

Les prêtres tiennent un certain prestige dans la société Shémite. Chaque prêtre des royaumes des prairies Shémites doivent avoir servi dans l’armée avant de devenir prêtre, prouvant qu’ils ont servi l’état au moins un temps. Pour être un prêtre ou un chaman parmi les nomades, il faut être nomade depuis un certain temps pour les mêmes raisons. Pour servir la société, le prêtre doit en avoir fait partie.

La prêtrise Shémite dans les plaines enseigne que l’humanité fut créée pour servir les dieux, pour faire le travail qui ne sied pas aux dieux. Les prêtres enseignent que les dieux révèlent aux hommes ce qu’ils doivent savoir faire, et que les Shémites ne savent rien faire sans les dieux, n’ayant aucunes chances de survie seuls. Tous les changements arrivent à travers des inspirations divines et des révélations des dieux, et non pas par la pensée humaine.

Cependant, la prêtrise en sait assez sur la manipulation et contrôle la société, usant de la divination, des traditions et des rituels pour arriver à ses propres fins. Le peuple de Shem croit fort dans la divination et les démons. Bien des prêtres peuvent user cette croyance pour avancer leur propre agenda car ce sont les seuls qui connaissent les rituels précis pour influence les dieux et les démons – Ainsi les prêtres peuvent aisément influencer les cité-états dans leur ensemble.

En plus de leurs devoirs magiques, les prêtres sont aussi chargés de contrôler l’économie des cité-états, redistribuant les produits des fermiers et des artisans au peuple des cités qui en ont besoin, après y avoir prélevé leur part.

Les Shémites des prés savent soigner les malades. Les soigneurs Asu préparent des remèdes à base d’herbes et savent remettre en place les os brisés. Ils gardent le secret absolu sur leurs concoctions à base de plantes. Les soigneurs Ashipu sont des exorcistes qui emploient des incantations pour éloigner les mauvais esprits et les démons (les maladies) hors du patient, le forçant à habiter un cochon, un mouton ou une statue qui est ensuite détruit. Les soigneurs Ashipu sont parfois capables d’effectuer des contre-sorts et, pour ceux qui trouvent l’accès à ce genre de sortilèges, la sorcellerie de conjuration, même si il est interdit par leur enseignements de faire le moindre pacte avec un démon.  Les soigneurs Baru sont des divinateurs qui peuvent déterminer quel péché ou quelle violation a causé la création du démon à l’origine de la maladie. Les soigneurs Baru utilisent des organes, d’humains ou d’animaux, pour lire les intentions des dieux. Les soigneurs Baru développent également des arts occultes et des formules rituelles pour influencer les dieux dont la décision détermine le sort des hommes et pour éloigner les démons.

Les prêtres Shémites n’apprennent jamais la nécromancie, qui est pour eux la manière la plus vile et mauvaise pour utiliser la magie. Les Shémites ne font jamais de pacte avec des démons. Même les prêtres croient dans la bonne conduite dans une certaine mesure, car leur rôle est de préserver la société qui leur donne du pouvoir. Ils croient qu’en ayant des relations positives avec des démons ou en ramenant les morts à la vie ils vont non seulement se maudire eux-mêmes mais également la cité-état qui les supporte et leur donne leur statut.

Les prêtres emploient rarement la sorcellerie  en dehors de leurs besoins personnels. Pourquoi lancer un véritable sort et dépenser son pouvoir et son énergie alors qu’un peu de poudre aux yeux permet d’obtenir le même résultat ?

Les Ziggurats des dieux

De hautes Ziggurats blanches sont dressées pour leurs dieux, car pour les Shémites, les dieux sont bien réels, et ne sont pas une illusion conjurée par l’esprit de l’homme pour expliquer les mystères du monde. Au sommet des Ziggurats sont les temples Shémites. La plus grande Ziggurat, le véritable centre de la cité-état, est la demeure du saint-patron de la ville.

La Ziggurat est une pyramide escarpée et massive supportant un temple rectangulaire. Les Ziggurats ne sont pas creuses et n’ont généralement aucunes pièces ou passages. Certains rois agrandissent parfois une Ziggurat en en construisant une plus grosse par-dessus une Ziggurat déjà existante, créant un effet de « poupées russes ». Si un pilleur de tombe creusait dans une Ziggurat, il en trouverait une plus petite à l’intérieur de la grande, et encore une autre, et puis une autre. Un des côtés du Ziggurat est doté de trois escaliers qui convergent vers une tour munie d’une porte qui s’ouvre sur un escalier unique menant au temple. Les pentes en briques laquées sont dotées de gouttières pour laisser s’échapper l’humidité du cœur en brique crue de la Ziggurat. Toutes les lignes de la Ziggurat sont légèrement convexes pour rentre la structure plus plaisante à l’œil. Souvent, les étages les plus en bas sont des jardins.

Un temple Shémite est une construction de brique de boue et est constitué d’une nef centrale rectangulaire autour de laquelle courent des allées. Des pièces sont prévues pour les musiciens, les danseurs, les chanteurs, les prêtres et les prêtresses courent le long des allées. Un autel pour les sacrifices d’animaux et de végétaux se trouve à une extrémité du temple, au pied de la statue de la déité. C’est imposante statue est habitée par la représentation physique du dieu ou de la déesse. Des torches et des bougeoirs envoient des ombres danser à travers la nef. Certains sombres rituels et sacrifices barbares sont effectués chaque jour sur cet autel, certains publics, d’autre pas. Des festins mensuels se tiennent dans ce vestibule ombragé. Bien sûr, le mariage sacré bisannuel entre la prêtresse et le roi se tient sur cet autel sanglant, qui est décoré et préparé en lit pour l’occasion, qui est un rituel utilisé pour lier l’essence magique des dieux au peuple.

Tout comme les Ziggurat est une montagne pour les Shémites et une maison pour les dieux, il y a également une représentation de la mer dans chacun des temples et autels. Cette représentation de la mer, appelée le basin apsu, est un bassin de pierre aux ornements élaborés trouvé dans les temples pour représenter le début de tout. Suivant le dieu ou la déesse du temple ou même le rituel spécifique réalisé par les prêtres, ce bassin peut être rempli d’eau, de métal en fusion, de vif-argent ou tout autre fluide, exotique ou mondain. La plupart de ces bassins ont un moyen d’être chauffés.

Les temples plus complexes incluent plus que le temple et une Ziggurat de taille variable.  Des silos à grain et des entrepôts sont entretenus près des temples pour les sacrifices. Des propriétés des hautes-prêtresses et des hauts-prêtres sont également trouvables autour des temples, dont la taille imposante n’est supplantée que par la Ziggurat.

Les nomades et la religion

Les nomades ne sont en général pas aussi fervents que leurs compatriotes des plaines. Les coutumes de clan et les concepts d’honneur en souvent plus d’impact sur leur éthique que la religion. Malgré tout, ils ont des croyances religieuses. En plus des dieux qui écoutent au-dessus d’eux, leur croyance est légèrement animiste. Les esprits et les dieux les entourent, en particulier de nuit, vivant dans des grottes sacrées, des formations rocheuses, des oasis, des dunes et des bosquets de palmiers. Les anges sont connus comme des serpents de feu et sont considérés comme étant des êtres de lumière. Ils sont représentés par un éclair et son vus comme les messagers entre les cieux et la terre.

Les nomades croient également en un groupe de démons appelé les Se’irim. Azazel est le chef des Se’irim, le démon poilu du désert. Ces démons rôdent en général autour des ruines de civilisations déchues ou de cité abandonnées. Ils apportent des maladies et le mauvais-sort.