Îles du sud

Les Corsaires Noirs

« …les guerriers qui se tenaient sur le pont étroit étaient bien en vue. Leur corps était orné de peintures et de plumes, la plupart d’entre eux étaient nus, brandissant des lances et des boucliers tachetés. »

– La Reine de la Côte Noire –

Les royaumes insulaires se situent au sud des Royaumes Noirs. Ces îles sont principalement recouvertes de jungle et de volcans. On entend souvent des tambours parlants, des tam-tams qui battent des messages codés, pendant la nuit, lorsque les tribus communiquent entre elles. Les royaumes des îles sont dominés par une sombre jungle luxuriante sans nom.

Les guerriers à la peau sombre y sont grands et coriaces. Les insulaires ont un caractère tribal et sont connus pour leur cruauté et leur propension à la violence.

Honneur

Comme Conan l’a observé dans La vallée des femmes perdues, « Ce qui serait la pire trahison dans une autre contrée, est ici synonyme de sagesse ». Les habitants des Îles du sud, à l’image du reste des Royaumes Noirs, ne sont pas connus pour leur honneur. L’hospitalité n’est due qu’aux membres d’un même clan. Les insulaires sont capricieux et cruels à tous égards.

Allégeance

Tout comme le reste des tribus des Royaumes Noirs, la plupart îliens ont une allégeance primaire à leur roi tribal. Ensuite, ils font allégeance à un chef secondaire, par exemple un chef de guerre. Enfin, la troisième allégeance va au chef de leur clan ou à leur père.

Rites d’initiation et noms d’adultes

Lorsque les jeunes hommes atteignent l’âge de seize ans, ils subissent un rite d’initiation à la société adulte et reçoivent de nouveaux noms. Seules les personnes plus âgées sont autorisées à employer leur nom d’enfant pour s’y référer. Ils sont présentés au chef et lui prêtent allégeance. Ils restent sous le commandement de ce dernier jusqu’à leur mariage et l’établissement de leur propre famille. Il n’existe pas d’initiation particulière au moment de la puberté pour les femmes. Lorsqu’une femme devient capable d’avoir des enfants, ses parents se contentent de faire savoir aux prétendants qu’elle est disponible.

Tabous et culture

Les habitants des Îles du sud ne mangent pas la viande de singe, de crocodile ou de serpent. La plupart des insulaires refusent également la viande de chien, de hibou, de vautour et de corneille, mais cela varie quelque peu d’une tribu à l’autre.

Les personnes de différentes classes sociales ne mangent pas ensemble, même les maris et leurs épouses. Le chef mange toujours seul, à moins d’être en présence d’un autre chef. Pour préserver ce sentiment de solitude, ceux qui font le service ne regardent pas le visage des personnes qui sont en train de manger.

Mode vestimentaire

Hommes

Les hommes des îles du Sud sont presque toujours nus, mais portent des coiffes à plumes. Les jeunes combattants porte une lihiya, une étoffe qui leur arrive au genou, faisant l’effet d’une jupe dans la plupart des tribus. Par-dessus, ils portebt un lijobo, ou un tablier en peau de bête, qui indique leur rang et leur puissance. Ils se parent de colliers, bracelets et ornements de jambes, à l’image des tribus des Royaumes Noirs , pour donner du volume à leur corps élancé. Le collier est appelé ligcebesha et les ornements de bras et de jambes, umgaco. Les chefs et la noblesse sont autorisés à porter des plumes rouges dans leurs coiffes.

Femmes

Les filles s’habillent de pagnes en fibres et ont les cheveux détachés. Leur buste est nu, à l’exception des cérémonies, au cours desquelles elles peuvent l’orner de perles. Une fois mariées, elles relèvent leur chevelure en un chignon volumineux, semblable à une ruche et portent généralement une peau de chèvre sur une épaule, n’étant plus tenues à rester torse nu. A la naissance de leur premier enfant, elles remplacent leur pagne végétal par un pagne en peau de vache.

Rôle des genres

Les tâches sont sensiblement distinctes selon les genres. Les hommes sont le sexe dominant/ Les femmes ont toujours un statut inférieur au leur et sont considérées comme leurs esclaves et leurs bêtes de somme. Les filles ont une grande liberté, mais dès qu’elles sont jugées assez solides pour travailler, on les exploite jusqu’aux limites de leurs forces. Les hommes mènent de véritables caravanes humaines de jeunes filles et d’épouses pour transporter le butin et les marchandises des côtes aux villages. Les hommes ne portent rien d’autre que leur bâton de marche. Une fois que les femmes sont rentrées chez elles avec une cargaison des bateaux, elles doivent aller chercher de l’eau et du bois de chauffage dans des endroits éloignés. Une fois que le bois et l’eau sont transférés des zones sauvages vers les villages, les femmes doivent faire la cuisine pour leurs maris et leurs enfants. Pendant ce temps, les hommes se promènent ou vont à la cabane de réunion pour discuter entre eux.

Les femmes sont en charge des cultures, de la fabrication des produits agricoles, du tressage des paniers, de la traite et du brassage. Les hommes quant à eux s’occupent de la chasse et de la pêche. Ils tirent souvent cette tâche au sort, pour savoir lesquels d’entre eux devront s’y adonner.

Amour et mariage

Les hommes des tribus des Îles du sud considérant les femmes comme des esclaves, le mariage est donc traité comme un achat d’esclave. La polygamie est autorisée. Il existe deux types de mariage. Le premier consiste à acheter la virginité de la fille. Le second type est un mariage d’amour mutuel.

Achat de la virginité

Le premier type de mariage , l’acquisition de la virginité, est considéré comme le plus légitime. Une épouse coûte quinze vaches ou l’équivalent en butin. Une fois qu’il a acheté une fille à son père, l’homme emmène la jeune femme dans un lieu où se réunissent les vieilles femmes des deux familles. Elles l’examinent pour s’assurer que sa virginité est intacte. S’il s’avère qu’elle est vierge, tout va bien, dans le cas contraire, même si c’est arrivé contre son gré, les ennuis commencent. L’achat d’une femme équivaut à l’achat de sa virginité. Une jeune femme estimée comme n’étant plus vierge devra avouer, souvent sous la torture, qui est à l’origine de ce méfait, afin que cet individu rembourse son prix. Cette restitution est souvent extrêmement violente, car celui qui aura été nommé se prétendra fréquemment innocent. Ce peut être le cas, car, sous la torture, la jeune fille aura pu donner le nom de quelqu’un qu’elle n’aime pas. Le futur époux peut décider de garder la jeune femme et la somme restituée s’il a pu l’obtenir, ou de la renvoyer à ses parents. Dans ce cas, il récupère la moitié du prix d’achat et le chef l’autre moitié.

Si elle est vierge, la jeune fille est parée de perles et emmenée dans une hutte qui communique avec celle de son futur époux. Elle y vivra pendant un certain temps. Cette hutte est réservée aux futurs époux. La promise n’a pas le droit d’en sortir et sont futur mari peut y entrer à volonté. Lors des noces, la jeune fille, généralement enceinte, sort de la hutte pour participer au rituel du mariage, qui implique de somptueuses fêtes et de grandes dépenses de la part du marié. Tous les biens de son épouse lui reviennent alors. S’il décède, son épouse est tenue de faire son deuil et de montrer son chagrin pendant un certain temps. Si elle ne le fait pas, l’esprit de son mari et de ses ancêtres maudiront le village et fourniront à la mariée égarée une sépulture précoce.

La première épouse achetée pour sa virginité est appelée uri, l’épouse principale. Lorsque de nouvelles épouses arrivent, l’uri n’a plus besoin de travailler. La seconde épouse vierge s’appelle la borenya. Elle accompagne le mari dans ses voyages et est la maîtresse de maison, en plus de ses autres tâches. La troisième femme vierge est appelée molobo. Elle prépare la nourriture pour le mari et tient son assiette pendant qu’il mange, en plus de ses autres tâches de femme. Les autres épouses se voient confier d’autres tâches symboliques par l’uri, qui règne en reine du foyer.

Mariage d’amour

Dans le deuxième type de mariage, d’amour, considéré comme illégitime mais toléré, il n’y a pas de cérémonie ni de dépenses importantes. L’épouse s’installe simplement dans une hutte construite à côté ou à proximité de celle de son mari. Si celui-ci décède, sa femme n’est même pas considérée comme veuve,et elle n’est pas tenue de faire son deuil ou de montrer son chagrin. De plus, ses biens restent les siens et ne deviennent pas ceux de son mari. En substance, elle n’est rien d’autre qu’une concubine. Les femmes qui ne sont pas vierges doivent généralement accepter cet arrangement matrimonial. Il s’agit souvent de veuves qui cherchent un mari. Les enfants nés au cours de ce type d’union sont la propriété de la famille du premier mari, et non de l’époux actuel. Ces concubines sont tenues d’aider les épouses légitimes et d’être leurs servantes personnelles.

Statut social

Dans les Îles du sud, la naissance détermine le statut social. Les personnes de différentes classes sociales ne sont pas autorisées à manger ensemble. La classe supérieure, les baita, sont essentiellement des nobles barbares. Les enfants légitimes de la baita, c’est-à-dire ceux nés d’une femme dont la virginité a été achetée, sont à leur tour des baita. Les enfants illégitimes ou nés d’une union d’amour sont de la classe à laquelle appartenait le premier mari de leur mère, le cas échéant, car ce sont ses enfants légitimes. Si les deux parents sont des baita, leurs enfants sont considérés comme bobaita, ou doublement nobles. Les personnes de rang inférieur sont censées servir et protéger la baita.

Le chef d’une île entière est appelé motuku moa motuku, le seigneur des seigneurs. Il est le baita le plus haut placé du village. Le chef d’un village est appelé motuku mo, suivi du nom du village. Par exemple, le chef du village d’Elachá serait appelé motuku mo che Elachá. Tous les baita d’un village sont les conseillers du chef. Chaque village est composé de quartiers dont les habitants se réclament d’un ancêtre ou d’un clan commun. Ces clans sont dirigés par des patriarches, les hommes les plus âgés, qui reçoivent le titre de botuku. Les baita qui se distinguent en tuant un ennemi à la guerre et en ayant cinq épouses légitimes, donc, dont la virginité a été achetée, peuvent porter le titre supplémentaire d’ebohoanna.

Pour devenir chef de village, un baita doit posséder un riche cheptel de chèvres et une grande réserve d’huile de palme. Il doit avoir assassiné, par la ruse ou la tromperie, au moins un ennemi et ses femmes doivent avoir récolté quatre mille ignames par an au cours des cinq dernières années. Une fois ces conditions remplies, le baita peut créer son propre village et en devenir le chef, après un rite cérémonial. Le nouveau chef doit payer une redevance à son ancien chef, généralement une vingtaine de chèvres, sacrifier une chèvre à ses ancêtres tous les deux jours pendant douze jours et jurer allégeance au chef de l’île. S’il ne souhaite pas fonder son propre village, ou si le chef de l’île ne le permet pas – comme c’est souvent le cas lorsque la riche baita est une femme – on lui accorde le titre d’eboho kube, qui reste un titre de grand honneur. Un chef ou un eboho kube n’est pas tenu à travailler dans les champs, car le village entier pourvoit aux besoins de personnes de ce rang, même s’il s’agit de vieilles femmes sauvages. Même un eboho kube a des serviteurs qui satisfont tous ses désirs. D’autres titres peuvent être attribués à certains baita, comme ebiaso ota paho (invincible) ou eloola (respectable).

Sous la baita se trouvent les babale, une sorte de plèbe. Les femmes babale sont autorisées à se marier avec des baita. Ceux qui deviennent riches peuvent acheter des titres (mochuku) au chef de village. Un mochuku reçoit un collier de barbes de mouton pour indiquer son rang et est traité avec déférence par toute personne de rang inférieur. En raison du tabou d’alimentation, acquérir ce rang peut signifier que le mochuku ne peut plus manger avec ses vieux amis puisqu’il leur est supérieur. Après les mochuku se trouvent les babeba (chasseurs), les balako (ouvriers) et les bume (pêcheurs), dans cet ordre.

Sous les babale se trouvent les bataku, les esclavagistes et qui achètent et vendent des bataki (serviteurs sous contrat). Ils exercent également le métier infâme de marchand.

Mobilité sociale

La mobilité sociale est définie par la richesse au sein des classes principales. Il est cependant rare qu’un chef d’île fasse passer quelqu’un d’une classe à une autre. Tuer des ennemis est un autre moyen d’acquérir une réputation et un statut.

Propriétés

Huttes

Les membres des tribus des Îles du sud vivent dans des huttes construites de manière traditionnelle. Elles sont rectangulaires et ont des murs de cinq pieds de haut. Ceux-ci sont faits de poteaux attachés les uns aux autres. Les toits sont recouverts de feuilles de palmier et sont soutenus par des chevrons en palmier. A l’intérieur, il y a plusieurs pièces. Les chambres et les cuisines n’ont qu’une seule porte donnant sur l’extérieur de la bâtisse. Toutes les salles de réception ont plusieurs portes dans tous leurs murs. Une pièce est équipée d’une cheminée et on y entrepose le bois de chauffage.

Villages

Les villages sont également construits selon des modèles traditionnels. Les seules variations ont dues aux contraintes en matière de paysage. Environ cinq minutes avant d’arriver au village, le long des chemins ou des routes, on trouve une arche faite de poteaux en bois. Sur celle-ci sont accrochés des milliers d’amulettes sauvages faites de queues, de crânes, d’os, de plumes, de cornes, de coquillages et d’autres objets plus macabres encore, dont les os des ancêtres. Ce fétiche arqué sert de protection spirituelle au village. De part et d’autre de l’arche fétiche, des arbres sacrés sont plantés pour la même raison, la protection spirituelle.

En s’approchant du village, on trouve une grande cabane aux nombreuses portes, construite à l’extérieur de celui-ci. Cette hutte est plus grande que toutes les autres, c’est la hutte de rencontre. C’est aussi ici que les étrangers doivent dormir.

Ensuite, l’entrée et la sortie du village se font sous des arches fétiches similaires à celles placées à distance du village. Sur la grande place centrale se trouvent deux huttes et deux arbres sacrés dédiés aux esprits protecteurs du village.

Au-delà de cette grande place se trouvent les quartiers, qui sont délimités par une barricade de piquets de troncs de fougère. Chaque quartier accueille un clan distinct dirigé par le chef de clan ou les chefs de quartier, qui sont les patriarches. Les chefs de clan répondent au chef de village. Chaque quartier dispose d’une petite place où repose un pot en argile sur un tronc de fougère. Le pot contient soit de l’eau de mer, soit l’eau d’une source pérenne. C’est le symbole de la renaissance continue du clan. Autour du tronc gisent les crânes des ennemis. Dans chaque quartier, les huttes sont alignées de manière ordonnée.

Commerce et économie

Les habitants des Îles du sud créent rarement assez de surplus pour pouvoir en faire le commerce. Si un village, une tribu ou un clan ont des besoins supplémentaires, ils en raflent un autre. La richesse se mesure au nombre de chèvres possédées.

Armée

Le pouvoir est assimilé à des prouesses militaires ou à des innovations stratégiques. Toutes ces îles sont généralement impliquées dans des batailles brutales. Ces combats sauvages pour la suprématie peuvent opposer des individus, des familles, des clans, des villages, des classes sociales ou des îles entières. Les habitants des Îles du sud vivent dans un état de guerre permanente et dans des cycles éternels de châtiment personnel. Traverser une de ces îles seul est une méthode de suicide tolérable. Les insulaires sont susceptibles d’attaquer et de tuer les étrangers qui débarquent sur leur île, car leur réputation est renforcée par le meurtre d’ennemis et d’étrangers. Quiconque tue un ennemi du village a droit au titre de boana. Tuer un ennemi personnel ou un étranger donne le titre supérieur de bohama. Le bras du mort fait office de preuve. Ce bras sera placé dans un bocal d’huile et posé à côté de la cheminée du tueur.

La lance constitue l’arme principale des peuples des Îles du sud. Un gourdin à pommeau arrondi fait office d’arme secondaire. Les îliens brandissent des boucliers en cuir ornés de pampilles. Certains membres de ces tribus opèrent des embuscades, utilisant des fléchettes empoisonnées.

Religion

La magie est au centre de la religion des Îles du sud. Elle est considérée comme la manifestation des ancêtres, qui peuvent avoir une bonne ou une mauvaise influence. Les insulaires croient qu’un être suprême crée des âmes et les vend ensuite aux esprits ancestraux. Ces derniers deviennent leurs maîtres et protecteurs pour toujours, de sorte qu’une âme, une fois née, doit toujours honorer son maître ancestral. Chacun se référera ainsi à son esprit ancestral pour tous ses besoins et lui offrira des sacrifices. La vénération des ancêtres tient donc une place prédominante dans leurs croyances.

Les habitants des Îles du sud s’en remettent à leurs sorciers tribaux. Le sorcier suprême de l’île porte le titre de bojiammé et conseille le chef de l’île sur toutes les questions nécessitant la consultation des ancêtres. Le bojiammé est généralement son conseiller principal. Si les gens pensent que les ancêtres soutiennent leur dirigeant, ils le suivront bien plus volontiers.

Les croyances des Îles du sud ont été plus largement développées dans cet article.

Gouvernement tribal

Le titre de chef ou roi s’applique à invariablement, du chef de village au roi divin régnant sur de nombreux clans. Les chefs de famille sont ceux parmi eux qui ont le moins de pouvoir. Ils répondent à un chef de clan ou de quartier, dépendant lui-même d’un chef de village. Ce dernier est sous l’autorité directe du chef de l’île.

La position de chef est en grande partie héréditaire. Les chefs inefficaces sont simplement tués, exilés ou remplacé. Lorsque l’un d’entre eux décède, son frère cadet prend sa fonction et ainsi de suite, jusqu’à ce que tous les frères soient morts. Ensuite, le fils aîné du chef initial reprend le titre et est suivi par ses frères. Un chef n’est pas au-dessus de la volonté de son peuple, qui peut lui demander réparation pour une mauvaise décision. Il s’entoure donc de ministres et de conseillers.

L’un des plus importants de ces conseillers est le bojiammé, un sorcier. Parfois, seul le chef de l’île dispose des services de cet individu. Le mpo (premier ministre) accompagne le chef partout où il va, lui sert d’ambassadeur auprès des autres chefs et nomme ceux qui doivent faire partie de diverses équipes ou mener des missions en son nom. Un autre ministre est le tchoko o motuku (shérif), qui sert d’yeux au chef et est chargé de l’application des règles. Un autre, le luba lo motuku, est le bourreau en chef. Un quatrième ministre est le takamaala, commandant des armées. Le cinquième ministre est le botuku o baita, le plus ancien noble de l’île ou du village. Le buac lo sam supervise les ressources de l’île, au même titre qu’un ministre des finances. Si le chef désire quelque chose, il le charge de se le procurer.

La volonté du chef est suprême et quiconque oserait s’y soustraire sera mis à mort ou, pour des délits mineurs, condamnée à une amende payable en chèvres. Ce n’est que si l’ensemble du peuple le désapprouve qu’il peut être sommé de se retirer. Le chef traite tous ses subordonnés comme ses esclaves et quiconque veut s’adresser à lui devra se prosterner à ses pieds. Même les femmes qui lui servent sa nourriture doivent le faire et tenir son assiette avec leurs deux mains, sans jamais regarder son visage pendant qu’il mange. Tous les biens appartiennent au chef et il peut en jouir à sa guise, les femmes étant bien entendu comprises dans ces biens. Quiconque protesterait sera tué ou soumis à une amende.


Sources : JdR Conan Return to the Road of Kings​ – Faith and Fervour