Désert du sud

Les Peuples du Désert Noir

« Mais il faisait chaud, j’étais seul et exténué et je ne voyais que du sable, du sable et le ciel bleu éclatant. Le sable me brûlait les pieds et mes sandales s’usaient rapidement. J’avais tellement soif que mon outre ne tarda pas à être vide. Je voulus retourner à Gazal, mais toutes les directions se ressemblaient. »

– Les Tambours de Tombalku –

Le Désert du sud est une vaste contrée désolée, presque totalement dépourvue d’eau. Il empiète sur les territoires du Kush, de la Stygie, du Darfar, de l’Amazonie, de Tombalku et des Royaumes Noirs du sud. Même si les conditions de vie dans les déserts de l’est de Shem et le Désert de l’Est sont certes dures, celles-ci sont dérisoires au regard de la rudesse du Désert du sud.

Peuples et tribus du Désert du sud

Le désert du sud abrite plusieurs peuples et tribus différents, dont les Gazali, les Ghanata, les Tibu et les Xuthalan. Il est probable que d’autres y vivent également, mais ceux-ci sont ceux mentionnés par Robert E. Howard.

Gazali

Les fatalistes Gazali sont une ramification de la race hyborienne, chassés de Koth il y a près de mille ans au profit du culte de Mitra. Ils ont des visages grossiers mais doux, un regard tendre, qui semble plongé dans leurs rêves. Ils n’ont pas peur et ne s’interrogent pas. Les Gazali accueillent les étrangers avec une grande désinvolture et une aisance impersonnelle. Ils vieillissent avec grâce, sans rides, bien que leurs cheveux grisonnent avec le temps. Les Gazali n’ont pas d’esclaves et ne connaissent pas la guerre. Ils font un usage intensif de drogues et d’hypnotisme pour explorer leurs propres rêves et leurs fantaisies introspectives en attendant la mort aux mains d’Ollam-Onga. Ils sont déconnectés du monde depuis 900 ans et croient toujours que le roi Bragorus règne sur la Némédie et le roi Epius en Aquilonie. C’est un peuple de prêtres, de savants, d’érudits et d’enseignants. En grande partie autosuffisants, les Gazali peuvent créer de la nourriture grâce à la sorcellerie ou à la science. Ils parlent le gazali, un dérivé du kothien.

Ghanata


Les Ghanata sont de féroces nomades du désert qui vivent à l’extrémité orientale du Désert du sud. C’est un peuple noir apparenté aux Kushites, mélange de sang noir et de sang shémite. La plupart d’entre eux sont plutôt secs, mais les plus forts d’entre sont grands et en surpoids. Les Ghanata sont vaguement organisés en tribus mais leur structure sociale est pratiquement inexistante. Les Ghanata xénophobes n’accueillent pas les étrangers. Ils sont sans pitié, brutaux et asociaux. Ils accordent plus de valeur à leurs chevaux et à leurs chameaux qu’à leurs semblables. La force et la prouesse sont considérées comme des traits de caractère essentiels. Elles sont fréquemment testées et le combat est considéré comme l’épreuve ultime. Dans cette optique, la plupart des Ghanata combattent avec des armes de mêlée plutôt qu’avec des armes à distance. La plupart des Ghanata montent des chameaux, car les chevaux ne survivent pas longtemps dans la région. Le fait de posséder un cheval est néanmoins perçu comme un symbole de prestige.

Tibu

Les Tibu sont une peuple de cavaliers masqués des steppes et du désert, que l’on trouve dans le sud. Ils sont issus d’un métissage entre des Stygiens et le peuple noir indigène. Leur visage long, au nez étroit et aux traits réguliers, rappelle celui d’un aigle brun. Ils sont grands, secs et noueux. Leur chevelure duveteuse et foncée et leur teint hâlé. Les Tibu sont des êtres féroces, qui combattent les autres peuples qui les entourent, ils sont très endurants.

La cellule familiale est la structure sociale de base des Tibu. En dehors de celle-ci, un Tibu honore son clan, désigné par le nom et l’emblème d’un ancêtre commun. Chaque clan a des tabous qui lui sont associés. Tout membre d’un clan peut profiter des ressources de celui-ci, notamment les bosquets, les sources, les pâturages et la nourriture. Les personnes extérieures qui le feraient sans y être autorisées subissent des violences. De nombreuses tribus Tibu se sont installées à Tombalku.

Les Tibu évoquent les chacals dans leur tempérament et sont réputés pour être des guerriers féroces, méfiants, indignes de confiance, cupides, rusés et fourbe. Ils sont connus pour balayer les déserts et attaquer les tribus Kordafan, de Kush, Ghanata, de Gazal et d’Amazonie. Ils sont réputés pour leur endurance, car leurs raids leur font fréquemment travers des étendues de terre aride, dont les points d’approvisionnement sont distants de centaines de kilomètres. Ils peuvent aisément s’abstenir de boire pendant une journée sans conséquences. Experts en pistage, ils peuvent parcourir des centaines de kilomètres avec une détermination constante, même à pied. Ils cheminent fréquemment durant quatre ou cinq jours avant de s’approvisionner en eau, si bien que peu d’étrangers peuvent tenir leur rythme.

Les Tibu établissent rarement un contact visuel lorsqu’ils discutent avec quelqu’un. Afin d’indiquer qu’ils écoutent, les Tibu lèvent légèrement les sourcils de temps en temps, mais pas trop haut, ce qui reviendrait à crier « J’écoute ! » au visage d’un orateur, ce qui est bien sûr considéré comme impoli. Rire pendant une discussion sur un sujet important est également considéré comme impoli.

Xuthalan

Les Xuthalan sont les descendants de l’ancienne race kosalane. Ils ont la peau jaune et les yeux bridés. Ils consomment des lotus, préférant les rêves induits par la drogue à la réalité. Ils ne vivent que pour les plaisirs sensuels. Lorsqu’ils ne sont pas profondément plongés dans un coma artificiel, se trouvent pas dans leur coma, les Xuthalan, bien que leur comportement soit imprévisible, comptent parmi les meilleurs savants de l’Ère Hyborienne. Thalis leur a appris la langue stygienne et ils ont leur propre dialecte, le vieux kosalan.

Honneur

Le désert du sud est l’un des environnements les plus rudes que l’on puisse imaginer et les gens qui y vivent ont adopté plusieurs mesures afin d’y survivre. Certains ont fait évoluer leur code d’honneur afin leur permettre d’être accueillants, tandis que d’autres se sont entourés de murs et se sont adonnés à l’occultisme ou à la consommation de drogues.

Gazali

Les Gazali sont une ramification kothienne et certains d’entre eux ont peut-être un code d’honneur civilisé, mais des années de service à la solde d’un démon ont pratiquement anéanti leur sens de l’honneur. Il est peu probable qu’un Gazali ait un code d’honneur. La plupart d’entre eux ne se préoccupent pas des étrangers.

Ghanata

Les Ghanata n’ont généralement pas de code d’honneur, même barbare, à moins qu’un chef puissant ne contraigne les siens à en respecter un. Les étrangers doivent s’attendre à être brutalisés, violés ou attaqués à vue.

Tibu

Les Tibu observent généralement le code d’honneur barbare de base. Ils adhèrent aux notions de tabous, d’hospitalité et de solidarité, mais ils sont également partisans de la vengeance, de la réciprocité, de la restitution et des querelles de sang. Les Tibu sont très attachés à leur culture et à leur histoire, et ce, à travers les familles du fondateur du clan. Les tabous varient d’un clan à l’autre et sont instaurés par les membres de la famille du fondateur du clan.

Xuthalan

A l’image des Gazali, les Kuthalan sont un peuple dégénéré qui ne respecte aucun code d’honneur. S’ils capturent une femme, ils l’utiliseront comme jouet sexuel.

Allégeance

L’allégeance est un concept prépondérant dans une contrée aussi impitoyable que le Désert du sud. Elle détermine qui sont les amis et qui sont les ennemis de chacun. Sur un territoire où la terre elle-même est un ennemi, cette notion peut faire la différence entre la vie et la mort.

Gazali

La première allégeance d’un Gazali va à son chef ou à son dirigeant, sauf s’il s’agit si ce dernier n’ pas lui-même de chef ou de dirigeant.

Ghanata

Lorsqu’un Ghanata prête allégeance, c’est au guerrier le plus fort de son peuple.

Tibu

La structure sociale des Tibu est basée sur le clan, mais c’est l’individu qui façonne la société, et non l’inverse. Chaque Tibu est supposé participer à la construction d’une société qui lui soit plus utile. Bien que les clans soient patrilinéaires, la plupart des Tibu maintiennent des liens avec leurs familles maternelles pour s’assurer d’avoir des alliés partout dans leurs terres. La plupart des Tibu font avant tout allégeance à leur famille immédiate, puis à leur clan.

Les Tibu qui font partie de Tombalku prêtent en général avant tout allégeance à leurs deux rois.

Xuthalan

S’ils prêtent allégeance, ce sera en premier lieu à Thog l’Ancien. Il se peut que le peuple de Xuthalan ait un roi, mais son nom est inconnu.

Mode vestimentaire

Gazali

Les Gazali portent des tuniques de soie et des sandales en cuir souple.

Ghanata

Les Ghanata manient des couteaux courbes et tranchants comme des rasoirs et des cimeterres à pointe effilée. Les sabres et les tulwars sont également courants et peuvent remplacer les cimeterres. Toutes les armes du Ghanata sont ornées de glyphes magiques et sont faites de fer blanc. Les Ghanata préfèrent ne pas utiliser d’armes qu’ils considèrent comme incomplètes. Un cimeterre sans sangle est incomplet. Un arc sans carquois de flèches est incomplet. Les armes et les accessoires ne portant pas de symboles magiques sont également considérés comme incomplets.

Les Ghanata portent des haillons, des vêtements volés et des tenues adaptées au désert. Les riches peuvent porter de larges pantalons de soie froncés aux chevilles et de larges ceintures enroulées plusieurs fois autour de la taille. Un ventre énorme est un signe de puissance. Il indique que la personne a les moyens de se nourrir en abondance, ou qu’elle est assez vigoureuse pour dérober de grandes quantités de nourriture.

Tibu

Les Tibu sont connus pour porter des masques. Ceux-ci sont à la fois pratiques et rituels et protègent leur visage du soleil et du sable. Ils représentent des esprits et des ancêtres. Ils sont généralement portés comme des casques et offrent une protection identique à celle des casques primitifs. Les ancêtres totems sont des sujets populaires pour les masques, affichant une identité de clan. Lorsqu’ils portent des masques, les guerriers Tibu pensent qu’ils sont possédés par les pouvoirs et la ruse des esprits de leur masque.

En plus des masques, les Tibu portent de longues tuniques de coton blanc, des pantalons légers et des foulards portés comme des turbans. Les garçons portent des tuniques et des pantalons en coton et les filles des tuniques avec des jupes enveloppantes. Les Tibu, même les femmes, s’arment de cimeterres et de poignards.

Xuthalan

Les Xuthalan portent des tuniques de soie et des sandales à lanières nouées sur leurs mollets. Ils sont armés d’épées courtes.

Rôle des genres

Ghanata

L’autorité masculine est souveraine chez les Ghanata. Les femmes ne sont guère plus que des esclaves. Les hommes représentent le pouvoir, le contrôle et l’influence. On attend des femmes qu’elles se comportent de manière digne selon les caprices des hommes, en particulier des guerriers, qui pensent que les femmes des artisans ne sont guère plus que des traînées. Bien que les artisans imposent des rôles stricts à leurs femmes, ils pensent que les guerriers sont trop autoritaires. Ils les autorisent donc à travailler de manière autonome, mais, au mépris de ce que croient les guerriers, ils ne vont pas jusqu’à leur accorder leur liberté sexuelle. Les femmes sont en charge de la cuisine, du ménage, de la cueillette et de l’éducation des enfants, tandis que les hommes s’attellent au combat, à la chasse, à l’élevage et aux questions spirituelles. Les deux sexes s’occupent de leurs petits champs de subsistance, s’ils font de l’agriculture.

Les femmes Ghanata ont des alliées parmi les sande, une société secrète composée de femmes en charge d’initier les jeunes filles à la condition féminine.Elle en prend soin et assure leur fertilité, en les inculquant l’art de la sexualité. Ses membres portent des masques pour communier avec leurs ancêtres et les esprits gardiens. Les personnes considérées comme spéciales ou particulièrement aptes à diriger les autres sont parfois initiées à la société secrète.

Tibu

Chez les Tibu, les femmes ont un pouvoir considérable. Bien que le père de famille soit le chef de famille, il discute généralement longuement des décisions familiales avec sa femme avant de les prendre. Lorsque celui-ci est absent, son épouse a le contrôle total de tous les biens jusqu’à son retour. Elle a le pouvoir d’acheter et de vendre du bétail et peut même décider de déplacer la famille d’un pâturage à l’autre.

Amour et mariage

Ghanata

Pour les Ghanata, le concept du mariage, en particulier chez les guerriers, se caractérise par la crainte de l’adultère.

Tibu

Les mariages ne sont pas arrangés chez les Tibu, le choix individuel étant trop important à leurs yeux. Bien qu’un Tibu puisse demander l’avis de sa famille ou de son clan sur la question du mariage, il n’est en aucun cas tenu a le faire. En outre, une fois que deux Tibu se marient, le reste de la famille et du clan ne peut rien faire pour y remédier. La seule règle qui entrave le libre choix est celle des trois grands-pères . Aucun Tibu ne peut se marier avec une femme n’ayant pas au mieux un arrière-grand-père en commun. Bien que rare, la polygamie est autorisée aux hommes. Comme dans la plupart des Royaumes Noirs, un prix de la mariée est dû à son père, généralement honoré en chèvres, en bétail, en chameaux ou en chevaux. Les jeunes filles se marient dès 15 ou 16 ans, alors que les hommes sont quant à eux âgés de 18 à 20 ans.

Structure sociale

Ghanata

La force physique, la sagesse et le charisme déterminent le statut social des Ghanata. Il existe deux divisions fondamentales dans leur société, les guerriers (tunka mangu) et les artisans (nyamakala).

Les tunka mangu sont des nomades, des tueurs et des pillards qui rapportent le butin à leur peuple. Ils exercent leur autorité et commandent ou conseillent les personnes au pouvoir. Si des membres des nyamakala ont des problèmes, un tunka mangu a autorité pour s’en charger.

Les familles nyamakala forgent les armes des guerriers et fabriquent les vêtements, les masques religieux et les outils du peuple. Ils sont méprisés car ils dépendent de la classe guerrière pour leur survie. Ils sont également plus sédentaires que la classe des guerriers. Les nyamakala sont divisés en quatre groupes : les tago (forgerons), les sabko (charpentiers et bûcherons), les jaru (chanteurs) et les gangko (travailleurs du cuir). Les nyamakala, lorsqu’ils atteignent l’âge adulte, sont initiés au cours de la cérémonie qui suit leur circoncision. Ils peuvent alors participer à des réunions secrètes et obtenir des conseils spirituels. Si un esprit appelle quelqu’un à devenir un meneur, ce dernier crée un masque-casque pour communier avec lui au cours des danses. Les divinations éventuelles sont ensuite chantées à ceux qui s’intéressent aux révélations de l’autre monde. La plupart des chamans, devins et sorciers sont issus des familles nyamakala, car ils contrôlent le secret du feu et l’art des esprits. Ceux qui s’occupent des démons sont généralement issus des familles de sabko, car ils connaissent bien les forêts où ces entités se cachent.

Tibu

La période entre l’enfance et l’âge adulte est marquée par une cérémonie d’initiation de plusieurs mois. Les initiations ont lieu dans des sites secrets et sacrés et les garçons de tous les clans y sont rassemblés tous les six ou sept ans. Ils sont accompagnés par un ancien du clan. Les initiations sont très confidentielles et il est notamment interdit aux femmes d’y assister. Les rites sont conçus pour rapprocher les hommes et renforcer le concept d’autorité masculine. Les garçons rentrent en tant que guerriers montés, armés et masqués, féroces et adultes à part entière. Les hommes nouvellement revenus construisent leurs propres maisons et ne vivent plus avec leurs mères et leurs sœurs.

Propriété

Gazali

Les Gazali n’ont pas de passions ni d’ambitions humaines, ils ne possèdent donc rien d’autre que ce que leurs ancêtres ont apporté avec eux de Koth. Leur conception de la propriété est probablement similaire à celle de Koth.

Ghanata

Le concept de propriété des Ghanata repose sur la force. Tant que son propriétaire a la force de la protéger ou la défendre, tout chose reste en sa possession. En termes d’héritage, la sœur du chef assure la première distribution. Mais les héritiers du chef, généralement les fils de sa sœur, pas les siens, sont chargé de protéger ce qui leur a été confié.

Tibu

Les terres, les animaux, les arbres, l’eau et les autres ressources ont un régime de propriété complexe. Certaines d’entre elles sont la propriété collective d’un clan, de certaines familles ou même d’individus. Un Tibu n’interfère jamais avec le droit de propriété privilégié d’une ressource appartenant à un autre Tibu . A contrario, il n’aura aucune gêne à s’approprier les ressources des Ghanata, des tribus de Tombalku ou d’autres peuples indigènes.

Xuthalan

Le sens de la propriété des Xuthalan est en quelque sorte une idée de « chacun selon ses besoins ». Dans la mesure où ils créent des produits, dont le lotus, à partir de l’air et peuvent « fabriquer » tout ce qu’ils désirent, chacun peut avoir tout ce qu’il veut, au moins dans une certaine mesure. Évidemment, fabriquer réellement un objet semble bien plus problématique pour ce peuple rêveur.

Commerce et économie

Gazali

Comme les Xuthalan, les Gazali ne font pas de commerce et n’ont aucune économie en place. Ils créent ce dont ils ont besoin grâce à la science ou à la sorcellerie.

Ghanata

Les Ghanata considèrent le commerce et l’économie comme des rapports de force. Ils font des raids pour obtenir ce qu’ils veulent et défendent ce qu’ils souhaitent garder. La richesse est mesurée par le bétail et les symboles de statut, comme les armes et les chevaux. Ils exigent également de recevoir des primes de protection pour permettre le passage de routes commerciales sur leur territoire. Une grande partie du commerce des esclaves, de l’or, de l’ivoire et du sel du sud vers le nord passe par leur territoire. Ils proposent également des chameaux à la vente. Certains de leurs anciens chefs ont tenté de transformer ce peuple en une nation fondée sur la richesse de ce trafic, mais leurs plans impérialistes ont jusqu’à présent été vains.

Tibu

Les Tibu élèvent du bétail et cultivent des dattes et quelques céréales autour des oasis qu’ils contrôlent. La main-d’œuvre servile est utilisée pour extraire le sel et le natron, qui sont utilisés par leurs guérisseurs et font l’objet d’un commerce. Méprisant les agriculteurs, ce sont également des esclaves qui exercent la faible activité agricole de la région.

Xuthalan

Les Xuthalan ne s’adonnent pas au commerce et n’ont pas de système économique en place. Ce dont ils ont besoin est créé par la science ou la sorcellerie.

Armée du Désert du sud

N’étant pas une nation unifiée, le Désert du sud n’a pas d’armée. Les tribus ne structurent pas non plus d’armées distinctes pour leurs clans. Tout homme est supposé combattre si cela s’avère nécessaire.

Ghanata

Les Ghanata sont des guérilleros, habitués aux raids et aux pillages. Ils s’arment de cimeterres et d’autres armes courbes et combattent à dos de chameau et de cheval. Bien que disposant en principe d’arcs de chasse, peu les emploient au combat, car cela remettrait en question leur force et leur bravoure.

Tibu

Les Tibu du désert du sud sont des guérilleros et ne se préoccupent pas des armées permanentes ou de la guerre organisée. Ce sont des pilleurs avides, connus pour leur férocité au combat. Les hommes se battent avec des cimeterres et des lances à cheval. Les Tibu de Tombalku servent quant à eux dans la cavalerie, sous les ordres d’un chef de guerre et prêtent allégeance aux rois de Tombalku. Leurs femmes sont elles aussi féroces, elle sont toutes armées de poignards et beaucoup portent également des cimeterres. Les Tibu ont un tempérament agressif et les guerres inter-claniques sont fréquentes. Ils sont considérés comme des combattants coriaces dotés d’une endurance exceptionnelle.

Xuthalan

Les Xuthalan n’ont pas d’armée en soi. Ils sont équipés d’épées courtes mais, en raison de leur dépendance à la drogue, ne sont pas des combattants compétents.

Croyances

Gazali

Mitra est le dieu tutélaire originel de Gazal, mais le démoniaque Ollam-Onga est désormais vénéré dans la cité perdue. Il est également vénéré dans les jungles sombres par des cultes diaboliques et le long des rivières de Kush. Il harcèle Gazal toutes les nuits, enlevant et tuant ses rares habitants à sa guise. Ses adeptes déments exercent des activités similaires.

Ghanata

Les Ghanata vénèrent Jhil l’Impitoyable au cours de cérémonies macabres, qui incluent la torture des victimes sacrifiées. Les membres du clergé sont également forgerons et armuriers, les dompteurs du feu. Jhil est l’un des fils de Jhebbal Sag, il a les traits d’un corbeau. C’est un dieu assoiffé de sang, qui requiert que les prisonniers soient écorchés vifs sur son autel. Certains rites hideux exigent des prêtres qu’ils mangent des morceaux de sacrifices humains. Ces derniers emploient les dés comme moyen de divination.

Tibu

Les croyances religieuses des Tibu sont de nature animiste. Ils croient que toutes les choses, même inanimées, ont un esprit. Ajujo est l’un d’entre eux. A l’image des autres Royaumes Noirs, ils vénèrent aussi leurs ancêtres. Leurs masques leur confèrent de supposés pouvoirs mystiques et une grande force, possédant eux-mêmes ont aussi des esprits. La religion du Tibu est sanglante et sinistre. Leurs autels sont des objets grossiers, carbonisés par le feu et tachés de sang. Accompagnés de tambours tonitruants, leurs prêtres dansent grotesquement et leurs captifs sont sacrifiés aux terribles dieux et aux mauvais esprits. Le sang rend leur magie puissante, ils torturent et tuent leurs captifs lors de leurs cérémonies macabres. Les autels des Tibu sont décorés de masque spirituels grotesques, de crânes de captifs et d’autres icônes religieuses macabres. Tous les chamans tibu savent monter à cheval et sont liés magiquement à leur monture . La religion du Tibu impose quelques tabous concernant les habitudes alimentaires des hommes et des femmes. Après la puberté, les garçons et les filles doivent manger séparément. Les hommes ne sont jamais autorisés à manger avec leur femme et les enfants ne peuvent pas manger avec des adultes de l’autre sexe, sauf s’il s’agit d’anciens.

Xuthalan

Les Xuthalan vénèrent Thog l’Ancien, qui sommeille sous leur cité de pierre verte. Quand il a faim, il arpente les couloirs sombres de Xuthal et dévore une partie des habitants, jusqu’à ce que sa faim soit assouvie.Il rassasie ses autres convoitises de la même manière.

Gouvernement

Ghanata

Les Ghanata n’ont pas un système de noblesse strictement héréditaire, bien que la plupart des souverains soient issus de la classe des guerriers puisqu’ils ne suivraient pas un artisan. Pour eux, la force fait la loi, donc le plus fort devient simplement chef jusqu’à ce que quelqu’un de plus fort ne l’évince. Le chef doit toujours être prêt et capable de défendre son titre par la force des armes. La meilleure preuve de force est la capacité à tuer son ennemi d’un seul et unique coup. Le chef est connu sous le nom de ghana.

Tibu

Les Tibu sont une tribu scindée. Certains d’entre eux sont libres et d’autres font partie de l’empire de Tombalku. Ceux-ci sont soumis aux rois du Tombalku. Ceux qui sont libres répondent aux chefs de famille et de clan. L’homme le plus âgé d’une famille a autorité jusqu’à sa mort. Un chef de clan est choisi par les chefs de famille selon des règles strictes et complexes. Il est le chef spirituel du clan et dispose de pouvoirs judiciaires, et non de pouvoirs exécutifs. Il a autorité pour arbitrer les conflits et ordonner le paiement d’amendes si une compensation est demandée. Le code juridique du Tibu est une question de restitution et de vengeance. Le meurtre entraîne une vendetta jusqu’à ce que les familles décident de régler l’affaire par un prix du sang, généralement un certain nombre de chameaux. Le vol est interdit au sein du clan. Le voleur devra restituer les biens volés ainsi qu’un chameau supplémentaire en guise de compensation. A l’inverse, les Tibu n’ont aucune gêne à commettre des vols en dehors de leur clan.

Xuthalan

Xuthal est dirigé par un roi. Il n’est pas nommé, on ne sait même pas s’il est encore vivant.

Traits géographiques notables du Désert du sud

À l’ouest, le Désert du sud est une étendue d’herbe sèche et à l’est, c’est un amalgame de plaines rocailleuses et de déserts sablonneux, ceux-ci formant des mers de sable, dont les dunes s’élèvent à plus de 300 pieds de haut. Il n’y a que sept grandes oasis dans toute la région et il se passent fréquemment des décennies sans la moindre goutte de pluie.

Cités importantes

Gazal

Gazal est une ancienne cité aux flèches et minarets de jade, construite au milieu des palmiers d’une oasis située dans la partie orientale du Désert du sud. Les murs de la ville sont également faits de jade. L’endroit, délabré, est jonché de détritus, de ruines et envahi par des herbes hautes. Une unique tour cylindrique rouge s’élève dans le ciel, au milieu de la ville, et les gens n’aiment pas penser aux horreurs sans nom qui s’y jouent. Les Gazali, une tribu kothienne, ont fondé la ville il y a neuf cents ans, après avoir été chassés de Koth pour avoir tenté d’y raviver le culte de Mitra. Ils ont construit la ville avec des pierres vertes provenant d’une ancienne cité. Seule la tour rouge était intacte à leur arrivée. Les esclaves que les Ghalazi avaient chargés des constructions se sont révoltés et se sont enfuis, avec les chameaux et les chevaux. Les dirigeants introspectifs de Gazal sont tellement en proie à leurs songes que la ville dépérit. Elle est hantée par la créature de la Tour Rouge, qui dévore les habitants pour apaiser sa faim. Baptisée Ollam-onga, de funestes cavaliers la servaient. Amalric l’Aquilonien l’a vaincue, rendant une certaine sécurité à Gazal. Si les Ghanata, les Tombalkus ou les Tibu apprennent sa mort, ils vont probablement s’empresser de venir piller les lieux, car seule la crainte de cette créature tient les tribus féroces à l’écart.

Xuthal

Entourée de sable, Xuthal est située à l’ouest du Désert du sud et est peuplée de Xuthalan à la peau jaune et aux yeux bridés, qui vénèrent un démon appelé Thog l’Ancien. Xuthal se trouve à un jour de marche au nord d’une oasis et à deux jours au nord des prairies du sud.

Créatures locales

Le Désert du sud abrite des scorpions et des vipères. On compte notamment le tueur d’homme à grosse queue et les scorpions traqueurs de mort. Tous deux mesurent environ 15 centimètres de long et possèdent un venin neurotoxique qui peut être mortel. Les enfants et les personnes en sous-poids sont les plus exposés au risque de décès, car la dose fatale dépend du poids corporel.

Les vipères sont petites et ont généralement une structure en forme de corne au-dessus des yeux. Nocturnes, elles se déplacent parfois de biais sur le sable et peuvent s’y cacher. En raison de la forme de leurs écailles, elles peuvent sembler s’y enfoncer. Elles peuvent effectuer cette manœuvre enroulées sur elles-mêmes.Leur venin est une cytotoxine et, bien que douloureux, il est rarement mortel, provoquant le plus souvent un gonflement du membre atteint, de la fatigue, des nausées et des vomissements si un soigneur compétent prend la victime en charge. Dans le cas contraire, ses reins cessent de fonctionner et elle finit par mourir.


Sources : JdR Conan Return to the Road of Kings, Faith and Fervour