Tombalku

Les Cavaliers du Désert du sud

« -Qui sont ces hommes ? demanda le jeune Aquilonien,
– Les cavaliers de Tombalku, répondit le Cimmérien.
– Tombalku ! s’exclama Amalric. Alors, ce n’est pas une légende ! »

– Le Peuple du Cercle Noir –

Tombalku est une confédération de tribus des Royaumes Noirs et du Désert du sud basées autour de la ville du même nom. Les frontières de Tombalku sont maintenues au nord des régions où vit la mouche tsé-tsé en raison des dégâts que celle-ci inflige aux chevaux. Caché dans le Désert du sud, Tombalku est mythique pour la plupart des pays du monde, mais pour les nations environnantes, c’est une importante place commerciale. Tombalku est situé à trois jours au sud de Gazal. Les cavaliers de Tombalku parcourent régulièrement les déserts du nord pour débarrasser les terres des voleurs ghanata qui s’y aventurent.

Tribu dirigeante

Aphaki

Même s’ils sont minoritaires, les Aphaki sont les maîtres de Tombalku. À l’origine, c’était une race d’appartenance shémite, ayant gagné le Désert du sud il y a plusieurs siècles. Ils provenaient peut-être de l’oasis d’Aphaka mentionnée dans le Colosse Noir. C’est un peuple basané, aux cheveux raides et foncés. Les Aphaki ont vaincu de nombreuses tribus du désert et des steppes du sud. Ils sont impitoyables et cruels.

Tribus subordonnées

La confédération regroupe de nombreuses tribus assujetties, dont celles des peuples Bagirmi, Bornu, Dongola, Mandingo et Tibu. Les cavaliers de Tombalku sont semi-nomades. Voici la liste des principales tribus de Tombalku, mais il y en a d’autres.

Bagirmi

Les tribus Bagirmi sont des bergers nomades qui élèvent du bétail, des moutons et des chèvres dans les prairies sèches de Tombalku. Ils sont naturellement commerçants mais évitent les tribus agricoles. Leurs cheveux sont raides, leur nez est droit, leurs lèvres sont fines et leur teint est cuivré. Beaucoup de gens pensent qu’ils sont issus d’une lignée iranistani mélangée à des Noirs indigènes. Contrairement à la plupart des tribus des Royaumes Noirs, les Bagirmi accordent une grande valeur à tout ce qui est beau, en particulier aux femmes. Les femmes Bagirmi sont connues pour leur beauté délicate et aquiline. Les tatouages sont considérés comme particulièrement beaux et un corps très tatoué est très désirable, surtout si le tatouage est fait autour des lèvres. Les Bagirmi utilisent également du henné sur leurs lèvres, ce qui leur donne une couleur noire plaisante. Les Bagirmi sont les plus nomades de tous les Tombalkus et parcourent de longues distances avec leurs troupeaux de bétail, dans les prairies et les savanes du sud. Les bovins sont considérés comme faisant partie de leur famille élargie et un Bagirmi donne généralement un nom à chacune de ses vaches. La bravoure et l’intrépidité sont des traits à exalter, c’est pourquoi les Bagirmi sont de puissants guerriers. La cérémonie de passage à l’âge adulte des garçons implique qu’ils se frappent les uns les autres avec des bâtons. Il leur est interdit de montrer leur douleur, au contraire, ils doivent rire. Il y a fréquemment des morts au cours de ces initiations, tant les coups portés sont puissants.

Bornu

Les Bornu sont des fermiers de subsistance, dont les activités se concentrent sur la saison des pluies, de mai à octobre. Ils cultivent des céréales, telles que le millet et le maïs, de même que des arachides, des patates douces, du manioc et d’autres tubercules. Ils élèvent également de petits animaux et s’occupent des chevaux de Tombalku. Quelques Bornu chanceux élèvent du bétail, mais Tombalku se procure la plupart de ses bovins par le biais de ses échanges avec les Royaumes Noirs du sud. Les villages Bornu de Tombalku ont un marché régulier voire quotidien, mais le plus grand marché Bornu se tient dans la capitale de Tombalku. Des représentants Aphaki surveillent tous les marchés et règlent les éventuels litiges qui peuvent s’y produire. Les Bornu ont une société quasi féodale de relations de patronage. Les dirigeants Aphaki accordent aux chefs Bornu ce qui équivaut à des fiefs pour leurs villages en échange de leur allégeance.

Dongola

Les Dongola sont des commerçants qui travaillent pour les Aphaki et d’autres tribus. Ils troquent de la main-d’œuvre ou des biens contre une protection et des revenus. Par le passé, tout comme les Tibu, les Dongola ont eu des liens avec la Stygie et du sang stygien coule dans leurs veines. Les Dongola vivent principalement autour de la rivière Jeluba. C’est un peuple pratique qui connaît ses points forts. Beaucoup travaillent à Tombalku, comme ferronniers ou tailleurs. Avant l’arrivée des Aphaki, les Dongola étaient à la fois méprisés et indispensables aux autres tribus. On les méprisait parce qu’ils gagnaient leur vie comme commerçants et ouvriers plutôt que comme guerriers, mais on en avait besoin parce qu’ils fournissaient de l’or, du sel, du cuivre et certaines pierres précieuses. Cette dichotomie persiste. Ils sont méprisés parce qu’ils travaillent comme domestiques, mais les richesses qu’ils ont a leur disposition sont plébiscitées.

Mandigo

Le peuple Mandigo est ethniquement lié au Ghanata et est constitué d’un métissage de Stygiens et de Kushites. Une branche occidentale de cette tribu vit le long de la côte de Kush. Ce sont de féroces guerriers qui méprisent les éleveurs nomades, comme les Bagirmi. Les Mandingo ne se séparent que rarement de leur lance et les jeunes enfants transportent les épées courbes de leurs pères et de leurs frères aînés.

Tibu

Les tribus Tibu assujetties ne se distinguent guère, en termes de culture ou d’apparence, des tribus indépendantes qui vivent juste au nord de Tombalku.

Plus de détails figurent dans la page consacrée aux peuples du Désert du sud.

Honneur

La plupart des Tombalkus sont des bergers, ils ont donc un rapport à l’honneur en adéquation. Par nature, un Tombalku protégera son honneur avec virulence. S’il ne le fait pas, il paraîtra faible, indiquant à ses ennemis qu’ils peuvent lui prend son troupeau, car s’il est incapable de défendre son honneur, il ne pourra pas non plus protéger son cheptel, qui est son moyen de subsister. Ainsi, toute atteinte à l’honneur d’un Tombalku doit être réprimandée par la violence et la mort. Il existe quelques divergences selon les tribus.

Aphaki

Les Aphaki primitifs qui ont colonisé la région observaient le code d’honneur barbare traditionnel. Actuellement, la plupart des Aphaki le respectent encore, craignant de se couvrir de honte, ce code fait désormais partie de leur religion. Le clan est au cœur du mode de vie des Aphaki. Tous les Aphaki sont issus du clan Aphaki de Shem, ils se considèrent donc comme des égaux, tout en étant supérieurs en tous points aux autres peuples de la région. Les Aphaki appliquent en outre les principes habituels d’hospitalité, de vengeance et de patronage shémites.

Bagirmi

Les Bagirmi sont connus pour leur sens de l’honneur. Leur comportement est régi par des idéaux de patience, d’autodiscipline, de maîtrise de soi, de modestie, de respect, de sagesse et de prévoyance. Ils ne mentent pas, ne se laissent pas entraîner dans des postures honteuses et ne se permettent pas de manifester leur peur. Les Bagirmi considèrent que les manifestations publiques d’émotion sont honteuses, c’est pourquoi ce peuple est stoïque. L’autosuffisance est importante pour les Bagirmi, ils s’efforcent d’avoir le moins de biens possible, car il leur est ainsi plus facile d’en prendre soin. Exprimer son malaise en public est également considéré comme honteux. Un Bagirmi ne se plaindra pas de la faim, de la soif, de la douleur ou de la maladie. Une flagellation publique constitue un test de virilité. Elle doit être endurée sans signe de douleur, de gêne ou d’émotion et est souvent requise avant le mariage. La perte de bétail est également considérée comme une honte. Un Bagirmi sans bétail n’est plus considéré comme faisant partie de la tribu.

Bornu

Les Bornu, à l’instar des autres tribus pastorales, ont un code d’honneur barbare. Il confère à l’homme un statut social, une préséance et un droit au respect. Si son honneur est attaqué, le Bornu ripostera, souvent physiquement. Un Bornu qui ne défend pas son honneur est rejeté comme étant sans valeur. Les Bornu sont prêts à mourir pour préserver leur honneur.

Dongola

Les Dongola, ayant abandonné l’élevage il y a longtemps, ont également perdu la plupart de leurs notions d’honneur, du moins aux yeux de la majorité des autres tribus. Certains ont adopté l’honneur shémite comme étant le leur, mais peu le ressentent aussi intensément que les Aphaki. Cette apparente perte d’honneur a discrédité les Dongola aux yeux de la plupart des autres tribus, lesquelles considèrent cette notion comme une source de statut et de respect. Pourtant, les Dongola ont une forme d’honneur qui s’articule autour des concepts de respect mutuel, de modestie, de politesse, de patience et d’hospitalité. Les Dongola croient avant tout à l’accomplissement des promesses, leur parole constitue leur engagement. Malgré cela, les Dongola ont la réputation d’être sans honneur.

Mandigo

Les Mandingo sont un peuple guerrier, doté d’un code d’honneur barbare. Ils respectent ceux qui portent les armes comme il se doit. Bien que les Mandingo élèvent rarement des animaux, il sont reconnus comme une tribu honorable. Les Aphaki accordent généralement beaucoup de respect aux Mandingo et c’est réciproque. Ce respect se traduit notamment par le fait que les Aphaki ont adopté un dialecte mandigo en tant que langue de liaison au sein de l’empire.

Tibu

Les tribus Tibu assujetties ne se distinguent guère des tribus indépendantes qui vivent juste au nord de Tombalku.
Plus de détails figurent dans la page consacrée aux peuples du Désert du Sud.

Allégeance

Quelle que soit leur tribu, les Tombalkus prêtent généralement allégeance à leurs chefs. Ces derniers sont généralement fidèles au roi noir de Tombalku, à l’exception des Bornu, qui font généralement allégeance aux seigneurs Aphaki en échange de terres. Les Aphaki sont fidèles au roi aphaki de Tombalku. La coutume shémite du patronage, selon laquelle une personne plus faible jure allégeance à une personne plus forte en échange de sa protection, est également utilisée. Une fois qu’un Tombalku accepte d’être un protecteur, toute insulte envers la personne qu’il protège est une insulte envers lui-même, de sorte que cette entente se fait de façon réfléchie.

Culture

Langage

Chaque tribu a sa propre langue et ses propres dialectes. Par exemple, les Aphaki parlent un dialecte shémite. Un dialecte mandigo est utilisé comme langue commune pour lier la totalité de l’empire. Tous les Tombalkus maîtrisent ce dialecte en plus de leur langue tribale.

Hospitalité et revanche

Les Aphaki ont inculqué à leur peuple un profond respect pour les coutumes d’hospitalité des Shémites du désert et un respect enthousiaste pour celles liées à la vengeance. Selon les Tombalkus, l’honneur requiert des querelles de sang.

Esclaves

Les Tombalkus sont un peuple esclavagiste. Tout le monde, hommes comme femmes, peut posséder des esclaves.

Torture

Les Tombalkus se plaisent à torturer certains individus à la force physique importante, considérant ce supplice comme une véritable discipline sportive.

Factions successives

Les Tombalkus ont un système de castes bien défini, car de nombreuses cultures cherchent à s’imposer. Les Aphaki sont la caste dominante actuelle, ayant vaincu les peuples noirs lors d’une guerre civile. Sous la caste Aphaki se trouvent plusieurs tribus noires, comme décrit précédemment. Elles s’efforcent toutes de prendre l’ascendant sur les autres, tout en cherchant à tenter de dominer les Aphakis. La force des différentes factions fluctue au fil du temps. Il est rare qu’un seul roi domine Tombalku. Afin de maintenir les peuples noirs dans ses rangs, la plupart des rois Aphaki autorisent un roi noir de l’une des principales tribus à régner à leurs côtés.

Déambulations nocturnes

Dans la ville de Tombalku, les gens aiment se promener en fin de soirée en jouant de la musique, en chantant et en dansant. Cela commence généralement quelques heures après le coucher du soleil et se poursuit jusqu’après minuit.

Mode de Tombalku

Les esclaves de Tombalku sont généralement vêtus de jupes volumineuses ou de pagnes et sont torse nu, ce qui les prive de leur identité tribale.

Aphaki

Les Aphaki portent des tuniques blanches, à la manière des Shémites du désert. Ces vêtements, nommés khilats, ont de longues manches amples bordées de broderies. On les resserre à la taille à l’aide d’une écharpe ou d’une ceinture. Au lieu d’un kafieh, les Aphaki portent des turbans à la mode iranistani. Les femmes portent un pantalon blanc volumineux et une tunique de tulle blanc sous un tchador blanc. Les deux sexes peuvent porter une cape à capuche.

Bagirmi

Les Bagirmi des deux sexes portent de longues tuniques fluides jaunes ou rouges et brodées. Les hommes et les femmes sont friands de tatouages, permanents ou temporaires, au henné. Ils portent des amulettes pour leur protection religieuse ou magique. Les femmes Bagirmi arborent de nombreux notamment des boucles d’oreilles en or, ou des bagues et bracelets en argent. Plus le nombre de bracelets est élevé, mieux c’est. Elles incorporent des perles d’ambre à leurs coiffures élaborées. Après avoir tressé leur chevelure en cinq longues nattes, elle les disposent en différentes coiffures ou les laissent simplement pendre. En plus des perles d’ambre, les jeunes filles aiment attacher des pièces d’or à leurs tresses, en particulier des pièces anciennes qui ont été transmises de génération en génération. Plus les boucles d’oreilles en or sont élaborées, plus la femme est considérée comme ayant un statut élevé. Les forgerons de Bagirmi fabriquent également des bracelets de cheville en fer épais et lourds qu’elles portent pour avoir une démarche semblable à celle d’une vache, ce qui est considéré comme attrayant par les hommes Bagirmi.

Bornu

Les Bornu portent des tuniques amples et fluides, dotées de larges ouvertures des deux côtés. Ils arborent également des pantalons larges, serrés aux chevilles, des sandales en cuir et des turbans. Ces derniers sont souvent ornés de panaches de crin de cheval.Leurs amulettes de protection prennent la forme de colliers ou de bracelets. Au combat, les Bornu brandissent des boucliers en bois en forme de larmes et de longues lances.

Dongola

Les hommes Dongola portent des tuniques de coton blanc sur leurs pantalons. Les femmes quant à elle se parent de tuniques en coton blanc, à manches courtes et à col évasé, dotées de ceintures colorées autour de la taille. Elles peuvent ajouter une cape ou un châle blanc si elles le souhaitent. Les robes plus protocolaires ont des manches plus longues. Les hommes et les femmes portent des sandales.

Mandigo

Les hommes Mandigo portent des chemises à manches longues et une large toge sans manches à coupe droite. Ils ajoutent parfois un pagne ou un pantalon resserré sous ces vêtements. La toge peut être en coton ou en soie. Les femmes Mandigo sont vêtues de jupes longues et enveloppantes et de blouses à encolure dégagée et des turbans informels. Les hommes préfèrent arborer des coiffes plus guerrières, avec des plumes, des os et des cornes.

Tibu

Les vêtements Tibu sont traités ici. Les Tibu de Tombalku ne portent généralement pas de masque lorsqu’ils servent dans la cavalerie de Tombalku, les reléguant à un usage cérémoniel uniquement.

Rôle des genres à Tombalku

Aphaki

Les femmes Aphaki ont un statut de partenaire à part entière dans le ménage, mais leur influence s’étend rarement au-delà de leur propre famille. Elles assument néanmoins la plupart des tâches ménagères. Les Aphaki respectent l’honneur de leurs propres femmes, mais considèrent que toute femme capturée lors d’un raid devient la propriété légale du voleur. Il arrive que des femmes soient vendues comme concubines afin de rembourser une dette. On attend des hommes qu’ils soient des meneurs, des mercantiles et des guerriers.

Bagirmi

Les hommes Bagirmi se perçoivent comme l’un des sommets d’un triangle d’interdépendance. L’homme est responsable de l’entretien des pâturages, de l’eau et de la protection des deux autres sommets du triangle, son épouse et son troupeau. Les femmes Bagirmi, qui représentent le second sommet du triangle, sont en charge de la préparation des repas, de la production laitière et de l’éducation des enfants. Le bétail Bagirmi est le troisième sommet de ce triangle, il apporte du lait et du prestige aux époux.

Bornu

Les hommes Bornu sont en charge de l’agriculture, des récoltes, d’aller au marché, des réparations, du transport et même de la couture. Contrairement au reste des tribus de Tombalku , leurs tâches ne se limitent pas à l’agriculture. Les Mandingo et les Tibu trouvent cela particulièrement cocasse. Les femmes Bornu font la cuisine, le ménage, éduquent les enfants, mènent des échanges commerciaux et font de l’artisanat. La chasteté des femmes fait partie de leur système d’honneur, de sorte qu’une femme non chaste jette le déshonneur sur elle-même et sa famille.

Dongola

Chez les Dongola, les hommes s’occupent des finances et prennent toutes les décisions importantes, tandis que les femmes se chargent des tâches ménagères et de l’éducation des enfants.

Mandigo

La plupart des tribus Mandigo ne subordonnent pas particulièrement leurs femmes sur le plan politique. En effet, certaines femmes accèdent à des postes de chef de tribu. Comme les femmes qui ont des enfants sont considérées comme fortes, celles qui ont beaucoup d’enfants et qui gèrent des maisons avec de nombreuses épouses sont concrètement préparées à devenir de bons chefs. Les Mandingo en sont conscients. On attend des hommes qu’ils fournissent à leurs épouses suffisamment de tissu pour confectionner deux tenues par an. Pourtant, quand ils ne mènent pas de raid, les hommes passent le plus clair de leur temps assis sous un arbre à discuter entre eux, alors que les femmes sont constamment actives.

Bundu

Les femmes Mandigo peuvent rejoindre le Bundu, une société secrète féminine chargée d’initier des jeunes filles, d’assurer leur fécondité, de leur apprendre les règles de la sexualité et de prendre soin de leur bien-être global. Le Bundu porte des heaumes en ébène, pour tenter de communiquer avec les esprits ancestraux et gardiens des forêts isolées. Lorsqu’une jeune fille est initiée, les guérisseuses la scarifient en dessinant des motifs dentelés, pour inciter les non-initiés à croire que la forêt a mangé les jeunes filles et les a régurgitées en tant que femmes adultes. Celles qui sont perçues comme remarquables ou particulièrement aptes à diriger les autres sont parfois initiées à la société secrète.

Poro

Les hommes ont une société secrète similaire appelée le Poro. Il a le pouvoir de maudire les gens et d’imposer des interdits. Les deux sociétés secrètes ont des intérêts dans le pouvoir politique. Elles contrôlent alternativement la terre et le peuple. La société Bundu a le pouvoir politique et religieux pendant trois ans, puis les Poro l’ont pendant quatre ans. Le chiffre trois est considéré comme le chiffre symbolique de la féminité et le chiffre quatre comme celui de la virilité. Ensemble, trois et quatre créent le sept, jugé comme un nombre sacré

Tibu

Le rôle des genres chez les Tibu est traité ici.

Amour et Mariage

Aphaki

Les mariages sont généralement arrangés à l’avance, bien que les intéressés aient généralement leur mot à dire. Le cousin d’une femme a un droit de préemption. Pour épouser quelqu’un d’autre, elle doit demander la permission de chacun de ses cousins. La polygamie est autorisée. Plus un homme a d’épouses, plus son statut social est élevé.

Bagirmi

Les Bagirmi peuvent avoir plus d’une femme et les mariages sont généralement arrangés. La taille du cheptel de la future épouse motive le choix. Les Bagirmi vivent dans de petits villages familiaux. Ainsi, tous les habitants d’un même village sont généralement apparentés.

Bornu

S’il est capable de subvenir à leurs besoins, un Bornu pourra avoir plusieurs épouses. Le mariage entre cousins et autres proches parents est privilégié. Ils sont généralement arrangés selon des critères de statut social et de pouvoir, dans la mesure où ils permettent de rapprocher les familles et de renforcer les liens sociaux

Dongola

Les Dongola ont interdiction d’épouser quelqu’un apparenté à leur famille sur les sept dernières générations. En général, le mari a environ trente ans lorsqu’il se marie pour la première fois, tandis que les jeunes filles sortent tout juste de la puberté. Les parents du marié se chargent de lui trouver une épouse. Lorsqu’ils ont identifié une jeune mariée appropriée, un médiateur tiers s’adresse à la famille de celle-ci. Si elle est intéressée, elle entamera de longues négociations avec la famille du futur époux, pour déterminer le prix de la fiancée. Quand le prix est fixé, le futur marié le paie et, au cours d’une cérémonie longue de sept jours, épouse la jeune fille. Le processus comprend la vérification de la virginité de la jeune fille. Les mariés ne se rencontrent pas avant le septième jour du mariage. Le jeune époux emmène alors sa femme chez ses parents et prend sa virginité pendant les trois jours suivants.

Mandigo

Les filles Mandigo sont fiancées dès leur naissance, ç des garçons âgés de douze ans au moins, prioritairement à l’un de leurs cousins maternels. Lorsque la fille est nubile, son fiancé, devenu un homme, commence à payer son prix à sa famille. Quand le paiement est intégralement effectué, le mariage est célébré et la jeune femme intègre le domicile de son époux. Indépendamment des liens du mariage, la loyauté de la mariée reste acquise à sa propre famille, celle de son époux à la sienne.

Ce dernier ne prends pas possession des biens de sa femme, elle conserve tout ce qu’elle apporte au ménage. Il est interdit de prononcer le prénom de son conjoint après les noces. Ils se choisissent des noms d’animaux et n’utilisent que ceux-là pour désigner l’autre. La polygamie est autorisée si un homme peut se permettre d’avoir plus d’une épouse.

Tibu

Les tribus Tibu assujetties ne se distinguent guère des tribus du Désert du sud en termes de mariage.

Structure sociale

Aphaki

Le rang et le statut sont importants pour les Aphaki, comme pour la plupart des tribus shémites. Le statut social est basé sur la réputation et la profession. Le roi est au sommet de la hiérarchie. Les chefs de famille, appelés patriarches, jouissent également d’une grande considération. Lorsqu’un dirigeant perd sa réputation sans se venger, il est généralement destitué, voire tué. Par exemple, lorsque Zehbeh a été renversé comme roi de Tombalku, il a dû revenir à la tête d’une armée en détruisant presque toute la ville, sinon il aurait probablement été tué.

Bagirmi

Les Bagirmi ont un système social assez strict qui comprend les rimbe, les neeybe et les jeyaabe. Les rimbe sont ceux qui élèvent du bétail et exercent un pouvoir politique. Les ardiibhe, qui sont pour la plupart des nobles, en sont une subdivision. Les chefs de village et les dirigeants sont issus de cette classe. Les Bagirmi poussent les Aphaki à accepter un rimbe en tant que roi noir qui règne traditionnellement aux côtés du roi Aphaki. Les hunbhe sont quant à eux des nobles nés libres mais qui servent les ardiibhe. Les neeybe sont des artisans. Cette classe se subdivise également en golle, qui sont des fabricants, en lawbe, qui sont des chantres et des historiens oraux, et en nahgotubhe, qui sont des artistes. Les jeyaabe sont des ouvriers qui sont sont des prises de guerre, ou leurs descendants. Ils ont un statut proche de celui d’esclaves pour les Bagirmi.

Bornu

Les Bornu attribuent le statut social en fonction de la richesse et du pouvoir. Le patronage et la famille sont donc essentiels pour établir les deux. Ils souhaitent qu’un roi Bornu règne aux côtés des Aphaki, afin de protéger leurs intérêts face à ceux des autres tribus noires.

Dongola

Les Dongola fondent leur système social sur la profession. Les prêtres dongola sont au sommet de leur pyramide sociale. Les anciens occupent le second échelon de l’autorité et du respect. Les prêtres sont les chefs spirituels des Dongola, tandis que les anciens sont les meneurs politiques. Les agriculteurs ont un rang plus élevé que les commerçants, puis viennent les artisans, les chasseurs et enfin les bergers.

Mandigo

Une hiérarchie de castes formée autour de nobles et leurs vassaux, définit le statut social des Mandigo. Au bas de l’échelle se trouvent les esclaves, qui sont généralement des prisonniers de guerre. Le statut est également basé sur l’ascendance, car les enfants des anciens rois, des chefs et des généraux seront mieux lotis que ceux de naissance moindre. Les guerriers se trouvent au sommet de la pyramide sociale et leur position se fonde sur leur naissance, leur bravoure et leur maîtrise des armes. Les Mandingo sont des pillards et des ravisseurs, ils ramènent à leur peuple les richesses d’autres tribus et régions. Les guerriers sont habilités à arbitrer les différends entre les Mandingo de second rang. Les Mandingo, bien que ravis d’avoir eu un puissant dirigeant Suba par le passé, voudraient voir un roi Mandingo accéder au trône de Tombalku. Après la classe des guerriers vient celle des artisans, qui secondent les guerriers en fabriquant des armes, des vêtements et des outils. La survie des artisans dépend des guerriers, c’est pourquoi ils sont considérés comme une classe inférieure. Ils sont établis dans des villages permanents. Ce groupe comprend les forgerons, les menuisiers, les chantres et conteurs, et les travailleurs du cuir. Les chamans et les prêtres sont issus de cette classe d’artisans, car ils exercent leurs talents en se mettant au diapason des démons et des esprits des matériaux qu’ils utilisent. Les chantres et les conteurs sont des bardes des Royaumes Noirs, qui relatent des histoires, conseillent les gens, chantent des éloges et entretiennent la tradition orale. Ils sont considérés comme des recueils ambulants de connaissances savantes. Ils sont les membres les plus respectés de la classe des artisans, car le chant et les mots sont considérés comme dotés d’un pouvoir magique exceptionnel.

Tibu

Leur structure sociale est décrite ici. Les Tibu servent de guides et d’éclaireurs pour les deux rois Tombalku.

Propriété

Les huttes et les maisons de Tombalku sont des structures au toit de chaume supporté par d’épais murs de torchis, de paille et de fumier. Les maisons sont entourées de hauts murs du même matériau.On entre par une haute porte décorée de motifs colorés et de glyphes protecteurs, taillée dans le mur d’enceinte. Les adultes s’assoient à l’intérieur de la bâtisse, sur un plancher en bois surélevé, ou par terre, à l’extérieur, sur des tapis colorés. Pendant les chaudes nuits d’été, toute la famille dort dehors, mais protégée par les murs de soutènement. La maison dispose d’une salle de réception pour les invités, d’un espace de rangement, d’une cuisine et de chambres à coucher. La cour entre la maison et le mur comprend un salon extérieur pour l’été, une cuisine extérieure et au moins un endroit ombragé. A l’ombre se trouvent des jarres de poterie géantes remplies d’eau.

Commerce et économie

Tombalku est une grande nation commerçante, un carrefour de commerce en provenance du sud, vers Kush ou même l’Amazonie ou le Darfar, bien que son éloignement en ait fait un lieu semi-mythique. En effet, Tombalku est difficile à atteindre, par quelque moyen que ce soit.

Le cuivre est l’un des principaux biens commerciaux de Tombalku. Extrait dans le nord, il commercialisé sous forme de lingots. En général, six de ces lingots s’échangent contre dix pièces d’or. En plus du cuivre, Tombalku fait le commerce du sel, qui est souvent considéré comme plus précieux que l’or, tant dans le nord immédiat que dans les savanes du sud. Dans le nord, dix pièces d’or permettent d’acheter le chargement en sel d’un chameau, mais le prix est quatre fois plus élevé que dans le sud, où le sel est extrêmement rare. Parmi les autres marchandises échangées figurent l’ivoire, les plumes, les peaux d’animaux, la poussière d’or et les esclaves. Les Aphaki s’échinent pour assurer le passage du commerce dans leur ville.

Le millet et le sorgho sont les cultures de base des tribus qui pratiquent l’agriculture. Quelques haricots, des arachides, des melons et des concombres sont également cultivés. Ces denrées ne font que très rarement l’objet d’un commerce avec d’autres nations, car rares sont les surplus. Tombalku fait le commerce de l’or et, dans certaines tribus, du bétail. Les Aphaki et les Dongola gèrent la majeure partie des échanges commerciaux avec les caravanes. Le commerce local se fait sur les marchés des villages, où les différentes tribus échangent leurs productions locales contre celles d’autres tribus. Par exemple, les Bagirmi échangent leurs produits laitiers contre des céréales ou des étoffes d’autres tribus.

Armée

Tombalku entretient une armée pour défendre ses frontières et pour attaquer ceux qui ne paient pas leur tribut, une pratique que ne la plupart des Royaumes Noirs ne respectent pas. Chaque tribu a obligation d’atteindre un certain contingent de combattants. Les combattants de Tombalku sont armés d’épées courbes et de longues lances. Plus d’un dixième des forces armées font partie de la cavalerie, montant des chevaux élevés majoritairement par les Bornu. Les habitants des villages vaincus par les troupes de Tombalku sont emmenés à la capitale pour y être vendus comme esclaves.

L’armée de Tombalku est répartie en deux divisions, l’une au nord, l’autre au sud. Chaque contingent a son propre général. Ils sont choisis par les deux rois de Tombalku.

Cavalerie

Bien plus nombreuse au nord qu’au sud, la cavalerie est dominante dans l’armée de Tombalku.
Elle ne peut pas servir à l’expansion par le sud, en raison des ravages de la mouche tsé-tsé. Néanmoins, la nation peut s’appuyer sur ses cavaliers pour ramener à elle le reste de la tribu Tibu et écraser le Ghanata. La cavalerie est composée d’escadrons de cinquante cavaliers commandés par un chef de guerre placé sous l’autorité directe de l’un des deux généraux. Il est secondé par deux officiers. L’officier supérieur a trente cavaliers sous ses ordres, l’officier subalterne, quant a lui, en dirige vingt. La majorité des membres de la cavalerie sont des Tibu et des Aphaki. Les Tibu montent des chevaux Bornu, les Aphaki quant à eux privilégient les montures kushites, légèrement meilleures.

Infanterie

De manière similaire à la cavalerie, l’infanterie est également divisée en petites unités. Le chef de guerre commande dix unités de dix combattants chacune. Son officier supérieur a sept unités sous ses ordres, l’officier subalterne trois. Bien que faisant partie de l’infanterie, ces trois forces de commandement sont à cheval. L’infanterie est bien plus présente dans le sud qu’au nord, car les chevaux peinent à supporter les maladies du sud. La plupart de ces combattants sont des archers, principalement des Mandigo, qui utilisent des flèches en fer à pointe empoisonnée. Il existe un ratio de trois archers pour un lancier. Les archers disposent de deux carquois de flèches et d’un imposant bouclier recouvert de peau de bête, en complément de leurs arcs et d’une réserve de poison. Les lanciers Mandigo enduisent également leurs lances et javelots de guerre de poison. Ils sont eux aussi équipés d’un bouclier garni de peaux de bête. Les lanciers Dongola s’arment de lances de chasse et de bouclier, leurs archers ne font que très rarement usage de poison. Les unités Aphaki plébiscitent les cimeterres et les longues lances.

Religion

Les Aphaki vénèrent Jhil l’Impitoyable, au même titre que de nombreuses tribus noires, telles que les Mandigo, par l’entremise de leurs conquêtes. Toutefois, la plupart des tribus noirs vénèrent Ajujo le Sombre et sa famille. Ce culte s’éteignait peu à peu, jusqu’à qu’un Suba du nom de Sakumbe s’empare du trône et le ravive.

Aphaki

La tribu Aphaki a des croyances fortement ancrées dans l’animisme et croit aux esprits et aux dieux qui animent pour ainsi dire tout ce qui les entoure. Leur dieu tutélaire est Jhil l’impitoyable. Les Aphaki honorent également leurs ancêtres. La foudre constitue le trajet des messagers entre les esprits divins et les esprits terrestres. Les démons sont responsables des maladies et de la mauvaise fortune. Le culte comprend des sacrifices d’animaux. L’immolation est la technique la plus usitée, mais une lame fera l’office en cas de nécessité. L’autel n’est généralement rien de plus qu’un tas de pierres. Chaque homme pratique son propre sacrifice, pendant qu’un prêtre supervise le tout, afin de lire les augures et la volonté des dieux.

Bagirmi

Les Bagirmi vénèrent Ajuju le Sombre et son panthéon. Leurs croyances incluent également la vénération des ancêtres et l’animisme.

Bornu

La tribu Bornu est animiste, pratiquant des sacrifices d’animaux et croyant en la possession par les esprits. Ajuju le Sombre est l’un des milliers d’esprits existant. Leur culte est similaire à celui de la Côte Noire.

Dongola

Les Dongola vénèrent à la foi Ajuju le Sombre et Apedemak. Leurs croyances sont similaires à celles des Kushites. Il croient également que chaque individu et chaque chose est une combinaison d’opposés, des rituels sont donc nécessaires au maintien de cet équilibre. Ils vénèrent leurs ancêtres. Ils disposent d’une société secrète masquée, qui maîtrisent des rituels permettant d’assurer que l’âme d’un mort s’échappera de son corps pour se réincarner sous la forme d’un membre de sa famille à naître.

Mandigo

Les Mandigo vénèrent Jhil l’Impitoyable au cours d’atroces cérémonies qui incorporent la torture des sacrifices. Les membres du clergé sont également forgerons et armuriers, les dompteurs du feu. Certains pensent que les Aphaki ont acquis leurs manières de pratiquer leur culte à force de côtoyer des Mandigo. Ces croyances incluent la vénération des ancêtres et l’animisme.

Tibu

Leurs croyances religieuses sont animistes, ils sont convaincus que toute chose, même inanimée, a un esprit. Comme d’autres tribus des Royaumes Noirs, ils vénèrent également leurs ancêtres. Leurs masques sont supposés leur conférer des pouvoirs mystiques et une grande force, car les masques eux-mêmes possèdent un esprit. Leur religion est sanglante et sinistre, leurs autels bruts, remplis de feu et tâchés de sang. Accompagnés de tambours tonitruants, leurs prêtres dansent grotesquement et leurs captifs sont sacrifiés aux terribles dieux et aux mauvais esprits. Le sang rend leur magie puissante, ils torturent et tuent leurs captifs lors de leurs cérémonies macabres. Les autels des Tibus sont décorés de masque spirituels grotesques, de crânes de captifs et d’autres icônes religieuses macabres. Tous les chamans tibus savent monter à cheval et sont liés mystiquement à leur monture. La religion des Tibus impose quelques tabous concernant les habitudes alimentaires des hommes et des femmes. Après la puberté, les garçons et les filles doivent manger séparément. Les hommes n’ont jamais le droit de manger avec leur femme et les enfants ne peuvent pas manger avec des adultes de l’autre sexe, à moins que ce ne soient des personnes âgées.

Gouvernement

Tombalku est dirigé par deux rois, un roi Aphaki et un roi noir. Après avoir conquis la cité et gouverné seul pendant un temps, le roi Aphaki Zehbeh est désormais secondé par un roi noir, en vue de stabiliser la nation. Zebeh est décrit comme un démon au corps sec et à la peau matte.

De nombreuses positions subalternes sont occupées par des nobles Aphaki et de puissants chefs des tribus dominantes. Ce sont des chefs suprêmes, réunis en conseil pour être les consultants et les messagers des rois. Les Mandigo n’envoient pas de chef suprême, mais sont représentés par la société secrète Poro ou Bundu, en fonction de celle qui est en place. Avant que l’empire de Tombalku n’émerge, ces sociétés secrètes établissaient les lois et gouvernaient les Mandigo. Puisque ses membres peuvent jeter un sort sur n’importe qui, peu osent leur désobéir. Les rois en sont conscients et s’assurent l’allégeance de nombre des dirigeants de ces sociétés. Ils contrôlent les Bornu en leur allouant des fiefs ruraux. Ceux qui les possèdent, les chefs Bornu les plus puissants, se doivent de vivre dans la capitale. Ils désignent alors leurs subalternes pour administrer les villages et les fiefs.

Les chefs de districts viennent après ce grand conseil. Chacun d’entre eux a fait allégeance à l’un des chefs suprême, ceux-ci ayant donc leur propre conseil, constitué des chefs des villages leur ayant prêté serment.

Tous les chefs tribaux et les chefs de village se doivent de collecter le tribut pour les rois et de le livrer à Tombalku. Ils sont également chargés de recruter des hommes pour les armées. On requiert aussi d’eux qu’ils forment des groupes de manœuvres, si les rois veulent qu’un travail soit effectué. Ils ont aussi autorité en matière de résolution de conflits mineurs, les rois n’ayant pas le temps de se préoccuper de ces sujets futiles. Les chefs tribaux et de villages font leur rapport à leurs représentants à la capitale, qui feront à leur tour, si la situation le requiert, leur rapport aux rois de Tombalku.

Traits géographiques majeurs

Tombalku est recouvert d’un désert aride dans le nord et de savanes luxuriantes au sud.

Rivière Jeluba

La Rivière Jeluba est un cours d’eau tranquille qui coule à l’est de Tombalku. Ses rives sont majoritairement bordées de savane et constituent les terres les plus fertiles de tout Tombalku. Les environs bénéficient d’un écosystème très riche, incluant des hippopotames, des crocodiles, des serpents, des buffles, des lions, des guépards, des oryx et d’autres animaux de la savane.

Capitale

Tombalku

Tombalku est la capitale de la nation du même nom. C’est une cité étrange et incroyable, plantée dans le sable du désert, proche d’une vaste oasis. Elle est construite sur un escarpement bas et cunéiforme, au milieu de vergers plantés de palmiers et de mimosa. Un mur entour la cité. Les maisons sont construites en torchis recouvert d’argile et dotées d’un toit de chaume. Les temples de Jhil et le palais des rois sont faits de pierre de taille. On parle diverses langues dans la capitale, puisque des membres de nombreuses tribus y vivent et s’y adonnent au commerce. Tombalku est constamment animée. Une demi-douzaine de factions rivalisent pour le pouvoir, les tavernes et les rues sont le théâtre de rixes discontinues, de mutilations, de meurtres et d’exécution sur fond d’or, de vin et de femmes. Les fondateurs de la cité étaient les ancêtres des Aphaki. Ces derniers ont enseigné l’art de la guerre aux peuples noirs, s’en servant tant pour leur défense qu’en cas d’offensive. La capitale dispose de nombreux puits, qui puisent dans les sources sauvages alentour. Quand la Jeluba déborde, des canaux transportent l’eau des plaines alluviales jusqu’à la ville.

Histoire

Au départ, Tombalku n’était qu’une ville marchande établie autour d’un puits. En effet, l’emplacement était proche de la Rivière Jeluba, en plus d’être un lieu de croisement entre de nombreuses tribus dominantes. Les Aphaki sont arrivés de Shem en tant qu’émissaires marchands et devinrent rapidement les maîtres des lieux, par le biais de leur prospérité et de leur expertise politique. Ils établirent la cité en tant que point de rencontre pour les caravanes de chameaux. Placée sur une artère principale du commerce de l’or et du sel entre les Royaumes Noirs du sud et ceux du Nord et la Stygie, Tombalku prospéra rapidement. Les Aphaki finirent par bénéficier du pouvoir suffisant pour effectuer quelques opération militaires. Ils s’emparèrent de la principale mine de sel au nord de la cité en croissance, contrôlant ainsi le marché du sel. Après cela, leur situation politique et économique se renforça. Pérennisé en tant que maîtres de la région, les Aphaki commencèrent à soumettre les tribus locales. Conscients de leur difficulté à gouverner les peuples noirs, ils instaurèrent un partage du pouvoir avec l’un de leurs rois qui était monté en puissance et risquait mener une révolte. A partir de ce jour, Tombalku fut dirigée par deux rois. L’assujettissement se poursuivit alors que le Tombalku devenait un empire. Alors qu’il gagnait en prestige, un mythe naquit à son sujet, croissant sans cesse. En effet, presque chaque Hyborien a déjà entendu parler du Tombalku, mais peu s’y sont déjà rendus, en raison de son emplacement reculé. Ainsi, ce royaume est devenu semi-mythique.


Sources : JdR Conan Return to the Road of Kings, Faith and Fervour