Khoraja

Un morceau kothien de Shem

En termes de culture, Khoraja est très similaire à Koth et est un mélange d’idées et d’éthiques shémites, hyboriennes et plus orientales. D’anciennes traditions guident les lois et le peuple de Khoraja est fier d’être une nation indépendante.

Le statut social

Dans bien des aspects, la noblesse khorajienne est la même que la noblesse kothienne. Les Khorajiens sont guidés par leurs traditions et sont fiers de leur indépendance de Koth autant que de Shem. Leurs cheveux sont souvent bouclés et parfumés. Les moustaches pointues sont à la mode chez les hommes. Ils portent des chaussures de satin pointues et des cotehardies de velours brodé d’or. Ils sont le plus souvent assez maniérés. Les nobles Khorajiens ne se soucient guère des barbares et des mercenaires, alors même qu’ils en sont dépendants pour défendre leurs terres.

La plupart des classes plus pauvres en Khoraja sont d’origine shémite. La vaste majorité d’entre eux sont marchands ou pourvoyeurs de services pour marchands.

Commerce et économie

Khoraja tire ses richesses des itinéraires des caravanes qui passent à travers le col de Shamla. Des caravanes en provenance de Zamboula passent sur cette route, comme d’autres venants des cités-états shémites. Khoraja ne taxe pas ses citoyens. Le royaume tire ses revenus des levées sur les caravanes qui peuvent aller jusqu’à 10%. Quelques industries existent, comme la fabrication de pièces de monnaies, la poterie et la verrerie, mais l’économie gravite essentiellement autour du commerce.

L’armée khorajienne

Le royaume suit un design féodal, avec des comtes en charge de différentes parties de Khoraja. Les nobles Khorajiens sont peu nombreux mais il y a des chevaliers à la mode kothienne. Lorsqu’un chevalier part en guerre,il porte le médaillon d’une dame sur son casque ou sur sa courroie d’épée. Il est protégé par une armure de plate et un casque à visière aux plumes colorées et est aussi habile et puissant qu’un chevalier poitanier. Les nobles sont la cavalerie lourde de la nation et sont généralement réservés pour la charge finale en bataille. Chaque chevalier porte une lance lourde, un grand bouclier et une épée longue.

Le poste le plus estimé qu’un Khorajien qui n’est pas chevalier peut espérer atteindre est celui de garde du palais. Les gardes du palais royal sont connus pour être amateurs de beuveries, aimer les plaisanteries et être assez bourrus. Ils peuvent bien souvent disperser les émeutes en évitant au maximum de tuer qui que ce soit. Ils portent des plastrons laqués et ornementés, des cervelières d’acier, des épées courtes et des bardiches. Leur blason est un champ jaune divisé par un haut mur sous lequel se trouvent trois points. Leur travail consiste essentiellement à repérer les trouble-fête et à les réprimander.

Le statut qui se situe sous celui des gardes de palais est celui des lanciers de Khoraja. Les fils pauvres et ruinés de petits nobles forment ce groupe qui fait office d’infanterie en support aux plus honorables chevaliers. Portant des lances de guerre et des dagues, ces Hyboriens doués portent des vestes matelassées et des cervelières d’acier.

Les hommes des collines Zaheemi forment la cavalerie légère de Khoraja. Ils chevauchent des montures puissantes et rapides et utilisent les arcs shémites à bon avantage. Ils sont fins et ont les traits du visage aquilins, portant des heaumes spiralés et pointus et des cottes de mailles sous leurs kaftans. Les membres des Zaheemi ont fait allégeance au clan Zaheemi et à Khoraja. Ils sont chargés de garder le col de Shamla pour Khoraja.

En temps de guerre, Khoraja dépense une bonne partie de sa trésorerie pour engager des mercenaires, en raison de sa faiblesse et de ses troupes peu nombreuses. Khoraja s’engage occasionnellement dans des conflits avec Shem, Koth ou même Turan, pour garder le contrôle des passes à travers l’escarpement kothien.

La religion en Khoraja

Les religions khorajiennes sont identiques à celles de Koth. Khoraja est plutôt tolérante envers les croyances religieuses, tant qu’elles ne consistent pas à vénérer des démons, comme en témoignent les portes entre l’Est et l’Ouest. Khoraja a peu de tolérance pour les sorciers, cependant. Les Khorajiens haïssent la sorcellerie, à moins qu’elle ne soit associée à un des temples, donc les sorciers khorajiens cachent leurs talents de peur d’être exécutés.

Gouvernement khorajien

Khoraja est un royaume indépendant souvent malmené par Koth, qui souhaite contrôler ce petit morceau de Shem. Le royaume est dirigé par une monarchie héréditaire. Le roi actuel est Khossus, qui est plus soucieux de l’apparat et du protocole que de son propre règne.  La nuit, le roi Khossus est amateur de vin de lotus et de danseuses étrangères. La plupart des affaires d’Etat sont délaissées, au profit de la flagornerie et de la dilettante. La sœur du roi, Yasmela, qui a déjà dirigé en tant que reine-régente lorsque sont frère fut kidnappé par Ophir, n’a plus de pouvoir officiel, mais pratique toujours ses ruses féminines sur son frère et certains des courtisans les plus influents, pour garder ses mains dans la politique khorajienne.

Cités khorajiennes importantes

Khanyria

Khanyria est une ville équipée d’un mur d’enceinte, dont la population dépasse à peine les 2000 habitants. Les murs sont décrits comme très hauts et les bâtiments à toit en forme de dôme. Khanyria est la demeure du sorcier Pelias. Il se terre dans une tour jaune entourée de jardins. La tour est de cette couleur car ses murs sont incrustés de pièces d’or. Les rues de Khanyria sont étroites mais pavées. Les gardes de la ville n’arrêtent pas les étrangers durant la journée mais les portes sont généralement fermées durant la nuit. C’est une cité paisible ou l’Est et l’Ouest se rencontrent pour marchander et troquer.

Khoraja

Comme fréquemment dans les petits cités-états, la capitale du royaume porte également son nom. Khoraja est donc la capitale de Khoraja. On y trouve des temples dédiés à Ishtar et d’autres dieux shémites et également un autel presque oublié, dévolu à Mitra. Le palais est entouré de jardins de tous les côtés, sauf celui qui donne sur la rue. Les rues sont éclairées par des candélabres placés à intervalle régulier. La ville est décrite comme caverneuse.  Environ 30 000 personnes y habitent.

Spécificités géographiques majeures de Khoraja

L’escarpement kothien

La frontière au sud de Khoraja est le distinctif escarpement kothien, qui sépare le désert des Zuagirs des terres fertiles de Khoraja. Cet escarpement est traversé par le col de Shamla, prépondérant pour Khoraja, car une route caravanière importante y passe depuis les terres hyboriennes vers les pays du Sud et de l’Est. C’est du trafic sur cette route que Khoraja tire ses richesses et par conséquent son existence même. Le col de Shamla protège également Khoraja de Koth, car si Khoraja fermait le col, une grande partie du commerce hyborien se verrait stoppé et forcé de passé par Shem ou Zamora, contournant entièrement Koth.

Histoire de Khoraja

Khoraja est dominée par le col de Shamla  qui est un point stratégique pour contrôler les routes marchandes. Le col était autrefois aux mains des hommes des collines Zaheemi, apparentés aux nomades shémites. Shem a colonisé l’endroit et construit la ville de Khoraja, prenant le contrôle du col aux Zaheemi. Koth voulait désespérément le contrôle du col et envahit l’endroit à de nombreuses occasions. Finalement, des aventuriers kothiens prirent le contrôle de la zone et contrôlèrent la route qui passait par le col de Shamla. Ces aventuriers, cependant, avaient un esprit rebelle et finirent pas déclarer leur indépendance de Koth, qui est toujours d’actualité.


Source : JdR Conan Return to the Road of Kings