Keshan

Royaume sauvage des profondeurs de l’ouest

« Le Keshan était un royaume barbare situé tout à l’ouest de Kush, où les vastes praires aux herbes grasses rencontrent les forêts qui montent du sud. C’était un pays métissé, où une caste d’aristocrates à la peau foncée régnait sur une population composée quasi exclusivement de Noirs. Les gouvernants – des princes et des grands prêtres – prétendaient descendre d’une race blanche qui, à une époque légendaire, avait régné sur un royaume dont la capitale était Alkmeenon. Des légendes contradictoires tentaient d’expliquer la raison de la disparition de cette race et de l’abandon de la cité par les survivants. Les récits qui couraient sur les Dents de Gwahlur, le trésor d’Alkmeenon, étaient tout autant auréolés de mystère. Mais ces légendes nébuleuses avaient été suffisantes pour amener Conan au Kehsan, lui faisant traverser de vastes étendues de plaines, de jungles veinées de rivières et de montagnes. »

– Les Dents de Gwahlur –

Le Keshan est l’un des Royaumes Noirs du nord, qui domine le commerce le long d’une frange du Styx et seigneur de plusieurs régions plus petites qui lui sont tributaires. Situé à l’est du Styx, au sud de l’Amazonie et du Darfar et à l’ouest de Punt, le Keshan est un pays de vastes plaines herbeuses, prolongées au sud par de grandes forêts humides.

Les habitants de cette contrée semi-mythique ne sont pas très amicaux avec les inconnus isolés. Les Keshanis sont un peuple de grand taille au teint sombre. Les membres de la classe dirigeante ont la peau plus claire. Ils utilisent un système tribal identique à celui des Kushites, seules leur carnation diffère. Cavaliers et éleveurs de bétail par nature, ils ne sont pas vraiment aptes à parcourir les montagnes et les jungles. De fait, ils ne peuvent pas pénétrer les jungles du sud-ouest.

Comme les Kushites et les membres des tribus des Royaumes Noirs du sud, les Keshanis sont un peuple passionné et exalté, affichant fièrement leurs émotions. Généralement, si un Keshani ressent une émotion, il l’exprime, même si celle-ci n’est pas appropriée à la situation. Les Keshanis sont prompts à s’offenser, même en cas de méfaits légers ou accidentels. Ces offenses débouchent souvent sur une bagarre, la violence étant le recours privilégié pour résoudre un conflit. Ils se battent puis font la paix, c’est la manière keshani pour obtenir l’acceptation sociale. À l’instar de nombreuses cultures primitives, les vendettas sont un véritable art de vivre chez les Keshanis.

Ce sont également de très bons chanteurs, prompts à entonner un chant lorsqu’ils s’ennuient. Ils chantent souvent pour leurs vaches ou taureaux favoris. Ils accueillent l’aube en chantant.

La répartition de ressources rares est la cause de conflits majeure, comme partout ailleurs. La majorité des conflits entre Keshanis ruraux concernent le contrôle des pâturages, l’accès à l’eau et la possession de.Les nobles et les prêtres quant à eux s’écharpent au sujet des routes commerciales internationales et de la propriété du bétail.

Mode keshani

Les hommes noirs de Keshan se parent de coiffes à plumes et de pagnes en peau d’animaux, ornant leur nez, leurs oreilles ou leurs lèvres d’anneaux d’ivoire ou de métaux précieux. Les femmes chaussent des sandales et portent des pagnes courts maintenus par de fines ceintures. Elles se passent bien souvent de pagne et ne portent que les ceintures. Les prêtres portent des tuniques en peau de léopard.

Les notables, des individus à la peau plus claire, descendants d’une race blanche inconnue, s’habillent de la même manière, mais en utilisant des matières plus nobles. Les femmes riches, par exemple, revêtent des cache-seins dorés, des jupes en soie et des ceintures ornées de bijoux.

Rôle des genres au Keshan

La répartition des tâches par sexe est similaire à celle que l’on trouve dans tous les Royaumes Noirs. Les hommes assurent la chasse et la garde des troupeaux et les femmes s’occupent des travaux domestiques et de l’agriculture.

Amour et mariage

Lorsque le fils aîné d’une famille atteint l’âge nubile, il se voit attribuer du bétail qu’il peut utiliser pour se procurer une épouse. Au Keshan, la dot typique d’une mariée est de quarante têtes de bétail. Le prochain fils nubile de la famille doit attendre que le troupeau familial ait retrouvé sa taille initiale avant d’être autorisé à se marier. Cet échange de bétail se fait généralement par étapes, les dernières animaux étant livrés lorsque le mariage est considéré comme définitif. Il ne le sera que lorsque l’épouse sera enceinte du troisième enfant du couple. La fertilité des femmes est donc liée à la prospérité de leur famille, car une femme stérile ne sera jamais considérée comme une épouse à part entière et ne vaudra donc pas la totalité de la dot.

Lorsque le futur époux arrive avec la première livraison de bétail, il s’installe dans la famille de la mariée jusqu’à la naissance du premier enfant. Le nombre exact d’animaux est déterminé par la négociation et/ou le combat, mais sera presque toujours considérablement inférieur à la totalité des quarante têtes allouées. Lorsque celui-ci est sevré, les mariés retournent dans le village de l’époux et effectuent une seconde livraison de bétail. Ils construisent généralement leur propre hutte près de l’endroit où l’époux a grandi. Chaque enfant supplémentaire permet d’envoyer plus de bétail à la famille de la mariée. Lors de la troisième grossesse, la dernière livraison de bétail est effectuée, le mariage est alors définitivement scellé et l’épouse devient un membre du clan de son mari. Le divorce est possible, mais il est soumis à certaines contraintes financières. Si un homme répudie sa femme, il ne reçoit rien de la famille de celle-ci, sauf si le divorce intervient avant le troisième enfant. Une partie du prix de la dot doit alors être restituée. Si la femme est à l’origine du divorce, sa famille est tenue de restituer les quarante têtes de bétail, ce qui lui vaut l’inimitié de son propre clan, ainsi que celle du clan qu’elle quitte.

Un aspect intéressant du mariage keshani est que lorsqu’une femme épouse un homme, elle épouse en substance toute les personnes du même âge que lui. Au sein du clan, tout homme marié de la tranche d’âge de l’époux pourra coucher avec elle. Le mari pourra quant à lui coucher avec n’importe laquelle de leurs épouses. Cependant, les enfants seront toujours attribués au mari de la femme enceinte. La jalousie sexuelle est une notion étrangère aux Keshanis. Certains Keshanis se plaisent à autoriser leurs invités à passer une nuit avec l’une de leurs femmes.

Polygamie

Les Keshanis peuvent se marier autant de fois qu’ils le souhaitent et qu’ils peuvent se le permettre. Les nouvelles épouses disposent généralement de leur propre propriété et le mari va de l’une à l’autre. La polygamie est un signe de richesse.La plupart des épouses aspirent à avoir six enfants, de sorte qu’un homme ayant plusieurs épouses aura de nombreux enfants.

Les filles assurent les travaux agricoles et, lorsqu’elles sont nubiles, procurent un apport en bétail. Les garçons surveillent les troupeaux de leur père et finissent par fonder leur propre famille dans les exploitations voisines. Si le père meurt, ses épouses doivent être confiées à l’un des frères du défunt.

Mariage fantôme

Autre tradition chez les Keshanis, celle du mariage fantôme. Les Keshanis sont un peuple patrilinéaire. Pour un homme, mourir sans être marié et sans descendance signifie que sa lignée est éteinte. Son fantôme sera éternellement malheureux car il n’y aura personne pour le commémorer. Son fantôme cherchera à ce que le reste de son clan se souvienne de lui et causera des problèmes. C’est pourquoi les Keshanis s’arrangeront pour acheter une épouse à son fantôme. Comme n’importe quel membre du groupe d’âge du fantôme peut coucher avec cette épouse, celle-ci tombera enceinte. Tous les enfants étant considérés comme les enfants de l’époux, un fantôme pourra ainsi avoir des descendants, qui perpétueront le souvenir de leur ancêtre.

Statut social

Comme dans la plupart des Royaumes Noirs, le statut social keshani est une affaire d’âge. La société keshani est structurée en classes d’âge. Les groupes d’âge sont généralement établis tous les deux ou trois ans environ, par le biais d’une initiation de masse. Les jeunes garçons qui n’ont pas été initiés apprennent à garder et à soigner les différents animaux, des petits animaux jusqu’au bétail dont la valeur est élevée.

Lorsqu’un garçon atteint l’âge de 13 ans ou deux ans après, il demande à son père, ou à quelqu’un de la classe d’âge de ce dernier, de l’initier. Cette demande est presque toujours acceptée. Les garçons à initier quittent leur foyer et se peignent le corps en blanc. Ils sont emmenés dans la nature par un membre d’une classe d’âge supérieure et, pendant trois mois, ils apprennent à devenir des combattants. À l’issue de cette formation, les garçons se rasent la tête et subissent un rituel de circoncision. À ce stade, les garçons font partie d’un groupe d’âge et se lient avec les garçons qui ont subi les rituels avec eux. Tous les futurs rituels seront partagés par le même groupe. Ils seront un groupe de combattants pour commencer. Ils défendent les territoires du clan et les troupeaux de leurs familles et peuvent être rassemblés par le roi pour former une armée. Ils font également des raids sur le bétail de leurs voisins pour augmenter les possessions de leurs familles. Ceux qui ont accès aux chevaux kushites apprendront à monter à cheval.

Quatre ans après la circoncision, toute la classe d’âge est à nouveau réunie pour participer à un camp d’initiation. Ils peuvent laisser pousser leurs cheveux et passer environ trois ans à apprendre à chasser les animaux sauvages afin de pouvoir protéger les troupeaux. À l’issue de cette formation, les jeunes, généralement âgés d’une vingtaine d’années, sont autorisés à se marier et à posséder leur propre troupeau. Une fois mariés, ils ont la possibilité de coucher avec les épouses de n’importe quel membre de leur groupe.

Outre les groupes d’âge, les seuls moyens pour un Keshani rural d’accroître son prestige sont de posséder un cheptel plus important et de meilleure qualité que son voisin, ou d’avoir plus de femmes et d’enfants que celui-ci. Ces aspects demeurent importants pour les classes dirigeantes, mais le fait que leur territoire soit traversé par une route commerciale lucrative l’est tout autant.

Mobilité sociale

À la différence de Kush et du reste des Royaumes Noirs métissés, les relations entre les souverains à la peau claire et les populations noires sont assez harmonieuses. Les Noirs peuvent s’élever dans la hiérarchie, comme en témoignent les prêtres noirs qui ont servi sous la houlette du grand prêtre dirigeant de Keshia. La classe dirigeante traite les subordonnés de manière honorable et noue des unions avec eux. La mobilité sociale est assurée par le vieillissement, le mariage et l’acquisition de bétail.

Propriétés

Huttes

Les peuples noirs de Keshan vivent dans des huttes de chaume en forme de ruche, dont les murs en torchis sont arrondis. Ces habitations sont surtout utilisées pendant la saison des pluies, de mai à septembre. Le grain est séché sur des étendoirs. Pendant la saison sèche, les hommes dorment généralement avec le bétail, dans des abris végétaux. Ils se déplacent avec les animaux, à la recherche des pâturages, à mesure que le niveau des eaux diminue. Des feux de bouse de vache séchée, dont la fumée chasse les insectes, entourent les villages et sont dressés à proximité du bétail. Les cendres résiduelles servent également de répulsif, si bien que le bétail comme les hommes, en sont souvent poudrés.

Bétail

Le bétail permet de mesurer la richesse et la prospérité des Keshanis. Nombre d’entre eux possèdent des taureaux chantants, ceux-ci étant castrés, leurs cornes taillées et décorées. Ces animaux sont bien traités par les Keshani. Les Keshanis qui en possèdent les pansent et leur chantent des chansons, les traitant comme s’ils étaient leurs amis proches. Le bétail constitue la vie et la passion des Keshanis ruraux. Les familles keshanis détiennent le bétail de façon collective. Les hommes gardent les troupeaux et les femmes assurent la traite. Le bétail constitue la principale source de conflits entre Keshanis et sert de paiement à la plupart des amendes qui en découlent. Les Keshanis élèvent également des moutons, des chèvres et des chiens. Les moutons et les chèvres sont utilisés comme monnaie d’échange dans la majeure partie du Keshan.

Commerce et économie

Les Keshanis sont des cavaliers et des éleveurs de bétail. Le Keshan commerce avec ses régions annexes, de même qu’avec le Zembabwei, le Darfar et l’Amazonie. Il est possible qu’il existe quelques échanges commerciaux avec la Stygie ou Shem, bien que la plupart des pays du nord considèrent le Keshan comme une nation imaginaire. L’hostilité de Punt envers le Zembabwei a compliqué les échanges avec cette nation. Le gros du commerce avec Keshan concerne les bovins, les moutons et les chèvres. Le bétail étant considéré comme un bien communautaire pour la famille, tout ce qui est acheté avec du bétail est par la suite un bien commun. Ainsi, si un membre de la famille échange une vache contre un cimeterre akbitani, l’arme appartiendra à tous les membres de la famille. Les moutons et les chèvres sont des biens individuels et sont donc plus volontiers échangés que le bétail.

Les semailles se font généralement au cours de la saison des pluies. Le sorgho, les noix et le sésame font partie des principales cultures. Le sorgho est la culture céréalière de base. Après la récolte, les gens passent leur temps à réparer leurs maisons et à brasser de la bière. Les moissons sont généralement terminées en octobre et la saison sèche a déjà commencé. En novembre, les hommes quittent les villages, car le bétail cherche de l’eau et de nouveaux pâturages. Lorsque les eaux se retirent, la pêche gagne en importance, car les poissons sont piégés dans des mares sur les prairies, faciles à attraper à la main ou à la lance.

Avril est une période de famine pour les Keshanis, qui en sont réduits à pêcher le long des rivières, à manger des fruits sauvages et à épuiser leurs dernières réserves de céréales. La chaleur se dissipe à cette époque de l’année. Les bonnes années, les pluies arrivent en mai. En cas d’année sèche, les pluies ne tombent qu’en juin.

Armée du Keshan

Tous les garçons keshanis sont formés au combat. Leur arsenal traditionnel comprend des lances à pointe de fer finement aiguisées et le redoutable kolbeta en fer, un bâton de fer aiguisé et tranchant qui n’est pas sans rappeler une crosse de hockey. Les Keshanis n’utilisent pas d’arc, estimant que si l’on est assez courageux pour tuer, alors il faut l’être aussi pour repousser son ennemi l’arme à la main. En temps de guerre, les femmes restent en retrait, pour soutenir les blessés et récupérer les lances.

Religion au Keshan

Keshan possède son clergé de prêtres ordonnés, plutôt que de chamans traditionnels. Ce clergé est une réminiscence de la culture de l’ancien Alkmeenon. Bien que parfois corrompus, la grande majorité de ces prêtres ont une foi sincère en leurs dieux obscures.

Ils ont déifié la mystérieuse race blanche fondatrice d’Alkmeenon, plaçant Yelaya au sommet de la hiérarchie, en raison de la preuve physique de sa divinité. Son corps ne subit pas les affres du temps et les prêtres rapportent qu’ils entendent sa voix, tel un véritable oracle. Cette divinité pourrait expliqué le peu d’animosité entre les ruraux à la peau sombre et les métis fondateurs, puisqu’un sang divin coule dans leurs veines.

L’idolâtrie de Yelaya indique une forme de culte ancien, cohérent avec une forme de chamanisme ancien. Des rituels avaient probablement lieu, afin d’harmoniser les relations entre leurs ancêtres et les obscures dieux de la jungle, assurant la sécurité et apportant la prospérité à leur famille. Le haut prêtre s’assure du bien-être général du Keshan par l’entremise de rituels magiques. Le sacrifice de bétail à l’aide de coups de lances est réputé permettre aux individus de communier avec leurs ancêtres. La plupart des rituels keshanis se terminent par le sacrifice d’une vache, d’un taureau ou d’un bélier.

Le peuple keshani reconnaît et vénère divers autres ignobles dieux aux côtés de Yelaya. Certains prêtres vénèrent une idole à l’apparence d’un crapaud dégoûtant. Gwahlur est l’un des obscures dieux de la jungle vénérés par les Keshanis, un roi des ténèbres évincé par les autres puissants dieux obscurs. Les dents brillantes de Gwahlur ont été confiées aux hommes pour qu’ils les gardent en sécurité.

Les prêtres portent des tuniques en peau de léopard et sont honorés pour leur moralité et leur spiritualité. Ils offriront l’asile à n’importe qui et aucun Keshani n’osera violer cet accueil, même en cas de querelle de sang. Les prêtres ont d’ailleurs autorité afin d’éteindre ces querelles en négociant des amendes en têtes de bétail.

Les croyances religieuses keshanis prônent l’idée que les ancêtres peuvent affecter les vivants et que le fantôme de la victime d’un meurtre reviendra hanter son assassin. Quand un Keshani en tue un autre, on considère qu’une partie de l’esprit du mort s’accroche à l’assassin. Celui-ci ne boira ni ne mangera quoi que ce soit avant d’avoir été spirituellement lavé par un prêtre vêtu d’une peau de léopard. Les Keshanis s’en prennent rarement aux femmes ou aux enfants, et n’en tueront qu’en cas de légitime défense. Quiconque tue une femme devra payer la valeur de sa dot à son époux ou son père, soit une quarantaine de tête de bétail. C’est très chèrement payé pour avoir tué quelqu’un, c’est pourquoi rares sont les Keshanis qui s’attaquent aux femmes.

Gouvernement keshani

Le Keshan est gouverné par des nobles à la peau matte, qui prétendent descendre de la civilisation d’Alkmeenon, ancienne et bien plus développée. Le Roi de Keshan se trouve à leur tête. La noblesse et le clergé établissent les lois. Si les prêtres estiment qu’un sujet est trop important, l’Oracle d’Alkmeenon sera consulté.

Traits géographiques keshanis majeurs

Le Keshan est une contrée ardente et tropicale. Elle est couverte de collines et sa région centrale montagneuse bordée d’escarpements abrupts. Dans le sud, les terres sont faites d’une jungle brûlante. Punt et le Zembabwei se trouvent à l’est, le Styx à l’ouest. Un important fleuve souterrain prend sa source à Punt, pour rallier le Styx.

Marches de Boroko

Il s’agit d’une région marécageuse situé dans la partie nord-est du Keshan. Les hommes de boue de Boroko, nommés ainsi parce qu’ils portent des masques de boue séchée, y vivent.

Grande Gorge du Styx

C’est un ensemble de canyons, infranchissables vers le nord, en raison des chutes d’eau et des rapides tourbillonnants. Ces canyons sont connus pour leurs pics vertigineux aux multiples couleurs, leurs falaises abruptes et leurs profonds ravins.

Cités keshanis importantes

La plupart des cités keshanis ne sont rien de plus que des villages tribaux entourant des troupeaux de bovins. La seule vraie ville est Keshia.

Keshia

Keshia est la capitale de Keshan. La ville royale n’est rien de plus qu’un essaim de huttes au toit de chaume, entassées autour d’un mur de pisé qui renferme un palais fait de pierre, de torchis et de bambou. Elle compte 6 549 habitants. Des conteurs installés sur les places du marché se plaisent à relater les histoires des légendaires trésors d’Alkmeenon, des joyaux uniques au monde, des rubis, des émeraudes, des diamants, un trône entièrement en or et le trésor d’un monde ancien. Keshia commerce avec Shem par voie terrestre. Les Keshanis apprécient les danseuses du nord et les Shémites ne sont que trop heureux de leur en fournir.

Alkmeenon

Les ruines de la cité des fondateurs d’Alkmeenon abritent le trésor légendaire connu sous le nom de Dents de Gwahlur, où l’Oracle d’Alkmeenon, la princesse Yelaya, se livrerait ici à des prédictions et des divinations. La princesse Yelaya a été la dernière souveraine d’Alkmeenon et lorsqu’elle est morte, son jeune et beau corps ne s’est pas décomposé. Son esprit est le présumé être un oracle. Les anciens prêtres sont allés la voir pour apprendre la sagesse, mais la coutume s’est éteinte depuis qu’un prêtre a essayé de voler les Dents et s’est condamné. Le prêtre Gorulga a rétabli la tradition. La ville est située dans la région sud-ouest du royaume, au milieu d’une jungle inhabitée, interdite aux hommes ordinaires. Le palais royal d’Alkmeenon est entouré de grandes falaises, un vaste amphithéâtre naturel de trois ou quatre miles de diamètre, avec quelques passages secrets que seuls les prêtres de Keshia connaissent. Une des passes secrètes se trouve sur le côté sud de la vallée, un grand bassin y bordant les falaises. L’entrée d’une grotte s’y trouve, menant au centre d’Alkmeenon. La cité elle-même se trouve au-delà des falaises, engloutie par la jungle. La jungle a également conquis les palais intérieurs et des lotus poussent sur la paroi sud des falaises, près de la voie qui mène au palais.Une rivière souterraine malsaine aux eaux noires et glaciales passe sous le palais et les Dents de Gwahlur, richesses d’une autre époque, y sont tombées.

Histoire du Keshan

L’histoire du Keshan remonte à la nuit des temps, la classe dirigeante à la peau sombre se réclamant d’une race blanche mythique ayant régné sur Alkmeenon. On en ignore l’identité. Elle pourrait être de souche iranistani, khari ou stygienne, un vestige de la race qui a survécu au Cataclysme, ou encore une race qui n’a pas été mentionnée dans l’histoire.


Source : JdR Conan Return to the Road of Kings