Ghulistan

Les hommes des montagnes

Le Ghulistan est une zone montagneuse située entre Vendhya et Turan. Il fait office de tampon, protégeant Vendhya de Turan. Les Ghulistanais et les autres peuples montagnards sont trop vifs et brutaux pour que les armées turaniennes, hyrkaniennes ou vendhyennes ne puissent les débusquer et les anéantir. Dans une certaine mesure, les collines hantées des Monts Himéliens sont les ultimes garantes de la paix, maintenant la distance entre les trois puissants royaumes de Turan, d’Hyrkanie et de Vendhya. Cette dernière nation semble être la moins bien lotie. Avec peu de ports naturels le long de ses frontières maritimes à l’est, à l’ouest et au sud et des plus grandes montagnes du monde à sa frontière nord, Vendhya ne peut aisément commercer avec les autres nations du Monde.

Le nord du Ghulistan est habité par des populations urbaines. Un certain nombre de petites tribus vivent dans les collines et les immenses montagnes du sud. Les peuplades du sud des Monts Himéliens se répartissent en de multiples tribus et clans. Ils sont composés de grands hommes hirsutes, puissants et farouches. Ces tribus des collines ont leur propre code d’honneur barbare, dédaignant les comportements civilisés, se moquant des faibles et des naïfs. Par-dessus tout, elles semblent détester les traîtres, bien qu’elles soient elles-mêmes faites de bandits. Comme les Hyrkaniens, les Ghulistanais apprécient les chevaux et comme les Vendhyens, ils sont attachés aux coutumes et aux traditions. Comme ces deux peuples, ils craignent le mesmérisme et la sorcellerie. Ils sont fatalistes et superstitieux, mais s’enthousiasment facilement, surtout à la perspective de massacres et de pillages. Originaires de l’est, ils sont liés par de longues traditions et des idées anciennes. Ces rescapés montagnards se sont bien adaptés à leur environnement.

Les Monts Himéliens sont séparés en différentes régions. La partie sud de la chaîne, qui fait face à Vendhya, est appelée le Ghulistan. La partie sud-ouest du Ghulistan est appelée Afghulistan.

Honneur

Les Himéliens ont leur propre code d’honneur barbare qui enseigne la bravoure, la ténacité, la persévérance et l’hospitalité. Les tribus montagnardes croient fermement en ce code, presque jusqu’au fanatisme. Chaque action entreprise par un individu renforce ou affaiblit son honneur et celui de son clan. L’hospitalité envers les hôtes s’étend même à la protection de ces derniers. Ils offriront également un refuge à un fugitif d’une autre tribu ou nation s’il formule une promesse de paix sincère.

Les montagnards défendront leurs biens, leurs terres et leurs femmes au même titre que leur honneur. Le droit de vengeance est également accordé par leur code d’honneur. Il n’est pas question ici de tendre l’autre joue. Toute atteinte à l’honneur d’un Ghulistanais des collines doit être sanctionnée et vengée. Ce droit de vengeance est appelé vendetta. Tuer quelqu’un dans le cadre de cette vengeance justifiée n’est pas considéré comme un crime et n’est pas déshonorant pour le justicier ou pour la famille de l’une ou l’autre des parties. Malheureusement, il arrive souvent qu’une partie soit en désaccord sur le fait de savoir si un meurtre est justifié ou non, ce qui entraîne un cercle vicieux de vengeance et de mort qui se perpétue de génération en génération, provoquant une authentique vendetta.

Un autre aspect du système d’honneur prévoit une cérémonie d’humiliation et de reconnaissance de la culpabilité lorsqu’un tort a été commis. Cette reconnaissance implique généralement le pardon de la partie lésée, permettant d’éviter les querelles de sang dans la plupart des cas. Cependant, si la partie lésée ne pardonne pas, elle devient le transgresseur et peut être mise en cause à son tour.

Habillement ghulistanais

Les hommes des tribus himéliennes sont généralement hirsutes et déguenillés. Ils portent des turbans volumineux sur la tête. Leurs cheveux bouclés sont longs et ils sont barbus. Leurs visages sont crevassés par les âpres vents de la région. Ils sont grands et se targuent de larges épaules velues. Ils portent de solides tuniques en peau de mouton ou de yak, des manteaux ceinturés et des bottes en cuir souple. Lorsqu’ils sillonnent les hauteurs, ils arborent d’énormes manteaux de fourrure dont les manches sont suffisamment longues pour envelopper leurs mains gelées. Ils se parent de ceintures bakhariot, qui maintiennent leurs tulwars à poignée d’ivoire et d’or. Ils s’accroupissent ou s’assoient en tailleur à la mode orientale lorsqu’ils se reposent et sont de remarquables baroudeurs. Ils combattent avec des javelots, des pierres, des flèches, des couteaux longs, des cimeterres ou des tulwars. Ils n’ont pas de préjugés quant au port d’une armure et peuvent très bien avoir fait main basse sur des armures turaniennes ou kshatriyanes. Les membres des tribus maîtrisent également les puissants arcs fabriqués par les Hyrkaniens et ils sont particulièrement prisés par ces montagnards.

Les femmes de la culture himélienne portent des gilets brodés, des chemises à manches larges et des pantalons larges et amples. Dans certaines tribus, elle choisissent de superposer de longues robes aux motifs colorés à leurs jambières. Elles portent des sandales pour protéger leurs pieds des rochers des montagnes aux bords parfois tranchants comme des lames de rasoir. Les jeunes filles se passent de couvre-chefs, mais les femmes adultes se couvrent la tête avec de longs foulards colorés. La couleur d’un foulard dépend de la tribu à laquelle la femme appartient. Les foulards sont généralement noués autour de la tête en laissant pendre un long pan de tissu dans le dos. Un foulard à prédominance de blanc associé à la couleur de la tribu indiquent qu’une femme est mariée. Les femmes ghulistanaises sont chargées de la cuisine et des tâches ménagères et doivent s’en acquitter en toute circonstance. Tout manquement à cette règle est puni par le fouet. Elles sont généralement minces et très pragmatiques et nombre d’entre elles sont qualifiées de louves. Elles n’ont pas de gêne vis-à-vis de la nudité en public et, en été, se passent souvent de chemise et même de gilet.

Habitat

Les demeures au sol en terre battue du Ghulistan sont de taille généreuse et sont faites de pierres brutes scellées au mortier. Leurs toits faits de pierres et de torchis sont soutenus par de solides poutres. Chaque toit possède une trappe et une échelle qui permet de s’y hisser. Ces baraques n’ont pas de grandes fenêtres, mais sont percées de petites meurtrières. Les hommes des collines dorment sur des lits de feuilles recouverts de peaux de mouton. Une grille de fer posée sur des blocs de pierre fait office de cuisine rudimentaire. Des groupes formés par ces cabanes de pierre et de boue sont érigés sur des étendues montagneuses relativement planes pour créer des villages. Les montagnards ont des chiens comme animaux de compagnie, qu’ils utilisent pour chasser et surveiller les villages. Ces derniers possèdent habituellement des remparts, quand ce n’est pas un bastion primitif.

Commerce et économie

Dans le sud, les tribus montagnardes se livrent au pillage pour assurer leur subsistance. Elles attaquent les Vendhyens. Elles attaquent les Turaniens. Elles s’attaquent mutuellement.
Excepté un peu d’agriculture et d’élevage de subsistance, leur économie est essentiellement axée sur le brigandage.

L’armée au Ghulistan

Les tribus des collines du Ghulistan n’ont pas d’armée organisée. En revanche, chaque village monte sa propre troupe de combat et de raid. Le principal objectif est de s’attaquer les uns aux autres. De temps en temps, une horde de bonne taille est constituée et envoyée en Vendhya pour y amasser de l’or et des femmes.

Les Ghulistanais sont courageux, déterminés, persévérants et accueillants. Ils sont aussi incroyablement agressifs. Ce sont des barbares d’une férocité notoire. Ils préfèrent la furtivité et les incursions au combat ouvert. Les guerriers ghulistanais sont parmi les combattants les plus dangereux et les plus barbares qui soient.

Les Ghulistanais des villes se sont certainement dotés de quelque forme d’organisation militaire. Il s’agit probablement d’une armée semblable à celle d’Iranistan ou d’Hyrkanie en termes de structure et de tactiques.

La religion au Ghulistan

Il est très probable que les montagnards adhèrent à des croyances chamaniques, étant donné que leur mode de vie est totalement dominé par les éléments qui les entourent. Cependant, l’influence de la religion vendhyenne a probablement créé une forme de chamanisme plus complexe et plus élaborée que celle que l’on trouve en Hyrkanie. En raison de lieux irrévérencieux comme Yimsha et Raktavashi, où la magie noire et le diabolisme sont pratiqués, le chamanisme des Himéliens est probablement axé sur la lutte contre les mauvais esprits et les combats spirituels contre les démons et les sorciers. Ce sont des batailles très périlleuses et le chaman ne se lance pas dans ce genre de combats sans crainte. Lors des affrontements avec un sorcier, celui-ci ou le chaman meurt. Par chance, les Himéliens croient qu’un chaman peut être tué trois fois avant que la mort ordinaire ne puisse prendre son âme.

La cosmologie des Himéliens est stratifiée, la Terre se trouvant à sa base, le reste de l’univers étant retenu par les Monts Himéliens. Le royaume des morts peut être visité en voyageant sous terre. Son accès est protégé par des passages étroits pour écraser les faibles et, bien sûr, les démons et les monstres. Les morts et tous les chamans qui s’y rendent pour combattre doivent mener des batailles sinistres contre les cannibales, les animaux sauvages, les démons et subir des épreuves innommables.

Les chamans himéliens sont naturellement des personnages très charismatiques. Le succès ou l’échec de tout rite dépend complètement de la capacité d’un chaman à maintenir l’ambiance et l’atmosphère nécessaires pour croire en ses capacités. Ses performances doivent transcender la simple réalité et rassembler les membres de la tribu autour de lui dans la croyance totale en la nouvelle réalité qu’il leur a promise et montrée.

D’autres religions peuvent être présentes dans la région. Des singes gris se cachent dans les collines, de sorte que des cultes d’Hanuman sont susceptibles d’exister, tout comme d’autres religions animistes. Il se peut aussi que les habitants des collines se soient approprié des croyances vendhyennes, en vénérant Asura et le panthéon vendhyen. Contrairement à la plupart des peuples de l’Ère Hyborienne, les Himéliens ne semblent pas utiliser les noms de leurs dieux comme des malédictions. Peut-être s’agit-il d’un de leurs interdits barbares. Il se pourrait qu’ils n’aient pas de dieux, ou que ces derniers n’aient pas de noms.

Le gouvernement ghulistanais

Le gouvernement central du Ghulistan se trouve dans la capitale, Khorbhul. Le roi y règne, mais les tribus ne reconnaissent que rarement son autorité. Les clans du nord et les populations urbaines lui obéissent. Dans les zones occupées par Turan, le roi turanien a la mainmise.

Il y a des centaines de tribus dans les montagnes du sud, chacune suivant des guerriers charismatiques appelés hetmen. Ces chefs gouvernent par la force. En tant que barbares, les hetmen n’ont aucun scrupule à tuer un chef inefficace, traître ou faible. Contrairement aux peuples civilisés du sud, ils n’enseignent pas que leurs rois sont sacrés, divins ou spéciaux de quelque façon que ce soit, et les chefs doivent donc défendre leur droit de gouverner par la force des armes. Ces chefs tranchent les conflits inter-tribaux de manière arbitraire. Ils sont réglés par la guerre et les vendettas. Les tribus se disputent probablement aussi des femmes pour éviter une trop grande consanguinité entre les clans très unis. Les conflits ouverts sont rares. Les montagnards sont des guérilleros et luttent dans ce sens. Ils commettent des assassinats furtifs de nuit et des raids rapides sous le couvert de l’obscurité dans un déchaînement de violences.

Les tribus du sud du Ghulistan, de l’Afghulistan et d’autres groupes ethniques himéliens sont généralement gouvernées par des groupes d’anciens appelés jirga. Les hetmen sont les chefs de guerre de ces tribus. Une tribu est divisée en khels (clans), eux-mêmes répartis en pllarinas. Un pllarina est un groupe de plusieurs kahols (familles élargies). Il s’agit d’un système complexe et les membres des tribus himéliennes peuvent estimer qu’ils appartiennent à diverses sections de ces groupes selon la situation.

Sites géographiques notables du Ghulistan

Le Ghulistan se situe dans la partie occidentale des Monts Himéliens. Le célèbre col de Zhaibar se trouve au nord-est du Ghulistan. À l’ouest de ce col, les Monts Himéliens se séparent en deux chaînes distinctes. Les villes de Secunderam et de Bhalkhan, contrôlées par les Turaniens, apparaissent au nord de la chaîne supérieure. La ville d’Hirut se trouve à l’ouest de cette chaîne. Deux cols traversent le massif septentrional. Le plus court, le col Amir Jehun, passe par la zone située à l’ouest, entre Secunderam et l’Afghulistan, une région de basses terres située entre ces deux massifs. Plus à l’est se trouve le col de Shalizah, qui est plus long.

Les hauteurs sont caractérisées par une importante structure géographique, les Monts Himéliens. Ces montagnes déterminent les conditions de vie des populations locales et leurs territoires. Seuls les montagnards connaissent tous les chemins et les spécificités de ces montagnes sinueuses et abruptes et de leurs vastes escarpements. Le col de Zhaibar est la route la plus connue au travers de ces montagnes, bien qu’il en existe d’autres comme le col de Shamla et le col d’Amir Jehun. La neige rend la plupart de ces cols impossibles à franchir en hiver, mais en été, les caravanes circulent, ralliant l’Hyrkanie à Vendhya.

Monts Himéliens

Cette imposante chaîne de montagnes surplombe le nord du Vendhya. Elles sont à la fois massives et froides. Le passage principal est le col de Zhaibar, qui est situé sur la route de Peshkhauri vers l’Hyrkanie, au pied de la majestueuse montagne Yimsha et qui traverse la vallée de Gurashah. Les Monts Himéliens sont habités par de redoutables tribus. Des sentiers sillonnent les montagnes, à l’exception du cœur, pratiquement infranchissable, mais la plupart des chemins étroits et dangereux, que peu d’hommes civilisés se hasardent à traverser sans escorte armée, par crainte des autochtones. La plupart des cols se prêtent au voyage à cheval. Même les locaux évitent les sommets glacés des redoutables Monts Himéliens, parce que la mort y est inévitable.

Vallée de Gurashah

Cette vallée fluviale court le long des contreforts nord des Monts Himéliens. Elle est traversée par deux cols principaux reliant Vendhya et l’Hyrkanie, le col Amir Jehun, qui traverse l’Afghulistan et le long col Shalizah.

Rivière Jhumda

Cette rivière coule dans le sud-ouest, à travers Vendhya, jusqu’aux Monts Himéliens. Elle passe entre Ayodhya et la frontière du Ghulistan. Plusieurs affluents s’y jettent. L’un de ceux-ci, qui trouve sa source dans les Monts Himéliens, traverse la vallée Femesh.

Mont Raktavashi

Le Mont Raktavashi se trouve en territoire kirghize, même si les habitants de la région se disputent son contrôle. Les Kirghizs vivent dans une forteresse connue comme étant la Cité Interdite. Les Kirghizs vénèrent Raktavashi, le fils d’Erlik, chef des sept princes de la mort. Les serviteurs de Raktavashi, qui sont d’horribles goules, hantent les pentes inférieures de cette sombre montagne. Elles répètent, comme des perroquets, les dernières paroles de leurs victimes. La forteresse elle-même est divisée en castes et la dominante est celle des moines au crâne rasé et aux traits khitans, qui communient avec des esprits inouïs, contemplent les sombres mystères du cosmos caché et lisent les vils tomes des arcanes. Les gardes kirghizs sont d’énormes brutes au crâne rasé surplombé d’un imposant chignon haut perché. La légende veut que la forteresse ait été érigée par un culte vénérant des démons, chassé d’une terre lointaine. L’économie de la ville est basée sur l’élevage et dispose d’un petit marché où l’on achète et vend des denrées en provenance d’autres nations.

Mont Yimsha

Le mont Yimsha est la demeure des Prophètes Noirs, pratiquant les pires sortes de magie noire mais qui n’interviennent que très rarement dans la vie des mortels. La demeure des sorciers se trouve dans une région inhabitée des Monts Himéliens, au nord-ouest des territoires des montagnards himéliens. Ces derniers craignent les Prophètes et évitent cette région, la considérant maudite et impure. Ils refusent de construire leurs villages à proximité ou même en vue de ce mont. Lorsque les Prophètes Noirs voyagent, il semble qu’un nuage cramoisi voire une tornade les entoure, créant ainsi l’effet connu sous le nom de Tapis de Yimsha. Les habitants de la montagne se mettent alors à l’abri. Le sommet de Yimsha est continuellement recouvert de neige et les pentes de la montagne sont trop abruptes pour les chevaux. Au-dessus de cette ligne de neige se dresse le grand donjon, un château fantastique construit par magie sur les pentes glacées, taillé dans la pierre même de la montagne. En contrebas se trouve une tour de pierre, le petit donjon, où les acolytes des Prophètes Noirs veillent tout en pratiquant leur sorcellerie. Entre les deux donjons se trouve un gouffre de la mort de 400 pieds de large et de 500 pieds de profondeur, rempli d’un gaz mortel et que l’on ne peut traverser sereinement qu’en suivant un fil de minerai d’or difficile à voir, matérialisant un passage sécurisé. Ce gouffre encercle complètement la montagne. Plus loin, court un large escalier taillé dans une pierre verte, ressemblant à du jade.

Col de Zhaibar

Le col de Zhaibar est un passage de trente-trois miles de long traversant les Monts Himéliens. À son niveau le plus étroit, le col ne fait que 18 pieds de large, tandis que sa largeur maximale est de 415 pieds. Le col est entouré de falaises abruptes qui culminent à 1 000 pieds de hauteur. D’innombrables incursions ont eu lieu par ce col important, y compris celles qui ont donné naissance à l’actuel royaume de Vendhya. Des caravanes massives de chameaux et de chevaux traversent ce col, apportant des marchandises d’Hyrkanie, du Khitai et de Turan vers Vendhya.

Les villes importantes du Ghulistan

La population du Ghulistan se compose aussi bien de citadins que de montagnards. Les habitants des villes sont soumis à l’autorité du roi à Khorbul, sauf si les cités sont sous l’occupation turanienne.

Bhalkhan

Bhalkhan est l’une des principales villes du Ghulistan et est occupée par les forces turaniennes. C’est l’une des villes les plus fertiles du Ghulistan. Une forteresse dotée d’un rempart et de douves est construite sur une colline surplombant la ville.

Hirut

Hirut est également l’une des principales villes du Ghulistan et est elle aussi occupée par les forces turaniennes. Elle est sous l’autorité du satrape de Khurusun et est connue comme la Perle de Khurusun. Plusieurs routes stratégiquement importantes traversent Hirut. Elle est construite près d’une rivière au courant rapide appelée Hirarut. La vallée autour d’Hirut est fertile.

Khorbhul

Khorbhul est la capitale du Ghulistan, libre d’occupation par Turan.

Secunderam

Secunderam est une cité ghulistanaise située au bord de la steppe hyrkanienne, près des Monts Himéliens. Secunderam est occupée par les Turaniens et fait partie de la satrapie de Khurusun. Le gouverneur militaire de Secunderam reçoit des troupes de Khurusun, ainsi que de l’or pour payer ses armées afin de protéger les frontières contre les baroudeurs himéliens, les Vendhyens et les Hyrkaniens. Secunderam est un lieu important pour le commerce avec Turan, Vendhya, les Royaumes d’or et le Khitai. C’est probablement la plus ancienne ville du Ghulistan.

Principales Tribus du Ghulistan

Il existe des centaines de tribus himéliennes, toutes plus apparentées à des loups qu’à des hommes.

Afghuli

Cette tribu de montagnards domine l’Afghulistan. L’un de ses plus grands villages s’appelle Ghor. Ils sont extrêmement hostiles envers les traîtres et peuvent se mettre dans une frénésie violente même lors d’une simple dispute. La tribu est assez grande pour avoir plus de sept chefs.

Dagozai

Les Dagozais chassent avec des flèches et patrouillent souvent le long du Col de Shalizah, entre Vendhya et Gurashah.

Galzai

Cette tribu vit au nord de celle des Wazulis.

Irakzai

Les Irakzais sont une autre tribu qui hante les Monts Himéliens, le long du col inférieur de Zhaibar. Ils sont avides et considérés comme des chacals par les autres tribus. C’est l’une des tribus les plus mercenaires, prête à être achetée pour de l’or. Ils évitent généralement les escarpements himéliens car ils y ont de nombreux ennemis. Ils préfèrent se battre avec des arcs de chasse légers mais sont adeptes du tulwar pour le combat rapproché.

Khirghiz

Ces montagnards habitent autour du Mont Raktavashi et protègent la forteresse qui s’y trouve. Ils vénèrent les enfants d’Erlik.

Khurakzai

Les Khurakzais sont une autre tribu montagnarde vivant dans la région proche de l’Afghulistan.

Uzbak

Les Uzbaks sont une petite tribu qui vit dans le sud de l’Afghulistan. Ils ne sont pas réputés comme gardant des captifs.

Wazuli

Les Wazulis, une tribu nocturne, vivent autour de la vallée de la rivière Khurum mais chassent dans toute la chaîne, en particulier autour du col de Zhaibar. Les Wazulis sont en outre divisés par village. Par exemple, il y a Khurum Wazuli et Jugra Wazuli. Ils résident à l’est de l’Afghulistan. Leurs mouvements sont silencieux et ils attaquent en embuscade, lançant des javelots ou des pierres avant de se ruer avec leurs couteaux à lame longue. Ils sont accueillants avec leurs alliés, impitoyables envers leurs ennemis. Comme beaucoup de montagnards, ils s’intéressent au gain potentiel pour eux.

Zhaibari

Les Zhaibaris sont une tribu de montagnards qui vivent dans la région autour du col de Zhaibar. Ils sont alliés à Vendhya et servent souvent d’éclaireurs pour les caravanes qui passent les cols. Leurs ennemis traditionnels sont les Wazulis.

L’histoire du Ghulistan

Les membres des tribus himéliennes descendent probablement d’aborigènes intelligents qui se sont établis après le Cataclysme, vestiges d’anciens peuples pris au piège dans le relief montagneux et contraints de s’adapter à leur nouvel environnement, devenant de plus en plus sauvages à chaque nouvelle génération consanguine. Plus tard, du sang neuf leur est peut-être venu des incursions lémuriennes qui ont fondé Vendhya. Certains érudits pensent que les tribus primitives ont pu être appelées les Ghulis, d’où le nom de la région.


Source : JdR Conan Return to the Road of Kings