Vendhya

Le royaume doré

« De l’or ? Il y a plus d’or en Peshkhauri que tu n’en as jamais vu … Et ce n’est rien qu’une goutte d’eau à côté de tous les trésors de Vendhya. »

– Le peuple du Cercle Noir –

Vendhya est une terre située au lointain sud-est, dirigée par la Devi Yasmina. Sa capitale est Ayodhya, la plus extraordinaire cité de ce royaume exotique. Les habitants de Vendhya tendent à avoir le teint couleur olive, une corpulence svelte et des cheveux noirs et lisses. Ils sont souvent remarqués comme ayant de grands yeux noirs. Les Vendhyennes utilisent du maquillage pour accentuer cet effet.

Une culture mystérieuse

La vie en Vendhya est plutôt douce, surtout si l’on appartient à la caste des Kshatriya. C’est une culture mystérieuse, philosophique et religieuse mais ses mystères et ses philosophies sont centrés sur les manières de savourer la vie. Les œuvres d’art vendhyennes exemplifient cet amour de la vie et beaucoup de leur peintures et de leur art écrit est de nature érotique. La plus grande forme d’art en Vendhya est la danse. La danse en Vendhya est souvent une expérience spirituelle, racontant l’histoire des dieux, de grands héros ou des leçons morales. Comme le reste de son art, la danse vendhyenne est renversante et distinctive, surtout les codes de gestes de la main aussi complexes que superbes qui font partie des différentes danses. Pour les Vendhyens, la main à elle seule pour représenter des émotions de toutes sortes, autant que représenter des dieux, des humains, la nature, une action ou des animaux. Chaque pose, chaque mouvement du corps ou de la main crée un effet et une atmosphère qui frôle la magie, affectant autant les hommes que la nature. 

La combinaison de l’homme et de la nature n’impacte pas uniquement la danse, mais l’art vendhyen dans son ensemble. Des peintures, des sculptures et des gravures représentent des dieux et déesses sacrés aux nombreux bras autant que d’inspirants héros mortels. L’art est embelli de plus belle à l’aide de tableaux éblouissants de spirales et de courbes, incluant les lianes, les tendons, les arches et les dômes, chacun détaillés avec une exactitude absolue. L’art vendhyen apparaît très exotique aux Hyboriens.

Au-delà des impressionnantes œuvres d’art, une grande partie de la culture vendhyenne est différente de celle des Hyboriens. Par exemple, Vendhya n’a pas d’auberges comme on pourrait en trouver à Shadizar la perverse. À la place, les Vendhyens préparent des maisons d’hôtes pour les voyageurs, car les pèlerins allant d’une de leurs nombreuses villes à une autre sont légion. Les tavernes existent et sont une bonne source d’information, cependant, on ne fait pas confiance aux étrangers en Vendhya et ils sont le plus souvent traités comme des espions potentiels.

L’espionnage est un art ancien en Vendhya mais le prix à payer si l’on est appréhendé peut être la mort ou l’esclavage. L’esclavage est un fait de vie en Vendhya. Les esclaves peuvent être de n’importe quelle caste et la réduction en esclavage est un châtiment fréquent.

Habillement vendhyen

Les activités mondaines sont proscrites et restreintes par de nombreuses règles religieuses et séculaires. L’habillement n’échappe pas à ces règles, même si certains choix dans l’habillement est permis. L’habit commun en Vendhya est appellé dhoti, qui est un long pan de tissu fin sans couture, enroulé autour du bas du corps, similaire à une jupe. Les femmes portent un choli, qui est une blouse ample, si elles le désirent. Les femmes dans les régions plus chaudes ont tendance à s’habiller beaucoup plus légèrement que les femmes dans les régions plus montagneuses. Les femmes tribales portent souvent des saris, faits d’un long tissu enroulé autour de tout le haut du corps, la fin de la bande rejetée par-dessus l’épaule. Les Vendhyennes urbaines ne portent que rarement le sari. L’habillement tend à être fin et très coloré, car les Vendhyens apprécient particulièrement l’or, l’argent et l’apparat de joyaux. Certaines femmes portent des turbans, même si c’est moins commun. Les femmes portent du maquillage, des bijoux, incluant des bracelets, des anneaux, des ceintures, des bracelets de chevilles, des boucles d’oreilles, des anneaux d’orteils, des couronnes ou des tiares et d’autres couvre-chef. Certaines femmes portent des robes fines ou des voiles translucides par-dessus leurs autres vêtements. Certaines danseuses ne portent que le voile transparent, des cloches de chevilles et des cymbales aux bouts des doigts.

Les hommes portent également le dhoti, même s’il est le plus souvent blanc ou noir et non pas d’une couleur vive comme en portent les femmes. Le dhoti peut être porté comme une jupe ou enroulé autour des jambes pour imiter un pantalon. Certains hommes portent des habits sur leur torse, comme les vestes ou des chemises, alors que d’autres non. Presque tous les hommes portent de grands turbans. Les hommes portent également quelques bijoux, comme des anneaux, des bracelets ou des bracelets de cheville. Nombre d’entre eux décorent leurs turbans à l’aide de plumes.

Le mariage

Les femmes, exceptées celles réservées à une vie ascétique ou celles née dans la caste dirigeante, sont obligée d’être mariées par les prêtres de Vendhya, la plupart du temps aux environs de 9 ans. La polygamie est autorisée. Un Kshatriya doit épouser une Kshatriya mais peut avoir des esclaves sexuels de castes inférieures. Si le mari d’une femme meurt, il est considéré comme honorable de sa part de s’immoler sur le bûcher funéraire de son mari, mais elle n’est pas obligée de le faire. Des pierres particulières sont disposées dans des mausolées lorsqu’une femme s’immole et elles sont considérées comme sacrées.

Le logement

Les proscriptions de la vie s’étendent même au logement. A l’exception des palais et des temples, les demeures vendhyennes sont toutes du même moule. Elles sont toutes faites de briques, s’élèvent sur un à deux étages et ont le toit plat. Construite autour d’une cour intérieure, chaque maison vendhyenne a des fenêtres qui donnent sur la zone ouverte centrale. Les murs qui donnent sur l’extérieur n’en n’ont pas, car la vie privée est importante en Vendhya. Chaque demeure a un puits et des toilettes séparées de la maison. Des tuyaux d’argile partent des bains privés vers un grand système d’égouts sous les rues, qu’il s’agisse d’une ville, d’une cité ou d’un village. Les égouts s’écoulent dans les cours d’eaux alentour.

Statut social

La culture vendhyenne ressemble à celle de l’Inde mythique décrite dans les vedas et le peuple est divisé en classes ou castes bien distinctes. Les gens sont nés dans ces classes et ce système de division arbitraire ne peut être changé ni par les compétences, ni par le prestige, ni par la richesse. Cependant, le système de castes implique une  série de privilèges et de responsabilités correspondantes. Le système de caste n’est pas conçu pour être un système d’oppression, mais simplement une forme d’ordre et d’organisation. Même si la mobilité verticale est impossible, la mobilité horizontale l’est totalement.La classe supérieure, en tout cas en termes de pouvoir séculaire, est celle des Kshatriyas, qui sont considérés comme des êtres semi-divins dans leurs pleins droits et parmi lesquels le roi est choisi.

Au-dessus des Kshatriyas en pouvoir spirituel mais en deçà en termes de pouvoir séculaire se trouve la caste des philosophes. C’est à eux que reviennent les devoirs d’observance religieuse et d’éducation.
La catégorie suivante est celle des marchands. Même si certains marchands ont suffisamment de richesses pour rivaliser avec ceux qui les dirigent, ils ont un pouvoir limité.  Ils ne peuvent espérer se hisser dans la caste dirigeante. La classe est donnée à la naissance et ne peut-être altérée.
En dessous des marchands se situent les serfs.
Une classe plus basse existe, techniquement en dehors du système de caste, créée pour les peuples aborigènes des terres conquises. C’est une classe « intouchable » et ils sont considérés avec indifférence et mépris, forcés de vivre en dehors des villes, des bourgades et des villages. Ils sont aussi bannis des rites religieux vendhyens.

Commerce et économie

Vendhya est totalement auto-suffisante. Elle regorge de mines abondantes en métaux précieux et possède une agriculture bien développée, incluant des textiles comme le coton ou la soie. L’acier vendhyen est léger et presque incassable, les épées vendhyennes sont donc souvent demandées dans les nations de l’est. Vendhya commerce avec l’Iranistan ou Turan, même si les Vendhyens ne vendent jamais leurs meilleurs objets. Les plus beaux travaux des artistes, artisans et fermiers vendhyens restent aux Vendhyens. Ce qui est de qualité inférieure est commercé avec l’étranger.

Un vin populaire, autant en export qu’au sein de la nation, est le vin Shirakman, un vin épicé typiquement vendhyen. Il n’est pas défini si Shirakma est le nom d’une région, celui des vignes ou du vin tout simplement. En plus du vin, les repas vendhyens comprennent du pain de blé chaud et délicieux, servi avec de l’orge, du riz ou des petits pois. Les Vendhyens font pousser des fruits comme les dates ou les melons. Les fermiers cultivent le coton et élèvent des moutons, des cochons, des buffles d’eau et des zébus. Le poisson est également populaire dans les villages ruraux comme au sein des villes.

Le gouvernement vendhyen s’appuie sur les nobles pour organiser des cérémonies d’alimentation massives, des distributions publiques de grain et d’autres denrées de première nécessité pour assurer la survie économique du peuple.

L’armée Vendhyenne

Même l’armée est affectée par les règles et régulations religieuses. Seuls les Kshatriyas ont le droit de se battre dans l’armée, donc la plupart des soldats Vendhyens sont Kshatriyens. D’autres soldats sont des Nayars, une sous caste guerrière des Kshatriyas.

Les nobles Kshatriyens sont le point d’appui des forces vendhyennes. Cette caste de soldats est entraînée pour la guerre tout au long de sa vie. Nombre d’entre eux ne sont pas vraiment faits pour ce rôle. La volonté de tuer ou des réflexes de survie nécessaires leur font défaut. Cependant, ils manient le sabre, la lance légère et l’arc aussi facilement qu’ils peuvent se détendre dans leurs palais luxuriants. En guerre, chaque Kshatriya porte un corset d’écailles et un casque d’acier. Ils sont équipés de lances légères conçues pour être utilisées à cheval et des cimeterres pour le combat rapproché. La plupart portent également des arcs courts mais puissants, leur donnant la possibilité de devenir archers si le besoin s’en fait sentir. Même s’ils sont entraînés au tir, ils doivent descendre de leur monture pour être des archers efficaces.

Les lanciers sont des soldats ou soldats nobles se battant à cheval. Ils sont équipés d’une armure chahar-aina, ou ‘quatre-miroirs’, comprenant quatre plaque de métal articulées entre elles, une pour l’avant du torse, une pour l’arrière et deux pour chaque coté du corps. Leur armement comprend des lances légères, des kukris et des khandars, des épées à lame droite d’un seul tranchant et dépourvues de pointe, ou des cimeterres s’ils ne portent pas de khandars.

L’infanterie est composée d’archers, de soldats à pied ou de frontaliers, les habitués des jungles ou de la chaîne Himélienne. Les archers portent l’arc de chasse traditionnel avec grand soin, s’entraînant plusieurs heures par jour, travaillant leur précision parfaite et les volées de flèches denses et rapides. Ils portent des pourpoints de cuir et des casques d’acier lors des batailles. Les soldats à pied apprennent l’art subtil de la lance et du bouclier. Ils portent des pourpoints de cuir et se protègent à l’aide de grands boucliers. Ils combattent à l’aide d’une lance de chasse à pointe large, plus utilisée pour clouer des sauvages au sol que pour chasser du gibier.

Les soldats de haut rang deviennent instructeurs et il est attendu d’eux qu’ils deviennent docteurs et soigneurs.

La religion en Vendhya

La nation de Vendhya prie la religion mystique d’Asura, un culte né de rituels incroyablement complexes, dérivés de quatre grands livres, une compilation de plusieurs siècles de pensées et de pratiques religieuses. La classe des prêtres se targue de sa perspicacité intellectuelle et ils l’utilisent pour faire avancer leurs propres intérêts. Le peuple croit en un ordre cosmique et dans un lien de cause à effet, qui s’étend au-delà du royaume physique. Même lorsque la nation vendhyenne se formait à peine, les prêtres enseignaient déjà que si ces rituels brumeux et étranges n’étaient pas effectués correctement, l’ordre cosmique en serait dérangé et des catastrophes suivraient inévitablement, car Asura garde un œil attentif sur l’évolution du monde. Bien sûr, les prêtres étaient les seuls qui pouvaient effectuer ces rites correctement, leur permettant de se hisser au-dessus même des Kshatriyas, en tout cas en termes de pouvoir spirituel. En raison de cette croyance en l’ordre et en la justice cosmique, les Vendhyens croient au paradis, à l’enfer et au jugement des âmes.

Asura

Asura est le dieu principal de Vendhya, le protecteur de la famille royale dans leur royaume et partout où elle a de l’influence. Pour les prêtres Asurans, la sorcellerie et les rites religieux reviennent à la même chose. Ces prêtres comprennent la sorcellerie et les meilleurs manières de combattre et contrarier les plans des sorciers. Ils comprennent le pouvoir des liens magiques et conseillent la famille royale vendhyenne, opérant la destruction des cheveux égarés, des morceaux d’ongles et autres déchets corporels.

Les Vendhyens, dans leur forte croyance du cause à effet, croient également en une certaine idée du destin, une idée qui renforce la rigidité du système de caste car la position de chaque homme est une conséquence directe et inévitable du destin déterminé dans une vie antérieure. Le destin d’un homme est son devoir. Les Vendhyens ont développé un système complexe d’astrologie et de lois cosmiques pour aider à deviner les causes et les effets, et ainsi les destins potentiels.  Les prêtres Asurans apprennent aux gens que la vie est illusoire et que la seule vérité vient après la mort, dans la lumière de l’âme. Le culte se dévoue tout entier à pénétrer le voile de l’illusion de la vie.

La doctrine d’Asura révèle que tous les êtres se réincarnent et que le but de la vie est de payer sa dette karmique contre l’âme. Chaque acte mauvais étend le cycle de réincarnation, chaque acte bon le raccourcit. Ceux qui souffrent l’ont mérité dans leur vie passée, ils ne sont pas pris en pitié.

Les Vendhyens ne croient pas non plus que le temps est une progression linéaire et stable, mais qu’il est cyclique. Tout ce qui est déjà arrivé arrivera encore, et rien n’arrivera qui n’est pas déjà arrivé. Le cycle lie l’univers à Asura. À nouveau, les prêtres insistent sur la nécessité de leurs rituels, car chacun d’eux est une répétition d’événements cruciaux dans la continuité de l’univers.

Asura est le dieu principal des Vendhyens, Comme Mitra est le dieu primaire des Hyboriens. Mais, au contraire de Mitra, Asura ne dirige pas les cieux tout seul. Il dirige un panthéon tout entier de dieux mystérieux. Katar est la vile déesse qui dirige les Kataris, les redoutés assassins Vendhyens.

Gouvernement vendhyen

Le Gouvernement de Vendhya est efficace et bien organisé. Le peuple, à part la caste intouchable des aborigènes, est bien traité. Les soins sont gratuits et tous, du plus haut servant du gouvernement jusqu’au petit soldat, sont payés à temps et régulièrement. Les artisans, qu’ils sont forgerons ou poètes, reçoivent une bourse du gouvernement pour qu’ils puissent s’adonner librement à leur art. Ceux qui s’occupent du labeur manuel sont également payés et non pas forcés par le gouvernement, comme ça serait le cas en Aquilonie ou en Némédie. Même les pauvres sont nourris, car chaque ville et village a en son centre un bâtiment consacré au stockage du grain commun. Peu de Vendhyens sont suffisamment égoïstes pour stocker leur grain séparément. La nourriture est faite pour être mangée, pas amassée.

Traits géographiques majeurs de Vendhya

Vendhya est en grande partie très fertile, même si les régions rocailleuses des contreforts des Monts Himéliens le sont considérablement moins. Cette fertilité apporte un environnement agraire très développé. En complément, les montagnes au nord de Vendhya sont une source abondante d’or, d’argent, de cuivre et de fer. Malheureusement, la côte au sud n’est pas adaptée à la navigation ou à la construction de ports, limitant la plupart du commerce vendhyen aux routes terrestres, que les sauvages himéliens rendent dangereuses. Vendhya est couverte de forêts et de jungles vierges, où les hommes ne devraient pas s’aventurer imprudemment, car la plupart ne reviennent jamais de ces endroits où la nature est libre et sauvage et décide du destin de ceux qui y pénètrent.

La vallée de Femesh

La vallée de Femesh s’étend le long d’un affluent de la rivière Jhumda.

La forêt de Ghendai

Cette sinistre forêt se trouve à quelques lieues à l’ouest de Gwandiakan, dans l’est de Vendhya. Les habitants de cette région évitent de couper les hauts arbres ou de s’aventurer près de la forêt, par conséquent aucune route ne passe par ces bois. La forêt est infestée par de gros essaims de mouches piquantes, donnant une fièvre à l’origine d’intenses douleurs qui ne cessent que dans la mort.  La plupart des Vendhyens préféreraient mourir plutôt que de s’aventurer dans ces bois. À cause de sa réputation, la forêt s’étend peu à peu, avalant des villes entières au fil du temps. Une de ces villes était Maharashtra, qui se trouve désormais aux confins de cette forêt mortelle. La forêt est suffisamment dense pour cacher le soleil et crée un effet de serre. Les oiseaux hurlent et les singes jouent dans les hautes branches, pouvant produire un bruit presque assourdissant.

Les Monts Himéliens

C’est une chaîne de montagnes impressionnantes qui se trouve au nord de Vendhya. Ces montagnes sont froides et hautes. Un col important qui les traverse est le col de Zhaibar, qui est la route depuis Peshkauri vers l’Hyrkanie, sous le regard de l’imposante montagne Yimsha et au travers de la vallée de Gurasha. Cette partie des montagnes est habitée par des redoutables sauvages. Des sentiers s’entrecroisent dans les montagnes, sauf dans la partie centrale virtuellement infranchissable, mais la plupart de ces chemins sont étroits et dangereux . Peu d’hommes civilisés oseraient même s’y aventurer sans une armée, en grande partie à cause des sauvages. La plupart des cols sont adaptés au voyage à cheval. Seuls les sauvages de la région connaissent tous les recoins et passages de la région. Le col de Zhaibar est la route la plus célèbre à travers les montagnes, même si d’autres cols comme celui de Shamla ou celui d’Amir Jehun existent. La neige rend la plupart des cols impraticables durant l’hiver, même si l’été amène des caravanes depuis l’Hyrkanie vers Vendhya. La partie sud de la chaine est appelée Ghulistan.  La partie sud-ouest du Ghulistan est nommée Afghulistan. Plusieurs tribus de sauvages des collines résident dans la région, incluant les Zhaibari, les Wazuli, les Dagozai, les Khurakzai, les Wamadz et les Uzbak.

La rivière Jhumda

Cette rivière coule au sud-ouest de Vendhya depuis les Monts Himéliens. La rivière se trouve entre Ayodhya et la frontière du Ghullistan. Elle longe également la frontière du Kosala, un royaume à l’ouest de Vendhya.

Les îles brumeuses

Les îles brumeuses sont des îles situées à l’ouest de la côte de Vendhya. Des herbes et des plantes secrètes y sont cultivées et vendues aux sorciers et connaisseurs à travers le monde.

Lieux vendhyens importants

Les cités, les villes et les villages sont des lieux bruyants en Vendhya. Les gongs et les chants des temples se réverbèrent dans l’air des villes et villages qui sont des lieux de grande activité séculaire. Non seulement les gens sont bons vivants et bruyants, mais les animaux le sont également. Les cités vendhyennes sont caractérisées par la quantité d’animaux sauvages qui y vivent. Les singes se baladent dans les bazars et les échoppes, espérant pouvoir voler un fruit d’un étal ou à un passant. Les éléphants soufflent dans leurs trompes lorsqu’ils passent, dirigés par un groupe de Kshatriyas. Des oiseaux de toute sorte piaillent sans cesse.

Ayodhya

Ayodhya est la capitale de Vendhya et a été le siège des puissants depuis plusieurs siècles. La cité a été construite et maintenue comme un symbole de l’autorité kshatriyanne dans cet immense royaume. C’est là que la devi Yasmina règne. La cité est organisée autour d’un centre sacré, une zone royale et un cœur urbain, tous séparés par des vallées irriguées. Plus de 450 000 personnes y résident, en faisant une immense métropole de l’âge Hyborien.

Bhagobah

Les ruines de Bhagobah sont situées à une demi-journée de marche de Gopur, au fond des jungles plus au sud. Elle a été édifiée par une race d’Homunculi baveux qui invoquèrent des membres du peuple de Gopur, qui ne réapparurent jamais. Les ruines sont hantées par un ancien héros mort vivant et d’immenses vers vénérés comme des dieux.

Gopur

Gopur est une cité aux minarets d’or. Elle se situe non loin des jungles du sud. Elle est dirigée par la princesse Khajura. Le peuple de cette cité se cache la nuit, de peur d’être séduit par le fantôme d’un prince, le frère de la princesse, qui erre vers les ruines de Bhagobah. Ceux qui s’y sont fait attirer ne sont jamais revus.

Gwandiakan

Gwandiakan est la première cité que les caravanes passant les Monts Himéliens rencontrent. Elle est située dans l’est de Vendhya. C’était aussi la station estivale favorite des Kshatriya avant que la forêt de Ghendai ne commence à pousser trop près, amenant avec elle des maladies mortelles et des essaims d’insectes piquants. Dans cette cité, les femmes s’habillent entièrement, mais d’une soie si fine qu’elle ne cache pratiquement rien.  Les danseurs revêtent de voiles qui sont progressivement enlevés pour ne garder que celui qui cache le visage. La cité devient de plus en plus déserte au fur et à mesure que la forêt de rapproche. Actuellement, environ 26 000 personnes y habitent, même si la ville pourrait aisément accueillir 150 000 personnes. Un grand mur entoure la cité, elle est caractérisée par ses tours d’albâtre, ses minarets et ses dômes.

Jhelai

C’est une grotte dans les montagnes où vivent des ascètes. Cette secte demande qu’on se sépare de son passé, donc les moines et les ermites n’utilisent plus leurs noms ni le système de caste du reste de Vendhya. La plupart des ermites sont des érudits, même s’ils n’utilisent plus de livres ou de tomes pour leur philosophies ou la théurgie. Ils sont consultés par les oracles qui savent où les trouver.

Kanghra

Kanghra est une cité du nord de Vendhya. La cour d’été du roi peut y être trouvée dans l’un des magnifiques vals de cette ville.

Maharashtra

C’est une ancienne cité de Vendhya. Les rues y sont couvertes de terre et d’humus, les arbres qui entourent les ruines y ont poussé partout. Il y a 2000 ans, c’était la cité du premier roi vendhyen, Orissa. Quand il est mort, il fut vénéré en tant que dieu dans un temple construit sur sa tombe. 500 ans plus tard, la ville fut mise à sac et abandonnée. Elle fut plus tard avalée par la forêt de Ghendai et disparut des cartes.

Najapur

Najapur est une cité-province de l’ouest vendhyen. Elle est essentiellement composée de forêts verdoyantes.

Peshkauri

C’est une puissante cité-province située dans le nord-ouest de Vendhya, à une heure de cheval au nord-ouest des Monts Himéliens. Comme toutes les villes vendhyennes, Peshkauri est relativement bruyante, emplie de chansons, de musique et de bruits d’animaux. C’est une ville dangereuse, chargée de repousser les sauvages dans leurs collines. Le quartier des prisons est séparé du reste de la ville par un imposant mur percé d’une épaisse porte de fer. La porte est gardée en permanence. Peshkauri est la demeure de 28 000 habitants.

Shirakma

Shirakma est une région de Vendhya où l’on produit du vin.

Histoire vendhyenne

Durant le cataclysme, la péninsule alors inhabitée de Vendhya entra en collision avec le continent Thurien. Les Monts Himéliens furent élevés à leur hauteur remarquable par cet impact de continent contre continent. Ces terres de jungles chaudes et humides et de plaines étouffantes fut rapidement explorée par les peuples pré-hyboriens et ils y construisirent de grandes cités. Ces villes magnifiquement ornées étaient alimentées en eau et desservies par un système d’égouts comme nulle part ailleurs dans le monde. Ils faisaient beaucoup de commerce, marquant leurs créations de sceaux en pierre gravées de runes. Leurs cités-états bien organisés, qu’on pouvait compter par centaines, recouvrirent vite la péninsule et leur culture fleurit pendant presque 800 ans.

Il y a environ 2500 ans, ce glorieux royaume tomba peu à peu en déclin. Les routes marchandes disparurent, alors que l’agriculture était perturbée par des crues inattendues qui changeaient le cours de rivières vitales. Des nomades du nord, peuple vestige des Lémuriens, qui s’appelaient eux-mêmes Kshatriyas, passèrent à travers les Monts Himéliens et conquirent cité-état après cité-état, étalant leur domination sauvage sur toute la péninsule vendhyenne. Armés de chariots maniables, le peuple Kshatriya, dirigé par le roi Orissa, captura rapidement et détruit les cités aborigènes. Leur culture fascinante fut totalement détruite par le roi Orissa et ses Kshatriyas. Les Kshatriyas, cependant, gardèrent des traces exhaustives des croyances et pratiques religieuses du peuple. Étant à l’origine une tradition orale, et ce durant plusieurs siècles, ces pratiques furent finalement compilées dans quatre grands livres.

Durant cette période, la culture économique du peuple du roi Orissa changea et grandit, ils adoptèrent une vie agraire, abandonnant leur style de vie nomade. Ce changement drastique n’altera cependant pas leur caractère de base. Sans peur et orgueilleux, ils restaient un peuple vif qui dominait sans merci ceux qu’ils envahissent. Les Kshatriyas considéraient ceux qu’ils conquérirent avec indifférence et mépris. Un principe de ségrégation s’installa peu à peu quand ils divisèrent leurs citoyens en castes, des groupes de classes sociales héréditaires.

Au bout d’un certain temps, les Kshatriyas n’étaient plus aussi violents et invasifs que leurs ancêtres nomades directement issus des Lémuriens. Ils devinrent les bâtisseurs d’une fière civilisation, un royaume uni sous le nom de Vendhya. Méconnaissables comme Lémuriens, ils se développèrent indépendamment du reste du continent Thurien, et dirigent maintenant l’une des civilisations les plus avancée et mystérieuse de l’âge Hyborien.

Créatures locales

Les jungles de Vendhya fourmillent d’une variété fascinante d’espèces vivantes. Des éléphants, des tigres, des panthères, des guépards, des gazelles et des gorilles peuvent être vus dans ce royaume. Des oiseaux aux magnifiques couleurs remplissent les arbres. Des yaks et des buffles se baladent dans les contreforts du Nord. Certains d’entre eux ont été domestiqués par les locaux.


Source : JdR Conan Return to the Road of Kings