Yamataï

Le royaume du soleil levant

/!\ Cet article a été créé par l’équipe de MTE, il n’est en aucun cas traduit du JDR, ni issu de l’œuvre d’Howard et de ses suivants /!\

Un peuple mystérieux

Les Yamatans sont un peuple à la peau tannée et aux yeux bridés, très semblables aux Khitans, bien qu’ils aient en général le visage plus allongé, le nez plus fin et la bouche plus large. Leur langue est un dialecte khitan qui a évolué indépendamment au fil des âges. 
Les Yamatans sont très attachés à une discipline sans faille, ce qui se traduit par un très fort attachement aux notions d’honneur, aux efforts ainsi qu’à une certaine étiquette.
Cependant, même si les Yamatans sont très peu connus des Hyboriens à cause de leur nombre réduit et leur éloignement géographique, ils sont bien plus sociables que leurs cousins Khitans, car leur isolement rend l’importation de certaines ressources parfois nécessaire. Il n’est donc pas rare d’en croiser le long des côtes de l’est du continent Thurien. Par ailleurs, leur île regorge de matériaux très prisés sur la côte, notamment leur acier mystérieux, mais également les pierres et les métaux qu’on trouve en abondance dans le sol volcanique de l’île. 

Carte du Yamataï

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Vêtements yamatans

Les vêtements du Yamataï peuvent être séparés en deux catégories très facilement distinguables ; ceux des nobles colorés et aux motifs variés et ceux des roturiers, généralement dans les tons écrus et plutôt bruts. 

Les vêtements des nobles

Les nobles vivant à la cour de la Reine-Prêtresse ou dans les provinces les plus alignées sur le mode de vie royal portent des kimonos, des robes ouvertes en soie en forme de T aux manches longues qui “s’enroulent” autour du corps, le côté gauche toujours rabattu sur le côté droit, sauf lors des funérailles où c’est l’inverse. On le serre ensuite à l’aide d’une ceinture de tissu nouée à l’arrière appelée obi. Une version plus légère et souvent plus décorée du kimono appelée yukata est portée pour les cérémonies d’été. Le rajout d’une veste ouverte sans manche peut se faire lors des hivers plus rudes. Le pantalon, appelé hakama, est ouvert en V sur les flancs, jusqu’au niveau de la hanche. Le hakama est très large et très long, pour le porter, on replie le dessous de celui-ci vers l’intérieur pour le serrer aux chevilles, le laissant ensuite retomber jusqu’au dessus du pied. Le tissu est traditionnellement plié deux fois à l’arrière et cinq fois devant. Il existe également des hakamas dits “unamoris”, qui sont en réalité des jupes à plis.

Aux pieds, ils portent d’étranges chaussettes divisées en deux pour séparer le gros orteil des autres, appelées tabi, ainsi que des sandales, appelées zori si elles sont de paille tressée, geta si elles sont en bois ou waraji si elles sont de chanvre tressé. Pour le reste, la noblesse Yamatane a tendance à s’inspirer de la mode Khitane, pour les vêtements comme pour le maquillage. Ils portent des sous-vêtements simples de lin ou de coton. Par ailleurs, les dirigeants des provinces les plus autonomes de l’archipel (souvent les plus éloignées, mais pas exclusivement) imposent parfois d’autres modes et façons de s’habiller dans leur cour respective, le plus souvent dépendamment d’une spécificité historique ou mythologique locale.

L’habillement des roturiers

Les roturiers, eux, sont habillés bien plus simplement, d’une tunique appelée jinbei en chanvre ou en lin, qui est en fait une chemise et une paire de braies en une seule pièce. Aux pieds, le plus souvent, ils portent les fameuses tabi, en lin ou en chanvre, et des waraji.

Notion de famille et de clan

Les différentes régions de l’île sont annexées par différentes familles ayant un lien de sang plus ou moins éloigné avec la Reine-Prêtresse Himiko. Ces dynasties forment les différents clans. Néanmoins, tous les membres du clan ne font pas partie de la famille royale originelle, la plupart sont des roturiers au service du clan ou encore des guerriers qui ont fait vœu d’allégeance à la famille. Seuls les membres de la famille noble font partie de l’aristocratie, vivant dans leurs beaux châteaux fortifiés, loin de la misère. La consanguinité est pratiquée dans certains clans pour conserver le sang pur de génération en génération. Là où la notion de famille a un aspect tant religieux que politique dans les hautes sphères du clan, les classes modestes y voient une manière de transmettre un savoir faire de génération en génération, prêtant un caractère sacré à la perpétuation du nom et de la tradition familiale. Ainsi, un fils de marchand reprendra l’échoppe de son père à sa mort et son fils le fera après lui. Il en va de l’honneur de la famille.

Le rôle des sexes au Yamataï

Au sein de la société Yamatane, contrairement à la majeure partie des nations que l’on trouve sur et autour du continent Thurien, la femme est considérée comme plus importante que l’homme. Dans le foyer, c’est elle qui gère la finance et qui prend les décisions et la plupart des dirigeants et des personnages religieux importants du Yamataï sont des femmes. En effet, comme la Reine-Prêtresse Himiko est une femme et a toujours été une femme, le Yamataï s’est développé avec une tendance matriarcale, considérant les Yamatans du même sexe que la Reine-Prêtresse comme plus importants.
De fait, la classe guerrière est réservée la plupart du temps aux hommes car ils sont perçus comme moins importants que les femmes qui n’ont pas à s’engager dans les combats. Au sein des palais et des temples, les hommes sont généralement ceux à qui reviennent les tâches ingrates, répétitives et ménagères. Posséder des esclaves sexuels femmes est mal vu par la plupart des Yamatans.
Certains clans en périphérie de l’île, cependant, ont décidé de ne pas suivre cette règle et de ne poser exclusivement que des hommes aux postes haut-placés. Cette tendance est également une cause de fortes dissensions au sein des différentes provinces de l’île.

Statut social et mobilité

La société Yamatane est divisée en deux classes sociales encore une fois très facilement distinguables. D’une part les nobles vivant dans leurs palais et châteaux à l’écart du peuple et de l’autre les roturiers, vivant dans les villages et les villes. Au sein de la classe des roturiers existe une échelle sociale à part entière. Les guerriers au service des seigneurs (les bushi) ainsi que les prêtres isolés dans leurs temples, échappent partiellement à cette stratification sociale. 

La noblesse

La plupart des aristocrates sont issus de lignées prestigieuses, qui ont su s’imposer historiquement grâce à la prééminence de leur nom. Les alliances et les liens matrimoniaux sont ainsi très nombreux entre les familles les plus anciennes et les plus proches du pouvoir central. Ces clans ont tendance à s’aligner sur un même modèle organisationnel et structurel, proche des pratiques de la capitale, érigeant une dignité mystique autour de leur lignée et de leur nom.
En principe, les nobles préservent cette aura de supériorité presque sacrée et ne se mélangent donc que très rarement aux roturiers, à l’occasion de fêtes, de cérémonies, ou d’événements particuliers, comme des catastrophes ou des guerres. Ils vivent pour le reste dans des palais fortifiés de pierre et de bois, aux murs richement peints, de tours aux multiples étages et aux toits de tuiles colorés et scintillants. Faire partie d’une lignée noble étant primordial pour être noble, un roturier ne peut pas en devenir un. Un mariage entre une noble et un roturier est envisageable mais très rare, l’inverse est en principe impossible car un homme de la noblesse yamatane choisit rarement sa conjointe. 
Il existe cependant des provinces disposant de leurs propres traditions et pratiques, tranchant parfois nettement avec le modèle central. Ces cas particuliers sont le plus souvent liés à une disparité dans l’histoire locale, notamment autour de la figure mythologique fondatrice d’un clan, s’émancipant de la doctrine impériale. On trouve des clans anciens dans ce cas, pouvant rivaliser avec les puissances de l’archipel pour défendre un mode de vie qui leur est propre. Certains de ces clans sont pratiquement autonomes et ne rendent hommage à la Reine-Prêtresse que de très loin, c’est notamment le cas de ceux dont les souverains sont des sorciers ou de puissants seigneurs de guerre.

Les roturiers

Les roturiers quant à eux composent un très majeure partie de la population Yamatane. Ils habitent les villages et les villes, dans des maisons en bois sur pilotis aux toits de paille, peu onéreuses et faciles à construire ou réparer, car elles sont souvent détruites par les catastrophes naturelles, fréquentes sur l’île, et que les roturiers doivent souvent fuir leur demeure pour échapper aux guerres. Au sein des roturiers, la richesse définit la place sur l’échelle sociale, mais pas seulement. Ceux qui exploitent la terre et la mort, les bouchers, les tanneurs, les agriculteurs, sont considérés comme moindres. Les artisans se trouvent au milieu, considérés en fonction de leur renommée et de leur expertise. Tout au dessus se trouvent les marchands et le peu de forgerons qui manient l’art de feuilleter l’acier. Il existe également les esclaves, qui sont assez rares mais existent néanmoins. Leur place est directement reliée à celle de leur maître.

La classe guerrière

Les bushis, les guerriers entraînés qui défendent les châteaux, se trouvent entre ces deux castes, n’appartenant réellement ni à l’une ni à l’autre. Ils ont plus de droit et de pouvoir que n’importe quel roturier, mais ils sont obligés d’obéir strictement à leur seigneur et à sa famille, ainsi que d’accomplir sa volonté quelle qu’elle soit, sans quoi ils se déshonorent et sont forcés de commettre le seppuku, un suicide rituel, en se plantant leur propre lame dans l’abdomen.

Les prêtres et les chamanes

Les prêtres et autres hommes de foi qui vivent dans les temples et les sanctuaires isolés à flancs de volcans, eux, échappent à ce système, car même s’ils doivent techniquement obéir aux nobles, ceux-ci ont un grand respect envers les prêtres, leur intermédiaire entre eux et les divinités, et osent rarement leur manquer de respect ou profaner les temples et lieux saints. Les temples et les sanctuaires Yamatans, à l’écart des villes, sont accessibles en passant par un portail de bois appelé torii, censé représenter la scission entre le monde normal et le lieu réservé à la divinité du lieu. L’archipel est aussi imprégné d’une tradition chamanique profonde, le Godai, fondée sur des croyances liées aux cinq éléments et à leur équilibre. Les créatures du folklore Yamatan se manifestent lorsque un déséquilibre élémentaire se produit, et ce sont les chamanes qui cherchent à les apaiser.

Commerce et économie yamatane

Les Yamatans font régulièrement du commerce  sur la côte orientale du continent Thurien, et l’on peut voir leurs boutres amarrées depuis les ports de Vendhya ou du Kambudja jusqu’à Païkang au Khitaï. Ils ont accès à un métal très pur et à de nombreuses ressources prisées des cultures du continent, grâce aux volcans de leur île. 
Ils ont développé un processus nommé feuilletage de l’acier, qui leur permet de créer des lames très dures et tranchantes au métal d’une pureté élevée, un secret jalousement gardé par les forgerons du Yamataï et qui ne sera jamais révélé à un étranger. Ces armes sont presque mythiques, certaines rumeurs parlant de lame pouvant couper net celle d’un adversaire à certains endroit du continent, et se vendent donc à un très bon prix. Les pirates Yamatans s’investissent parfois dans le commerce d’esclaves.

L’armée du Yamataï

L’armée du Yamataï n’est pas unie, chaque clan possède sa propre armée. Les nobles et leurs bushi, les guerriers entraînés, portent des armures lamellaires, en métal s’ils sont riches, en cuir s’ils le sont un peu moins et en bois ou en bambou s’ils sont plus pauvres. Les différents pièces d’armures ne sont pas rivetées comme dans les royaumes Hyboriens mais cousues entre elles à l’aide d’une série de cordes de lin. Les plus riches sont armés des fameux katanas, lames très coûteuses. Les armées des clans partent souvent en guerre les unes contre les autres, car les relations entre les différents seigneurs sont généralement instables, les fameuses bannières rectangulaires Yamatanes flottant au vent.
Les roturiers, enrôlés dans les guerre le plus souvent de force, eux, n’ont pas d’armure, ou parfois des plastrons en fer agrémentés de ce qu’ils peuvent bricoler à l’aide de matériaux qu’ils trouvent, des armures de bambou et de bois. Ils s’arment d’outils agraires réhabilités pour le combat, comme les kamas ou kusarigama, des faux et faucilles, ou les saïs, normalement utilisés pour planter le riz.
La puissance navale du Yamataï rivalise avec celle du Khitaï, en admettant qu’elle soit unie, car les navires sont très importants pour eux. En dehors d’actes de piraterie, les batailles navales qui opposent le Yamataï et le Khitaï se font plutôt rares.

Gouvernement du Yamataï

L’archipel du Yamataï est divisé en une multitude de clans, indépendants les uns des autres, dirigés par leur propre famille noble à la tête de laquelle se trouve un seigneur. Différents noms s’apparentent à ce titre, variant d’une province à une autre. Dans les provinces centrales plus traditionnelles, ont différencie principalement les Buke ; les nobles héréditaires ayant érigé leur légende autour de la guerre et les Kuge, plus proches des rois que l’on connaît habituellement, ayant hérité de la fonction d’administration du clan, exclusivement politique, et dont la renommée vient souvent d’un rattachement héréditaire à la lignée de la Reine-Prêtresse originelle. De nombreuses familles, notamment celles qui s’émancipent un tant soit peu du pouvoir central, sont dirigées par des Kabane, à savoir des aristocrates qui se prétendent de lignée mythologique, faisant parfois remonter leur lignage à d’anciens héros, des esprits majeurs ou parfois même des divinités.
Néanmoins, Il existe un semblant de pouvoir central situé dans la capitale, Yamato, seule ville du Yamataï à posséder un rempart, au centre de laquelle se trouve le palais de la Reine-Prêtresse Himiko. Chaque seigneur est supposé lui obéir, comme un comte obéit à son roi. La réalité est pourtant plus complexe. Himiko est distante voire absente de la scène politique, ne se montrant jamais en personne et ne prenant que très rarement de décisions, laissant les seigneurs avides de pouvoir et de territoires attaquer leurs voisins et mettre le pays dans un climat d’instabilité et de tension constantes. La province de Yamato est elle-même dirigée par un Kuge, administrant civilement le domaine. En réalité, Himiko est surtout une figure spirituelle et symbolique du Yamataï, qui unit le peuple en cas de guerre contre les Khitans ou d’autres ennemis extérieurs. Himiko est dite immortelle, et vit cachée dans son palais où nul Yamatan, excepté son personnel, n’a le droit de pénétrer. Lors des rares occasions où Himiko apparaît en public, elle est cachée derrière un voile, car personne n’a le droit de poser les yeux sur elle, acte qui est considéré comme un crime puni de mort au Yamataï, qu’il soit volontaire ou non. La plupart des Yamatans sont convaincus qu’Himiko est réellement immortelle. Peu savent que lorsqu’une Reine-Prêtresse meurt, une autre est choisie pour la remplacer. Certains prétendent que l’esprit de la première Himiko qui aurait guidé le peuple du Yamataï vers l’île passe d’un corps à l’autre pour ne pas disparaîtr, lorsd’un un sombre rituel magique, d’autres que les prétendantes au trône de Reine-Prêtresse sont désignées par Yamath en personne lors de cérémonies spéciales, ou au travers des prophéties.

La croyance religieuse au Yamataï

Les croyances Yamatanes sont variées et étranges. Elles sont composées d’une part d’un héritage Khitan, mais aussi d’autres rites et traditions qui se sont développés avec l’indépendance du peuple, isolé sur son archipel. 

Yamath

Yamath est sans conteste la divinité la plus importante du Yamataï, dont l’île et le peuple tirent leur nom. il est omniprésent, car il est le dieu du feu et des volcans dont l’île est recouverte. Chaque éruption volcanique est considérée comme la colère du sombre et véhément Yamath, alors que la terre fertile qu’on trouve en abondance sur les contreforts volcaniques, l’eau minérale aux vertus thérapeutiques, les sources chaudes et les métaux et pierres précieux sont ses dons aux hommes. Les pentes boisées des volcans sont considérées comme son domaine, et il est interdit d’y pénétrer sans y avoir droit, sous peine de l’offenser. 

Ryūjin (ou Dagon)

L’étrange dieu-poisson est aussi vénéré au Yamataï par les habitants de la côte, les marins et les pêcheurs. On dit que c’est lui qui provoque les tempêtes et les typhons pour se nourrir des malheureux qu’il noie, mais il apporte le poisson et les bons vents s’il est satisfait.

Himiko

La Reine-Prêtresse Himiko est également vénérée comme une divinité, représentante de l’histoire du Yamataï, mais aussi comme incarnation de l’aube et de la croyance de résurrection typique du peuple yamatan. 

Les Yōkai et les Kamis

Le folklore Yamatan est rempli d’entités mythologiques aux pouvoirs variés issus de lointaines croyances chamaniques. Certains esprits locaux et minoritaires sont appelés Kamis, représentés sous la forme de sources, d’arbres ou de rochers aux formes atypiques d’animaux sacrés ou d’esprits. Ils sont vénérés dans des sanctuaires, différents des temples consacrés aux divinités principales, qui peuvent servir de refuge pour les voyageurs où gîte et couvert sont gracieusement offerts par les moines qui y résident. Les Yōkai sont également des entités mythologiques, mais souvent évitées et considérés comme néfastes. Yōkai peut être traduit par démon. Les Yamatans vénèrent parfois des créatures appelées Oni, des êtres de grande taille au visage rouge et aux dents proéminentes réputés comme ayant des pouvoirs occultes et pouvant cracher le feu.

Yuro-Jiin – La Tortue Cosmique

Les Yamatans croient que le monde est soutenu par la carapace d’une tortue de taille infinie, qui vogue dans le cosmos. Que cette légende soit vraie ou pas, il existe dans l’archipel des tortues de taille colossale qui ne semblent jamais cesser de grandir, ni mourir de vieillesse, et les tortues sont en général considérées comme des animaux apportant fortune et sagesse. Il est dit que l’une d’entre elles, Yuro-Jiin, est assoupie sous la surface de l’océan, et que les îles de l’archipel sont soutenues par sa carapace. Elle serait ni plus ni moins que la représentation physique de la Tortue Cosmique dont parle la mythologie et serait dotée de grands pouvoirs. Son nom est invoqué lorsqu’il s’agit de lutter contre les Yōkai les plus puissants.

Vuu-Shin

Un Yōkai des vents dont le nom est invoqué par les sorciers Yamatans. Son influence se ressent dans les nuages noirs et menaçants de l’orage, et il est accompagné par des bourrasques suffisamment puissantes pour emporter des hommes. Ces dernières s’échapperaient d’un immense havresac qu’il transporte sur son épaule et qui contiendrait le cœur des tempêtes qui frappent régulièrement les côtes de l’archipel. Il est dit qu’il est amené à se manifester physiquement, après de nombreux sacrifices de sang et d’acier et on le craint donc à raison sur les champs de batailles. Sous sa forme physique, il est représenté comme un humanoïde cornu haut comme trois hommes, et aussi large que quatre, enfoncé dans une armure grossière d’acier et de soie, perlant du sang des défunts. On dit que sa force colossale n’a d’égale que sa rage incontrôlable et que sa peau est dure comme le fer.

Hokiro

Entité Yamatane céleste, il est considéré comme un esprit bienfaisant luttant contre les incursions des Oni lorsqu’on l’invoque. Son symbole est le chrysanthème.

Caractéristiques géographiques majeures du Yamataï

Le Yamataï est un archipel de petite taille comparé à la moyenne des nations hyboriennes. Le relief des îles est accidenté à cause des nombreux volcans actifs et inactifs à sa surface et caractérisé par les rizières en terrasses que les Yamatans construisent pour cultiver le riz, leur aliment principal. Son climat est semblable à celui du Khitaï, on y trouve des forêts tempérées, ainsi qu’un marécage et des jungles vers le Nord.
Le Yamataï est également connu pour une espèce particulière de cerisiers aux fleurs rose pâle, dont la floraison fulgurante, ne durant pas plus de deux semaines, aux environs de la fin du printemps, est célébrée par la fête du Hanami. La fête d’une année fait toujours référence à celle de l’année passée, symbole du renouveau et de la résurrection, croyance typique de l’île. 
L’activité volcanique très présente sur l’île crée également beaucoup de sources d’eau volcaniques chaudes dont les propriétés sont réputées bénéfiques pour le tonus et la guérison. Des bains chauds sont construits sur certaines de ces sources, appelées onsen.

Le mont Yama

Le mont Yama est le volcan central de l’île et de loin le plus important. Où que vous soyez, il domine la topographie de l’île, apparaissant comme une montagne au sommet plat et couvert de neige à l’horizon. Il est en activité constante mais n’est plus entré en éruption depuis des décennies, se contentant de laisser flotter un nuage de fumée blanche et paresseuse.

Le marécage Okinuma

Au nord de l’île s’étend un marais appelé Okinuma, C’est une série de flaques de boues chaudes et bouillonnantes, à cause de l’activité volcanique de l’île. Il est surplombé d’immenses arbres lugubres et mousseux où se terrent toutes sorte d’abomination. C’est un lieu où il est difficile de respirer et de voir au travers des épaisses vapeurs nocives et pestilentielles que l’eau tiède et grouillante du marais relâche constamment. Les Yamatans l’évitent comme la peste, préférant prendre la mer pour accéder à la presqu’île plus au nord du marécage. On raconte que le Yōkai Otoroshi, une sorte de limace à poils longs de plusieurs mètres et à la bouche ornée de deux paires de crocs acérés, rôde dans le marécage, se faisant passer pour une motte de terre mousseuse parmi la brume pour dévorer les malheureux qui traversent ce sinistre endroit.

L’archipel de Nagao

L’archipel de Nagao est un regroupement de petites et moyennes îles au sud-ouest de l’île du Yamataï. Ses forêts tropicales denses et sombres et ses plages marécageuses abritant des créatures venimeuses en font une destination peu aimée des Yamatans. Par conséquent, l’archipel abrite essentiellement des petits villages de pêcheurs et des repères de pirates. On y vénère Ryujin plus que partout ailleurs au Yamataï.

Île Kitaebisu

La grande île Kitaebisu, au nord-ouest, est très volcanique, mais présente un climat différent du reste du Yamataï, étant essentiellement boisée par des forêts de feuillus à faible densité. L’île est régulièrement secouée par de violents tremblements de terre et sa surface est zébrée de crevasses où coule souvent de la lave. Le climat très particulier de l’île y permet l’existence de plantes, notamment médicinales, uniques, qui ne poussent nulle part ailleurs au Yamataï. Les soigneurs de Kitaebisu sont particulièrement réputés, certaines rumeurs parlent même de magie noire et de remèdes miracles. La plus grande ville de l’île, Yi, à l’abri dans une crique qui fait directement face au Khitaï, bénéficie grandement du commerce avec ce dernier. Les habitants de l’île portent une mode pratique mélangeant le style traditionnel khitan avec celui du Yamataï. Ils portent des bottes à pointes recourbées et aux semelles épaisses pour résister aux graviers chauds sur lesquels il n’est pas rare de marcher, des pantalons bouffants et des chemises de lin, par dessus lesquelles s’enfile un kimono sans manches qui s’arrête aux chevilles.

Île de Nishijima

L’île de Nishijima est située au sud du Yamataï. Un immense volcan y sied, qui fulmine en permanence et dont l’imposante taille rivalise avec celle du Mont Yama. Il ne porte pas de nom en particulier. Des rumeurs parlent d’un ordre secret d’assassins qui serait établi sur cette île.

Grandes villes du Yamataï

Yamato

Yamato est théoriquement la capitale du Yamataï. C’est une des seule ville actuellement entourée d’un rempart de grosses pierres grises soutenues par d’épais montants de bois. Le rempart n’entoure que la partie la plus riche de la ville, le reste, non protégé, étant laissé aux pauvres. Au centre de la partie riche se dresse le palais fortifié de la Reine-Prêtresse Himiko. Véritable cité interdite où nul ne peut pénétrer. C’est probablement le lieu le mieux gardé de toute l’île. Yamato est située vers le centre de l’île, nichée dans la grande baie de Kamurashi.

Sakigana

Autrefois, Sakigana était une ville côtière prospère qui se développait grâce au commerce maritime. Inexplicablement, la ville fut rasée de la carte par un cataclysme. Certains parlent d’un être géant à la tête tentaculaire qui aurait piétiné la ville, d’autres de la colère de Dagon, d’autres encore d’une boule de feu titanesque crachée depuis le Mont Yama par Yamath lui-même. Aujourd’hui, la ville est une ruine lugubre et marécageuse où quelques pirates téméraires vont parfois se cacher. Les gens qui habitent la terre ferme ne s’en approchent sous aucun prétexte, car on prétend qu’un mal étrange envahit ceux qui ont le malheur d’y rester trop longtemps. Il se dit également qu’un Yōkai appelé Ushi rôde dans les eaux grises des ruines du port, un monstre ressemblant à un crabe couvert de poils noirs et drus et à la tête de taureau, qui avalerait les marins qui s’approchent trop de la surface opaque de l’eau.

Tawarahara

Tawarahara est une des villes situées les plus au nord de l’île, au-delà du marais Okinuma. Elle se situe au pied du mont Shin, en bord de mer, chef-lieu de la province du même nom qui divise en deux la presqu’île surplombant le marais. Les gens de cette province, loin du pouvoir central, s’habillent d’une manière très proche du Khitaï, à l’exception près que l’obsidienne remplace le jade. Le seigneur local, un kabane, prétend être le descendant du héros qui a terrassé le démon du Mont Shin, l’Oni nommé Shinto, et que c’est pour cela que ce dernier est désormais éteint. Tawarahara est la rivale de l’autre province de la presqu’île, Horotari, dont le volcan, lui, est toujours actif. Les rixes entre les deux provinces, au milieu de l’île, sont très fréquentes, et le grand cours d’eau vive qui y coule est surnommé Buraddoribā, la Rivière-de-sang.

Horotari

Horotari, chef-lieu de la province du même nom, se cache au pied escarpé du fulmineux Mont Ashi, constamment couronné d’une colonne de fumée noire, il entre régulièrement en éruption, des éruptions courtes mais violentes, accompagnées de puissants tremblements de terre. Dans cette province, cachés du pouvoir central par le presque infranchissable marais Okinuma, les gens s’habillent d’une manière étrange, privilégiant les pantalons bouffants attachés au niveau du mollet et d’étranges draps pour haut. Il est courant pour les nobles et les riches, chez eux, de se décolorer les cheveux à l’aide de chaux mélangée à de l’argile, mais de se colorer les dents en noir avec de l’encre à base de suie, une mode étrange qui suscite de nombreuses rumeurs ailleurs sur l’île. Le seigneur local, un Buke, plus classique, est apparemment issu d’une lignée désignée par Yamath lui-même. On compte de nombreuses sources chaudes à Horotari et dans les environs. Horotari est la rivale de Tawarahara. Devant le port d’Horotari s’allonge une bande de terre, essentiellement des pics rocheux escarpés sortant de l’eau dont les marins évitent les abords comme la peste.

Furusaki 

Située à l’embouchure du fleuve Shima (Shima-kawa, en yamatan), la ville de Furusaki est célèbre dans toute l’île pour sa bijouterie fine et son eau d’une clarté absolue. En effet, le fleuve Shima, prenant sa source haut dans les montagnes, charrie énormément de métaux précieux que la ville récolte patiemment pour confectionner des bijoux, artisanat dans lequel elle s’est spécialisée. La ville est également connu pour ses perles très délicates d’une race d’huître appelée Akoya, qui se retrouvent dans la plupart des bijoux. 

Kayamo


Située au fond d’un baie, la ville portuaire de Kayamo est très proche du pouvoir central et plus traditionnelle. C’est un point marchand important et un grand port de pêche. De l’autre côté de la baie se situe le volcan sacré de la ville, le Mont Shima. Constamment en activité, il n’est pas rare qu’il envoie des pluies de cendres ou des rochers incandescents dont la taille peut varier entre celles d’un dé à coudre et d’un jeune veau. Vues comme le symbole de la bénédiction de Yamath à la ville, les cendres du Mont Shima sont réputées thérapeutiques et l’eau de ses sources sacrée. Les lames forgées dans le métal qu’on peut parfois trouver dans les rochers qui tombent aux alentours du volcan sont traitées avec grand respect. 

Yokofuku

Située au sud de Kayamo, Yokofuku est une ville de petite taille également proche du pouvoir de la Reine-Prêtresse. La ville est surplombée par le Mont Nagi, et non loin au sud-est s’étend un lac qui porte le même nom que la ville, sur lequel se trouve un temple dédié au Yokai local, l’esprit du lac. De rumeurs parlent d’une étrange secte aux membres arborant des masques monstrueux vénérant un Oni qui arpenterait les bas-fonds de la ville.

Okasa

Okasa est une petite ville portuaire située sur l’île d’Honshu. Elle est surtout populaire pour avoir, d’après ses habitants, le plus grand temple dédié à Ryujin, le dieu-poisson. Elle est également réputée pour sa cuisine particulière, notamment les fameux Okonomiyaki, un morceau de pâte fourrée avec des petits morceaux de légumes et de viande, grillés sur une plaque chauffante de pierre ou de métal, ou encore les Takoyaki, littéralement « pieuvre grillée », qui sont une spécialité d’Okasa se présentant sous forme de petites boules de pâte cuites contenant des morceaux de poulpe.

La Forteresse des Papillons de Fer

Au nord de l’archipel de Nagao se dresse, à flanc d’un volcan en activité au dessus des jungles denses, la sinistre forteresse des Papillons de Fer, fief de la Reine-Sorcière Nojinjo crainte dans tout le Yamatai. Farouchement indépendante, nulle délégation diplomatique, ni démonstration de force n’a pu la faire plier. La Reine-Sorcière est à la tête d’une redoutable armée composée de femmes durement entraînées au combat qui ont donné leur nom à la forteresse. De nombreux pirates vivent de fait sous son autorité. Nonjinjo est à l’origine de la plupart des raids récents contre la flotte Khitane et aurait des visées impériales. Il est dit qu’elle est née de l’union d’une démone et d’un chamane, et qu’elle dispose de pouvoirs magiques sans commune mesure avec les mystiques de l’archipel.

Histoire du Yamataï

Les Yamatans étaient autrefois des sujets du Khitaï, mais peu à peu, une prophétie grandit parmi ce peuple, parlant d’une déesse qui viendrait libérer le peuple et les emmènerait vers la Terre de l’Aube.
Finalement, une chamane connue sous le nom d’Himiko dirigea une rébellion contre les seigneurs khitans locaux. La rébellion fut défaite, mais des survivants réussirent à s’échapper, poursuivis par une armée jusque dans les sombre profondeurs du Marais des Morts.
L’armée poursuivante fut détruite et le reste des rebelles prit la mer, naviguant vers le soleil levant. Après deux jours de voyage, ils arrivèrent en vue d’un archipel volcanique et déclarent la prophétie accomplie. Ils avaient trouvé leur nouvelle demeure.
Himiko fut dès lors élevée au rang de Reine-Prêtresse, régnant sur l’archipel comme un symbole d’espoir, d’aube et de renouveau. 


Un grand merci à Nobu et Titom pour leur aide très précieuse à réaliser l’article ! <3