Corinthie

Terre de cités-états montagnardes

« Quand j’ai servi parmi les mercenaires de Corinthie, nous festoyons et buvions toute la nuit et nous bâtions toute la journée – aye, le sang ruisselait le long de nos lames. »

– Le colosse noir –

La Corinthie est l’équivalent hyborien de l’Italie, pleine de rivalités internes et d’espionnage.  C’est un ancien royaume qui a coexisté avec Acheron. Elle est très développée, avec une aristocratie établie et un puissant clergé.

Les Corinthiens ne sont plus des Hyboriens de sang pur. Des siècles de mélange avec les Zamoriens, les Stygiens et d’autres races marchandes ont foncé leur peau, même s’ils restent toujours solidement bâtis et ont les cheveux qui tendent vers le fauve.

Allégeance

La Corinthie n’est pas une société féodale, donc les allégeances n’ont pas le même poids qu’elles pourraient avoir en Aquilonie ou en Némédie. Elles tendent plutôt à être des groupes politiques, des sociétés secrètes, des amis ou des cités-états. La Corinthie est connue pour changer d’allégeance assez facilement et rapidement. Les Corinthiens ne sont pas aussi formels avec leurs allégeances que les gens des nations hyboriennes plus septentrionales.

L’habillement corinthien

Les Corinthiens s’habillent de tissus amples, surtout des tuniques, des péplums et des chitons. L’habillement des Corinthiens ressemble presque à de la draperie.

Les tuniques sont portées par les deux sexes et se portent avec une ceinture. Une tunique corinthienne est essentiellement un morceau de draperie noué sur l’épaule gauche. Par des temps plus frais, une chlamys, une cape bordée épinglée ou nouée sur l’épaule droite, peut être ajoutée.

Un peplos est une tunique tubulaire, d’une longueur de corps, portée principalement par les femmes corinthiennes. Le peplos est plié vers l’intérieur depuis le haut vers le bas, donc le haut du tube se trouve à la taille. Le pli est épinglé aux épaules et l’ensemble est rassemblé à la taille. Cela lui donne l’apparence d’être deux morceaux de tissus distincts de par l’apparence qu’il revêt.

Un chiton est porté par les femmes comme les hommes et consiste en deux morceaux de draperies qui sont ceinturés en-dessous de la poitrine, autour de la taille ou même les deux. Les plus riches incluent des capuches avec leurs chitons ornés. Pour le voyage à l’extérieur, un grand manteau est ajouté à la tenue.

Les soldats corinthiens s’habillent avec ce qu’ils peuvent s’offrir. Souvent, ils portent des chlamys et pas beaucoup plus, car le chlamys peut être utilisé comme un bouclier léger en combat. Les chevaliers portent l’armure lourde, et les piquiers des armures plus légères.

Les Corinthiens portent généralement des sandales quand il fait chaud et des bottes de cuir quand il fait plus froid. Les bijoux et le maquillage sont réservés aux femmes. La poudre de plomb est un maquillage commun, utilisé pour donner aux femmes un teint pâle semblable à l’ivoire.

Les rôles des sexes en Corinthie

Les hommes corinthiens supportent leur famille grâce à leur travail ou leur entreprise commerciale. Il est attendu des femmes qu’elles s’occupent du foyer et gèrent les esclaves. Même les familles pauvres ont des esclaves qui font la cuisine, le ménage et s’occupent des enfants.

L’habitation

Les maisons corinthiennes sont plutôt simples. Une maison est usuellement bâtie autour d’une petite cour et contient les chambres, une ou plusieurs réserves, une zone pour les invités et une cuisine. Les visiteurs hommes ne sont pas supposés être dans les pièces de la maisonnée fréquentées par les femmes ou les enfants, ils sont donc conduits dans une zone spécialement dédiée aux invités. La plupart des foyers contiennent des familles nucléaires( soit deux parents et leurs enfants) et ne comprennent que rarement des membres de la famille étendue. Les maisons sont éclairées par des lampes à huile et chauffées grâce à des brasiers au charbon. Les meubles incluent des chaises simples, des tables, des coffres et des lits faits de bois. Les meubles sont rarement ornés.

Le statut social

Le statut social en Corinthie, comme dans la plupart des nations hyboriennes, se centre sur les propriétés terriennes. Cependant, seul un homme corinthien né en Corinthie et possédant un terrain est considéré comme un citoyen. Et seuls les citoyens ont des droits et des protections légales. Essentiellement, il y a cinq classes sociales pour les hommes. Une femme appartient à la classe sociale de son mari ou de son père. Les enfants appartiennent à la classe sociale de leur père jusqu’à ce qu’ils soient indépendants.

Le haut de l’échelle sociale est composé des nobles. Les nobles corinthiens possèdent de grandes propriétés. Ils est attendu d’eux qu’ils servent dans la cavalerie des cités-états (comme les nobles aquiloniens ou némédiens sont supposés être chevaliers). Ils sont considérés comme une aristocratie guerrière car ils doivent souvent défendre leurs terres.

En-dessous des nobles se situent les fermiers, qui s’occupent des fermes en dehors des cités en elles-mêmes. Leur terrain n’est pas aussi étendu que celui des nobles et certains travaillent pour ceux-ci. Presque tous les propriétaires fonciers tombent dans cette catégorie par défaut. S’ils sont demandés pour la guerre, ils dirigent généralement les unités d’infanterie. Les marchands les plus riches appartiennent à cette classe, bien que s’ils n’ont pas de propriété en tant que telle, certains Corinthiens conservateurs les considéreront comme appartenant à la classe des artisans. Malheureusement, les marchands fortunés ont souvent plus de richesse que certains fermiers, et donc plus d’influence politique, rendant la frontière floue et frustrant les conservateurs.

En troisième position sur l’échelle sociale, l’on trouve les artisans urbains. Ils peuvent être levés pour trois ans de service militaire dans l’infanterie. La plupart des marchands corinthiens sont considérés comme appartenant à cette classe, surtout s’ils ne possèdent pas de terres.

Une autre classe sociale est celle des étrangers (incluant les individus originaires des autres cités-états). Les esclaves affranchis appartiennent aussi à cette classe. Il est attendu des esclaves qu’ils fassent du commerce et ils ne sont pas autorisés à posséder des terres.

La classe sociale la plus basse est celle des esclaves, qui n’ont aucun pouvoir au statut. Ils peuvent posséder un terrain et avoir une famille mais ne peuvent pas s’engager dans la politique. Il est illégal de battre ou de tuer un esclave dans la plupart des cités-états.

Mobilité sociale

Les Corinthiens peuvent changer de classe sociale facilement en gagnant ou perdant en richesse. Le statut social est rarement établi à la naissance. Si le fils d’un noble devient potier, il sera artisan urbain. Si un fermier achète suffisamment de terres pour se constituer une propriété digne d’un noble, il sera considéré comme noble. Malgré tout, seuls les Corinthiens natifs ont le droit à la protection légale et à faire appel au Roi. Cela inclut par exemple le fils d’un esclave kushite né sur le sol corinthien. Comme l’enfant est né en Corinthie, il est vu comme natif, peu importe son origine.

Commerce et économie

Le commerce dirige l’économie corinthienne. La Route des Rois est une grande route importante et est probablement le seul facteur unifiant de Corinthie. La dépendance au commerce indique que le minage n’est pas important en Corinthie. A moins que, et c’est l’hypothèse la plus probable, les montagnes de Corinthie ne soient pauvres en minerai ou trop dangereuses pour être explorées. Le minage existe en Corinthie mais est rarement assez rentable pour supplanter le commerce international en tant que force économique majeure.

L’esclavage est florissant en Corinthie. Même les maisonnées les plus pauvres ont généralement un esclave ou deux. En plus des esclaves que chacun peut acheter pour son service, la Corinthie dispose d’esclaves publics possédés par les cités-états. Ces esclaves vivent souvent indépendamment et sont formés à des travaux spécifiques, comme déceler les contrefaçons monétaires, servir aux temples, collecter les taxes et d’autres tâches. Les Zamoréens vendent des femmes capturées rn Brythunie et d’autres royaumes hyboriens et les Kothiens leur vendent des esclaves  du Sud.

L’armée de Corinthie

Les guerriers corinthiens sont bruyants, buvant toute la nuit et se battant toute la journée. Ils se battent avec des épées droites équipées de cannelures pour faire ruisseler le sang. La Corinthie est semblable à la plupart des nations hyboriennes, sa cavalerie jouant un rôle majeur en cas de conflit. Les batailles s’y déroulent d’une manière similaire. Les armées convergent et échangent des volées de flèches, ensuite, les piquiers se chargent mutuellement pour tenter de briser le rang adverse afin de permettre aux chevaliers de passer au travers du front et défaire le moral ennemi. Cette méthode de combat place la Corinthie dans la même lignée que les autres nations hyboriennes, exceptée l’Aquilonie. En effet, elle dispose d’une armée composée de beaucoup d’archers et de chevaliers montés, mais de peu d’infanterie entraînée. L’infanterie est perçue comme de la chair à canon et n’est pas considérée comme une profession honorable. La populace recrutée à la va vite en temps de guerre est composée de soldats à pieds, très peu entraînés et se trouvant vites brisés et démoralisés. De ce fait, les cités-états corinthiennes engagent des mercenaires pour servir en tant que soldats d’infanterie bien mieux entraînés.

L’infanterie corinthienne est composée de roturiers levés pour trois ans de service militaire. Ils utilisent des lances légères. Ils sont armés d’épées, de hauberts de maille, de plastrons et de casques d’acier. Ils sont aussi équipés de grands boucliers. Ceux qui ne reviennent pas à leur vie normale après leurs trois ans de service rejoignent les rangs des hoplites, l’infanterie d’élite des cités-états corinthiennes.

La cavalerie corinthienne est composée de soldats professionnels combattants sous des drapeaux vert et or et d’autres objets à caractère héraldique. Ce sont des guerriers durs à cuire qui n’ont pas de temps à perdre en bêtise et en lâcheté. Ils combattent sur des montures lourdement blindées, forçant leur passage dans les lignes ennemies. Ils utilisent des lances légères, des hauberts de maille lourds, des plastrons et des épées droites également.

La religion en Corinthie

Les Corinthiens vénèrent Mitra, le dieu universel des Hyboriens. Les Corinthiens, proches de Zamora et de Koth, sont un peu plus tolérant envers les autres cultes que les Aquiloniens, mais les Mitrans eux-mêmes restent zélés dans leur dévotion à Mitra. Il est vu comme le seul vrai dieu, un dieu de lumière commandant son armée céleste et le panthéon des Saints. Mitra condamne les âmes à l’Enfer ou les élève au Paradis. La piété intolérante exemplifie cette religion de prétendue bonté. Les Mitrans préfèrent une architecture simple et imposante, préférant la grandeur de Mitra au symbolisme écrasant des temples dédiés aux autres dieux. C’est un point qui rend fiers les Mitrans, de savoir que leurs temples et leur dieu sont différents, et à leurs yeux, supérieurs aux autres. Les Mitrans ne vénèrent pas de statues et n’effectuent pas de sacrifices humain ou animal à Mitra.

Anu et autres divinités

Anu est un autre dieu vénéré en Corinthie. Anu est un dieu Shémite, un dieu du ciel symbolisé comme un taureau qui contrôle la météo. Il est le dieu créateur également, ayant fondé le monde et l’humanité de ses propres pensées. Il est vénéré avec de curieux rites devant des idoles de bronze obscènes qui impliquent généralement le sacrifice de taureaux ou d’autre bétail. Il est une déité crainte et il est déconseillé de l’appeler pour des broutilles. Il n’aime pas être dérangé pour des problèmes de tous les jours et son attention est souvent courroucée. La vénération d’Anu est supposée l’apaiser, ce qui n’est donc pas envisageable si on y fait appel pour lui demander son aide.

La présent d’Anu en Corinthie indique que d’autres dieux shémites ou kothiens peuvent également y être vénérés. Les dieux zamoréens sont également susceptibles d’être vénérés dans les zones proches de la frontière zamorienne.

Le Gouvernement Corinthien

La Corinthie est dirigée par un roi qui commande les légions impériales, pourtant les partis politiques opposés grouillent dans la ville. Les Corinthiens sont dirigés par des organes politiques et un roi règne sur ce conseil sénatorial.

Le sénat corinthien, composé de délégués de chaque cité-état, ne décide pas des lois. C’est le pouvoir du roi. Le sénat, cependant, contrôle une grande partie des affaires étrangères et des arènes de politique interne. Il avise également le roi, ce qui est sa fonction primaire.

Comme dans bien des royaumes, le meurtre est illégal en Corinthie à moins d’être ordonné par le roi ou en cas de légitime défense de soi ou de sa propriété. L’esclavage est parfaitement légal.

Traits géographiques majeurs de Corinthie

La Corinthie est un triangle de terres au sud de la Brythunie, l’ouest de Zamora, l’est d’Ophir et le nord de Koth. Son paysage est en grande partie dominé par les montagnes Karpash qui courent le long de ses frontières sud-est, sud et sud-ouest. Une portion du point le plus au sud de la Corinthie est un désert ou se trouvent les cités-états de Kamalla et de Zahmahn.  Les zones les plus au nord de la Corinthie sont des plaines agraires et des collines rondes. C’est dans cette zone que passe la Route des Rois et que la plupart des grandes villes et bourgades se trouvent. L’ouest est dominé par des forêts qui poussent sur des crêtes montagneuses avant de rejoindre les Monts Karpash, qui séparent la Corinthie d’Ophir.

La forêt de Bloddolk

La forêt de Bloddolk est une forêt à la réputation hantée, se trouvant au nord-ouest de Mornstadinos. La forêt est la demeure d’arbres carnivores, d’étranges plantes et d’autochtones qui dansent tout juste hors de vue. La plupart des habitants ne sont pas dangereux, simplement curieux. Malgré tout, il vaut mieux ne pas les provoquer. Bloddolk est un bois dense et le traverser est difficile. Une large et profonde rivière avec seulement deux ou trois passages à gué coule dans cette région.

Les plaines de Dodligia

Les plaines de Dodligia, au nord de la forêt de Bloddolk, sont énormes, plates et vide, exception faite d’une occasionnelle butte ou de quelques crêtes rocheuses. Un étrange pic rocheux se dresse seul au milieu de la plaine, une montagne sans contreforts. La montagne, appelée Château Slott, est percée de galeries, de tunnels et de salles souterraines, même s’ils sont en grande partie éboulés.

La rivière Corinthe

Cette rivière traverse la partie est de la Corinthie. C’est une large rivière au cours tranquille dont la source se trouve dans les Monts Karpash.

La rivière Olympos

La rivière Olympos irrigue au moins trois cités-états dans l’ouest de la Corinthie.

La Mer du Gris Désespoir

Cette « mer » était autrefois une ville grandiose dans les temps où Acheron, Zamora et la Stygie étaient au pouvoir et que la Corinthie était une terre de commerce fertile entre les trois puissances. Une cité splendide s’y dressait, jusqu’à ce que les barbares des plaines, possiblement une autre vague d’Hyboriens, ne la rasent et ne ruinent les terres alentour avec du sel. Finalement, une terrible malédiction fut posée sur l’endroit. À travers les siècles, les terres ont un peu repris de vie, d’une manière ou d’une autre, même si c’est toujours une terre désolée. La mer du Gris Désespoir se trouve dans les régions centrales de Corinthie et les hommes l’évitent. DIls se dit que des loups garous en hantent les plaines.

Les Monts Karpash

Les Monts Karpash sont une chaîne montagneuse qui s’étend de Zamora à Ophir. Du côté corinthien, l’approche des Monts Karpash est une des nombreuses pentes forestière qui devient peu à peu la rocailleuse chaîne des Karpash. Plusieurs cols permettant le passage entre la Corinthie et Zamora sont nommées dans les textes apocryphes, comme le Col de Donar, le Col de Haraan ou le Col hanté.

Le Col Hanté

Haut dans les Monts Karpash, sur la fourche nord de la Route Corinthienne, le Col Hanté entre la Corinthie et Zamora est notable en raison des sons étranges qu’y produit le vent. Un lac hanté, Spokesjo, se trouve en haut du col, où vivent des ondines.

Le Mont Turio

Cette montagne à la tête gelée était autrefois le plus haut pic de la chaîne des Karpash entre Zamora et la Corinthie. Cependant, il s’agissait d’un volcan qui entra en éruption et explosa il y a 10 000 ans de cela, soufflant la moitié de la montagne en cendres volcaniques. Le temps a guéri les blessures et un profond lac rempli d’algues, les sargasses, remplissait le cratère. Une récente nouvelle éruption a eu raison du lac.

Le Col Occidental

Avec la réputation d’être étrange, ce col peu utilisé passe à travers les Monts Karpash, reliant la Corinthie et Ophir. Un donjon carré et brut en pierre, gardé par les Corinthiens, surplombe le col. Une ruine ancienne et fantomatique, un temple dévolu au démon Kthantos, hante ce site solitaire.

Villes corinthiennes importantes

La plupart des grandes villes sont construites le long de la Route des Rois où l’économie est la plus prospère. Près de cent bourgades, dix-sept cités et une métropole s’étalent le long de cette route, accumulant plus de 734 000 habitants sur les 7 millions que compte la Corinthie. Plus loin de la Route des Rois, le long de ses tributaires ou de rivières, les villes deviennent de plus en plus petites, donnant la voie à plus de 10 000 petits villages, hameaux et fermes isolées. Plus de 250 châteaux ont été bâtis et sont toujours debout, certains datant de l’ère achéronienne. Plus de 35% de ces forts sont maintenant abandonnés, perdus à cause de changements dans les mouvements commerciaux, de conquêtes, de monstres ou même de magie.

Les cité de Corinthie utilisent le sol fertile qui les entourent à grands avantages. La plupart des terres sont utilisées pour les cultures ou les troupeaux, et non pour les villas ou les propriétés  des nobles. La plupart des villes corinthiennes sont tentaculaires, avec peu ou pas de planification, mais des constructions plantées au hasard quand plus d’espace est requis. Les sections plus pauvres des villes n’ont pas de route pavée et sont souvent sales. Les bâtiments corinthiens sont construits avec des corniches qui courent tout le long des bâtiments. Les districts plus riches sont équipés d’égouts qui passent sous les maisons. La majorité des cités-états corinthiennes sont construites sur ou à côté d’un cours d’eau.

Robert E. Howard ne mentionne de capitale corinthienne dans aucune de ses histoires. A moins de citer celle qui n’est pas nommée dans « Le rendez-vous des bandits », Howard ne décrit même aucune cité corinthienne. Toutes les villes listées ci-dessous viennent de sources alternatives.

Anuphar

Se trouvant sur un emplacement stratégique sur la Route des Rois, Anuphar est une cité-état prospère de Corinthie. Elle compte plus 10 000 habitants

Athros

C’est une cité-état extrêmement puissance qui rêvait d’un empire sous le règne du Roi Zhenkri, appelé le Lion de Corinthie. Toujours puissante et militante, cette ville contrôle une grande section de prairies en Corinthie centrale. Elle se trouve au Sud-Est de Polopponi et plusieurs lieues à l’est de la Mer du Gris Désespoir. Elle compte environ 12 400 habitants.

Arthun

Athun est une cité-état corinthienne. Elle est la rivale de Sarta.

Atilleos

Cette cité-état de la frontière est la rivale de Menalos. Elle n’est pas très loin des ruines de Lanjau. Elle compte 5500 habitants.

Ezar Bar Q’um

Ezar Bar Q’um vise la suprématie sur sa voisine Khumar Rhun. Elle se trouve dans une région montagneuse.

Kamalla

Kamalla est une petite cité-état dans le désert du sud de la Corinthie. C’est une cité entourée d’un mur d’enceinte qui fut déjà visitée par des sorciers-limaces venus d’une autre dimension. 7800 habitants résident là-bas.

Karphur

Karphur est située sur la frontière qui sépare la Corinthie d’Ophir. Bien que la moitié de la ville se trouve dans chacune des deux nations, cette cité marchande prône son indépendance. Les hommes comme les femmes font partie de la garde de Karphur. La cité-état contrôle également une mine d’argent du côté corinthien et divise équitablement l’argent miné entre les deux nations et la cité-état. Les habitants de Karphur sont un mélange entre les Corinthiens et les Ophiréens, ce qui leur donne une apparence saisissante. La ville dépeint des influences ophiréennes comme corinthiennes dans son architecture. Le bâtiment le plus haut de la ville est une tour à deux sommets.

Khumar Rhun

Khumar Rhun, située haut dans les montagnes, combat principalement sa rivale, la cité-état Ezar Bar Q’um. La cité spirale, accessible via un pont de pierre en forme d’arche, qui enjambe un profond gouffre dans la montagne, se vante d’avoir un labyrinthe. Ishtar y est la déesse dominante.

Lanjau

Lanjau est une ancienne cité corinthienne qui est maintenant en ruines. Elle était gardée par un dragon-lézard géant, avant d’être détruite dans un grand déluge de tremblement de terre et de gerbes de flammes. Des rumeurs parlent d’un amas de trésors gardés par des momies. La cité se trouve dans les environs d’Atilleos mais n’apparaît sur aucune carte.

Lonika

C’est une cité état des prairies fertiles de la Corinthie centrale. Elle se trouve au sud-ouest de Polopponi mais a été rasée par le Roi Zhenkri d’Athros. La seule survivante connue est la princesse Kassa, qui vivait là en tant qu’otage de bonne foi. Elle est depuis retournée auprès de son père, le roi de Polopponi.

Menalos

Menalos est une autre cité-état corinthienne et une rivale de la frontalière Atilleos. La plupart des soldats de Menalos sont morts de la peste mauve de Lanjau. Ses guerriers refusent depuis d’entrer dans les ruines maudites. Elle a une petite population d’environ 5400 habitants.

Mornstadinos

Mornstadinos est une cité-état se trouvant dans la Corinthie de l’est. Ses rues étroites pavées de pierres forment un marasme confus de petites allées, de culs-de-sac et de passage cachés. Les étables sont construites à côté des temples près des marchés à ciel ouvert. Une des tavernes de la ville, la taverne du Lait de loup est célèbre pour avoir été détruite pas une tornade. Elle a depuis été reconstruite. Une autre taverne bien connue est celle du Chat Fumant. Les gardes de la cité sont corrompus et faciles à acheter avec un pot-de-vin. Les marchands sont toujours prêts à marchander. Les habitants de la ville appellent Mornstadinos le Joyau de Corinthie. C’est une cité murée composée de bâtiments bas. Les bâtiments, même ceux des nobles, sont fait de pisé et de pierre. Elle comptabilise 11 000 habitants.

Naplonia

Naplonia est une cité de l’ouest de la Corinthie. La propriété du baron Strakkus, un ancien homme d’état corinthien, se trouve là-bas. Le baron Strakkus est prétendument un sorcier qui garde une porte vers une autre dimension, celle d’où il viendrait. La ville compte environ 4 000 résidents.

Nywenth La

Cette cité-état corinthienne se trouve dans la portion sud de la Corinthie et est une communauté d’éleveurs de moutons. Il y a un grand lac non loin de la cité, cerné de montagnes. Le roi de Nywenth La a un jour promis de marier sa fille Gywnella au roi Berthalia de Brythunie pour former une alliance commerciale. Visiblement, comme Nywenth La n’est pas sur la Route des Rois, il avait besoin d’alliances commerciales pour accroître son économie d’éleveurs de moutons. Gywnella a finit pas fuir avec son amant corinthien. Nywenth La compte 3500 résidents.

Polopponi

Polopponi est une merveilleuse cité-état dans les prairies de la Corinthie centrale. Elle a été érigée sur un bras de la Route des Rois, imposante et majestueuse sur la plaine verdoyante. Cette cité-état échangeait des enfants royaux comme otages avec la cité-état de Lonika dans le passé. Les murs de cette cité étincelante sont décorés de dessins fantastiques. Elle est dirigée par le roi Kerbogha et sa fille aveugle, Kassa. La cité est prospère car le roi a scellé un pacte avec un démon, un pacte qui lui a finalement coûté son fils. Polopponi compte 40 800 habitants.

Sonos

Sonos est constituée de plusieurs bâtiments de bois et de pierre et ses rues sont faites de terre battue couverte de paille. La paille est remplacée tous les quelques jours. Les maisons sont rondes au toit de chaume, sauf celle du forgeron et la maison de réunion qui ont des toits haut en bardeaux.  La maison de réunion est faite de pierre et de mortier et a de fines fenêtres, c’est l’endroit de refuge en cas d’attaque. Les soldats de Sonos portent des plastrons et des lances.

Tebes

Cette cité entourée d’un mur d’enceinte a des toits arqués de cuivre verdâtre. Des statues dominent la plupart des bâtiments publics. Chaque colline et chaque pente est accentuée grâce à l’architecture. Les rues sont dessinées le long des lignes du paysage, et donnent l’impression d’être hasardeuses et labyrinthiques. Un quartier de la ville à mauvaise réputation est la Décharge. On peut y rendre invisible ou faire disparaître les gens comme les objets. La Décharge est similaire aux quartiers des voleurs que l’on trouve dans de nombreuses villes zamoréennes. L’endroit a au moins deux gardes et de nombreux corps y traînent. La plupart des gens de Tebes n’en parlent pas. Tebes a aussi un impressionnant réseau d’égouts et d’anciennes catacombes. La cité se dresse sur une branche de la rivière Olympos.

Vesci

Vesci est une ville de l’ouest de la Corinthie. En général, elle ne figure pas sur les cartes. Son économie est en faillite, un village oublié qui est devenu décadent et mauvais. Le crime et le péché y abondent. Les pires des criminels peuvent être trouvés dans une taverne appelée le Nid des rats. Une sorcière obsédée par les yeux habitait autrefois dans les environs de la ville, mais elle fut pendue haut et court suite à un malentendu avec le capitaine de la garde. Malgré la pauvreté, Vesci a toujours assez de terres pour fournir du servage à ses barons.

Zahmahn

Zahmahn se trouve en Corinthie, sur le principal col entre Koth et la Corinthie. La cité-état est dirigée par la reine Yaila, une ancienne esclave. Son mari est le seigneur Godrik. La cité a été fondée par un exilé kothien du nom de Zahmahn. Après sa mort, seules des reines ont dirigé la ville. La cité est parsemée de hautes tours et de minarets. Elle compte 13 000 habitants.

Histoire corinthienne

La Corinthie était déjà un royaume, même à l’époque d’Acheron, même s’il était distinct de ce vil royaume de tours mauves et d’infâme nécromancie. Orastes de Némédie raconte à Xaltotun que la Corinthie a regagné son indépendance après la chute d’Acheron. Cela implique que la Corinthie a été un jour un royaume indépendant qui est tombé sous la tutelle achéronienne.

« Les plus vieux royaumes d’Ophir, de Corinthie et de Koth occidental, assujettis par les rois d’Acheron, regagnèrent leur indépendance avec la chute de l’empire »

– L’heure du dragon.

Zamora et Acheron ont existé au même moment et commerçaient. Ce commerce les amena dans les régions montagneuses où fût fondée la Corinthie, probablement par des Zamoréens et des Achéroniens intéressés de protéger les routes marchandes des raids de barbares, où des pillards stygiens venants du sud, qui partageaient des frontières concomitantes avec Acheron. Quand les Hyboriens ont attaqué depuis le Nord, repoussés par des vagues successives de barbares nordiques, Ils ne pouvaient pas envahir les plus fort royaumes de Zamora ou d’Acheron, donc ils se sont installés dans les zones sauvages entre les deux nations et à leur sud.

Les premiers Hyboriens n’ont jamais dépassé l’étape de cité-état car ils étaient constamment supplantés par de nouvelles vagues d’Hyboriens venus du Nord, détruisant ce qui avait été construit seulement pour construire à nouveau. La dernière vague d’Hyboriens à pénétrer dans la région était une vague d’Hyboriens qui s’appelaient eux-mêmes les Corinthis, probablement dirigés par un roi nommé Corinth. Au nord se trouvaient les Némédis et au nord des Némédis étaient les Aquilonis. Les Corinthis, qui ont soumis les tribus hyboriennes arrivées avant eux et se mélangèrent aux Zamoréens, ont aidé à combattre les Stygiens et ont fini par les repousser au-delà des plaines et des montagnes de Corinthie. Pendant un court moment, la Corinthie fut un état indépendant, qui est vite tombé sous la tutelle d’Acheron.

Des forteresses ont été construites le long des routes entre Zamora et Acheron et sont devenues les cités-états de Corinthie. Finalement, au travers d’un contact prolongé avec Acheron, la Stygie et Zamora, les Hyboriens sont devenus plus forts, volant leur technologie mais évitant leur décadence. Finalement, les Hyboriens se sont levés contre Acheron et l’ont écrasé. Le fait que Zamora soit toujours là indique qu’elle était plus puissante qu’Acheron et la Stygie où qu’elle a prêté main forte aux Hyboris.

Tout n’était toutefois pas reluisant pour la Corinthie. Ses cités-états dépendaient de l’économie des routes marchandes. Quand Acheron est tombée, ces routes ont été délaissées. Que valait l’indépendance d’un peuple s’il était condamné à la famine ? Soucieuse de sa propre économie et de ses problèmes internes, la Corinthie n’a pas gagné grand chose quand les Hyboriens ont divisé les restes d’Acheron. Ils savaient que le marchandage devait aller bon train, donc ils construisirent la Route des Rois, la connectant aux routes préexistantes. Les cités-états, qui collectaient déjà des taxes sur les échanges entre Zamora et Acheron, acceptèrent de réduire, voire faire disparaître ces barrières pour encourager les marchands qui allaient du sud et de l’est vers les royaumes grandissants d’Aquilonie, d’Argos et de Némédie à emprunter la route qui traverse la Corinthie.

Lorsque le commerce fut réétabli, la Corinthie s’installa dans son nouveau rôle et, à ce jour, entretient toujours la Route des Rois. Elle reste dépendante de l’état du commerce dans le monde hyborien pour maintenir son économie à flots.

Les créatures corinthiennes

La Corinthie semble être hantée par de nombreux monstres garous. Des mammouths parcourent les collines et les vallées de Corinthie. Les panthères des collines, les condors et les arbres carnivores sont aussi relativement communs. Certains lacs sont hantés par des esprits de l’eau appelés ondines.


Source : JdR Conan Return to the Road of Kings